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Bioéthique : l’Église va réaffirmer « les nuances et l’intelligence de ses positions »

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« Parfois dans un débat il est important de synthétiser la parole pour mieux en comprendre les nuances, l’intelligence et la profondeur », assure à Aleteia le père Thierry Magnin, nouveau secrétaire de la Conférence des évêques de France (CEF). Lundi 16 septembre, l’Église catholique prendra le temps de le faire lors d’une soirée au collège des Bernardins.

L’Église à l’heure de la bioéthique. Alors que le projet de loi bioéthique s’apprête à être débattu à l’Assemblée nationale le 24 septembre prochain, l’Église catholique a choisi de « donner de manière claire et précise ses positions sur les grandes questions de bioéthique » ce lundi 16 septembre au collège des Bernardins, explique à Aleteia le père Thierry Magnin, docteur en sciences physiques, en théologie et nouveau secrétaire général de la Conférence des évêques de France (CEF). « Cela fait de nombreux mois que l’Église se mobilise à travers des débats, les États généraux de la bioéthique, des auditions, des publications, des rencontres… Il nous a semblé bon, maintenant que le projet a été examiné en commission et va être débattu, de pouvoir au cours d’une soirée donner de manière claire et précise nos positions sur ces grandes questions ».

« Je suis inquiet par la manière qu’a ce projet de loi de considérer la vie, le vivant », confie-t-il. « On voit que les sciences et les technologies peuvent être de magnifiques outils pour le bien, pour le développement de l’humain. Mais on voit bien qu’il y a aussi une machinisation du corps humain qui peut nous conduire à le regarder en pièces détachées que l’on change, améliore et perfectionne », souligne le père Magnin. « On voit bien que l’ensemble que nous constituons, “corps, âme, esprit”, est beaucoup plus subtiles que cela. Toucher au biologique, c’est toucher au psychique et l’inverse est vrai ».

« L’éthique de la personne vulnérable est un fondement de notre vision chrétienne. »

« Dans ce projet de loi ce n’est pas neutre d’ouvrir les technologies de la procréation médicalement assistée (PMA), de travailler sur l’embryon humain… L’éthique de la personne vulnérable est un fondement de notre vision chrétienne et je me pose la question : jusqu’où ces fondements sont-ils perturbés voire bafoués si ce projet de loi est voté ? », s’interroge le secrétaire général. Rappelant que c’est au collège des Bernardins qu’Emmanuel Macron a appelé les chrétiens à s’engager, le père Magnin assure qu’effectivement les catholiques existent pleinement dans les débats de société… y compris ceux sur la bioéthique.