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Le Christ sent-il bon ?

parfum
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La Bible est un livre parfumé. Il y est question d’huiles odorantes, d’encens, d’aromates. Omniprésentes dans la Bible, ces fragrances accompagnent l’histoire de l’alliance entre Dieu et les hommes. Elles nous conduisent au Christ, véritable parfum du monde dont chacun est invité à exhaler la « bonne odeur »… Dieu est-il parfumé ?

Les senteurs et les parfums traversent les écrits bibliques. Dès les premières pages, Dieu insuffle dans les narines d’Adam un souffle de vie. C’est comme si le souffle de Dieu était la première odeur que l’homme respirait. Et comme Dieu crée par sa parole, celle-ci peut être comparée à un parfum. Quand on part à la recherche des parfums dans la Bible, on y découvre alors des parfums volatiles, des essences ou des encens, ou encore des parfums fixés dans la matière, dans l’huile, ceux qui sont destinés aux onctions et aux soins du corps. On y apprend que certains aromates se mêlent aux autres pour donner le meilleur d’eux-mêmes. On s’émerveille de ce que la terre offre ainsi ses biens : le parfum des fleurs et celui des fruits, la sève des arbres et les divers aromates, mais aussi les olives d’où sera pressée l’huile.

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« La Bible ne craint pas non plus de parler de ce qui est rebutant : l’odeur de la pourriture et de la putréfaction, parce que la vie des hommes est marquée par la souffrance, la peur et la violence », comme l’analyse la sœur dominicaine Anne Lécu, dans Tu m’as consacré d’un parfum de joie une véritable chronique du parfum dans la Bible.

Le parfum d’un être est toujours unique. C’est l’alliance entre une essence et une peau. Le parfum forme comme une aura autour de la personne. Il annonce la présence de quelqu’un, avant même qu’il soit au cœur de la pièce, un peu comme lorsqu’un parfum se diffuse dès son flacon ouvert. Son empreinte demeure alors que la personne est partie. L’être parfumé par excellence, poursuit Anne Lécu, c’est le Christ. « Dès qu’on s’intéresse de près à la vie du Christ, on voit qu’elle est encadrée par des parfums. » À sa naissance, il y a la myrrhe offerte par l’un des rois mages. Et après sa mort, les aromates que les femmes amènent au tombeau.

La bonne odeur du Christ

« Nous sommes pour Dieu la bonne odeur du Christ » (2 Co 2, 15). Comment comprendre cette parole étonnante de saint Paul ? Pour Anne Lécu, le Christ est le parfum du monde et son disciple est invité à transmettre sa bonne odeur. Cette bonne odeur qui se transmet comme la joie, comme une joie amoureuse. Comme ce geste de la femme qui vient laver de ses larmes les pieds de Jésus et les oindre de parfum, décrite au chapitre 7 de l’Évangile selon Luc.

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Le parfum donne un surcroît de beauté au beau, comme la musique peut sublimer le sens du poème. Ces aromates, huiles et parfums, tissent une toile dont Il est le centre, Lui qui diffuse jusqu’à nous ce que la tradition appelle la bonne odeur des saints. Elle n’est autre que la bonne odeur du Christ (2 Co 2, 14‑16).

Le mystère pascal dans un écrin de parfum

La bonne odeur du Christ ne va pourtant pas de soi. Les Évangiles rapportent qu’à sa naissance, sa mère l’emmaillote et le couche dans une « mangeoire » (Luc 2, 7). Jésus est né dans une arrière-cour de ferme, avec les odeurs de l’étable qui ne sont pas ce que l’on peut rêver de mieux comme fragrances. « L’odeur de l’étable ou l’odeur de la croix, c’est aussi le signe que le Christ s’est enfoncé dans toutes les profondeurs de la vie des hommes, y compris dans ses obscurités », souligne Anne Lécu. Si les aromates encadrent la vie du Christ dès sa naissance, c’est encore plus frappant dans le mystère pascal qui est comme incrusté dans une atmosphère odorante chez Luc. « Ce sont les aromates qui font le lien entre le Vendredi saint et le matin de la résurrection. Le grand silence du Samedi saint est comme un écrin qui porte ce parfum. Les femmes sont là, effondrées de chagrin, et leur maison embaume de ces parfums qu’elles ont préparés pour leur Seigneur. Elles ne savent pas encore que cette bonne odeur anticipe la résurrection de leur maître et sa victoire sur toute forme de mort.

La Bible mentionne une douzaine de plantes aromatiques. Découvrez ces parfums qui symbolisent les vertus de Jésus, aussi bien dans son humanité que dans sa divinité :

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