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Les confidences de Mgr Philippe Marsset, nouvel évêque auxiliaire de Paris

Mgr Philippe Marsset

© BOSCHAT Yannick

Mgr Philippe Marsset.

Caroline Becker - Publié le 05/09/19

Mgr Philippe Marsset doit être ordonné à l’église Saint-Sulpice ce vendredi 6 septembre. Actuellement vicaire général du diocèse de Paris depuis 2018, il confie à Aleteia son état d’esprit face à cette nouvelle mission qui lui est confiée.

Ordonné prêtre en 1988 pour le diocèse de Paris après une formation au séminaire Saint-Sulpice du diocèse de Nanterre, Mgr Philippe Marsset a occupé de nombreuses fonctions. Il a été notamment aumônier des scouts de France et aumônier national de l’association Amour et Famille (CLER). Curé de Notre-Dame de Clignancourt et doyen de Clignancourt-La Chapelle depuis 2011, il était aussi, depuis 2018, vicaire général du diocèse de Paris. Ce 6 septembre, il deviendra le troisième évêque auxiliaire de Paris aux côtés de Mgr Denis Jachiet et de Mgr Thibaut Verny, nommés en 2016.


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Aleteia : Comment avez-vous accueilli cette nomination en tant qu’évêque auxiliaire du diocèse de Paris ? 
Mgr Philippe Marsset : Je dois admettre que ne m’y attendais pas du tout. Neuf mois avant cet appel de la nonciature, j’étais prêtre dans le diocèse de Paris et curé d’une paroisse dans laquelle je suis très heureux. À la demande de mon évêque, j’ai accepté ensuite d’être vicaire général du diocèse de Paris. Je pensais humblement que ma mission avec le diocèse n’irait pas plus loin. J’ai pris cet appel comme une continuité. J’ai dit « oui » à Jésus il y a trente et un ans. J’ai donc choisi de continuer à le suivre sur ce chemin, même s’il n’est pas toujours facile à emprunter. J’ai repensé aux paroles que Jésus a adressé à saint Pierre : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » (Jn 21, 17-18)

Comment appréhendez-vous cette nouvelle mission ? 
Je suis partagé entre la confiance et l’appréhension. La mission d’évêque auxiliaire nous confie davantage de responsabilités mais nous ne sommes pas seuls. Nous sommes trois évêques auxiliaires en plus de l’archevêque. J’espère être à la hauteur de toute la dimension humaine qu’implique une telle mission mais de savoir aussi plonger avec assurance dans des réalités qui ne sont pas toujours belles dans l’Église et que l’on ne peut ignorer. Mais j’ai confiance, car le sens de ma réponse, mon « oui », est plus important que mes craintes personnelles.


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Je me suis d’ailleurs longuement préparé pour cette mission. J’ai effectué un retraite où j’ai eu l’occasion de relire des textes sur la mission des disciples et la miséricorde de Dieu. J’ai compris le sens de ma mission et ce que l’on attendait de moi. Aujourd’hui, j’ai décidé de m’engager sur ce chemin en mettant toute ma confiance en Jésus, en son Église mais aussi dans le Pape et mon évêque.

Quelle devise épiscopale avez-vous choisie ? 
« C’est le Seigneur ! » Je l’ai choisie le jour même où j’ai été appelé par le Pape parce que c’est le texte de l’Évangile qui m’est apparu quand je me suis mis à genoux devant le Saint-Sacrement. C’est le cri de saint Jean quand Jésus apparaît sur le rivage de Galilée et que Pierre ne reconnaît pas le Christ. Et dès qu’il entend Jean dire, « c’est le Seigneur », il y va. Alors moi aussi, comme saint Pierre, j’y vais parce que le Christ m’appelle.

Les ordinations du diocèse de Paris se déroulent généralement à Notre-Dame. Avez-vous une petite pointe de déception à l’idée que la vôtre ne se déroule pas au cœur même de la cathédrale ?
Je suis davantage déçu pour la liturgie que pour moi-même. J’ai été éduqué à l’école de Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux donc j’ai une petite fierté à l’idée d’être ordonné dans le lieu de ma formation. Mais j’ai été ordonné prêtre à Notre-Dame de Paris donc, d’un point de vue symbolique, j’ai évidemment une petite torsion dans le cœur, mais cela reste secondaire. Et puis, Saint-Sulpice est plus grande que Notre-Dame. Elle pourra donc accueillir davantage de fidèles pour l’ordination !

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ordinationsParis
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