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Comment faire pour résister à l’achat d’une trousse Reine des neiges ?

ZAKUPY Z DZIECKIEM
Shutterstock
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Par un timide souhait ou une revendication retentissante, quel enfant n’a pas tenté sa chance pour avoir une trousse Reine des neiges ou un cartable Spiderman ? Si les parents n’adhèrent ni à l’esthétisme discutable, ni au prix faramineux de ce genre d’accessoires, à eux d’aider leurs enfants à se libérer du culte de l’apparence et de s’affranchir du regard des autres. Pistes pour y parvenir.

Quel parent, pendant ces courses folles que sont celles des fournitures scolaires, n’a pas été le témoin de l’incroyable puissance du marketing ? Instinctivement, les enfants sont attirés par « ce que tout le monde a », quand bien même ils n’ont jamais vu le film ou le dessin animé en question. Pression des marques, pression sociale et dépression parentale ! Valérie Halfon, dans son ouvrage Tout le monde en a un, sauf moi ! (Albin Michel) donne de bonnes pistes pour se libérer un peu de ce carcan social.

Se libérer de sa propre crainte

Premier élément qui peut faire flancher un parent : ne pas faire subir à son enfant ce qu’il a subi plus jeune en étant totalement out avec un cartable Poivre Blanc alors qu’on en était déjà au sac à dos Quicksilver. Si certains ont souffert de la différence, il arrive qu’ils craignent que leur enfant soit à son tour marginalisé à cause de son look. « Mais cette peur est d’abord en nous, parents », constate Valérie Halfon. « Si nos enfants sentent que nous craignons qu’ils ne se marginalisent, ils craindront aussi d’être différents. La différence est une force, pas une faiblesse. Bien sûr, on peut accepter de jouer le jeu, selon ses moyens. Il est important pour eux de sentir qu’on comprend leur besoin de se conformer au groupe. Mais on ne devrait pas culpabiliser si l’on ne peut pas leur offrir tous les vêtements et les accessoires dont ils rêvent ».

Revenir ensemble sur l’essentiel

L’industrie, le marketing, la publicité encouragent les enfants et les adolescents à considérer leur apparence comme une valeur essentielle. Les réseaux sociaux, grands vecteurs d’images et de photos, y contribuent grandement. Pourtant, l’apparence est loin d’être l’essentiel. Valérie Halfon invite, dès la petite enfance, à prendre les devants et « commencer à leur inculquer un message différent : vous êtes vos dons, vos compétences, votre gentillesse, votre curiosité ; et votre valeur n’a pas grand-chose à voir avec ce que vous portez ».

Inviter ses enfants à revenir sur l’essentiel, c’est réfléchir avec eux à ce qui est important dans la vie et quel est leur objectif. Est-ce d’être la plus belle ou le plus branché, ou de devenir des saints ? Auquel cas, cette trousse Reine des neiges va-t-elle contribuer à te rendre meilleure ?

Montrer à l’enfant d’autres centres d’intérêt que son look

Le psychiatre Christophe André, dans une chronique parue dans le magazine Psychologies intitulée « Cessons de dire aux femmes qu’elles sont seulement belles ! » évoque ainsi l’éducation qu’il a donnée à ses trois filles : « Lorsque je leur faisais des compliments, je me retenais régulièrement de trop leur dire qu’elles étaient belles et mignonnes. Ce qu’elles étaient pourtant. Alors je le leur disais, bien sûr, et souvent. Mais je m’efforçais de ne pas leur dire que ça, et de leur rappeler qu’elles étaient aussi intelligentes, fortes, courageuses, curieuses, créatives, volontaires — à chaque fois qu’elles l’étaient. » Le rôle des parents est d’aider leurs enfants à focaliser leur regard sur leurs richesses intérieures : leurs qualités et leurs compétences, et aussi celles des autres. Pour Valérie Halfon, « c’est ce qui fera d’eux des êtres de valeur. »

Aider son enfant à trouver d’autres centres d’intérêt permet de le détourner du soin parfois abusif qu’il prête à son apparence. « Plus on se focalise sur le look, la beauté, la mode, moins on risque de se tourner vers d’autres centres d’intérêt », souligne Valérie Halfon. Et de citer cette remarque d’un professeur de lycée : les élèves les moins obsédés par leur apparence sont en fait ceux qui ont une passion, un intérêt pour quelque chose : du sport, de la musique ou autre, ceux qui sont dans le « faire » et non dans l’avoir.

Apprendre à ne pas juger les autres

Le meilleur moyen pour se libérer du regard d’autrui est de commencer par ne pas juger les autres. Parce que « plus on juge l’autre, plus on a l’impression d’être jugé. Plus on prête attention au look des autres, plus on devient critique vis-à-vis de son propre look », souligne Valérie Halfon. Une habitude saine qui est un vrai cadeau pour l’avenir car selon la conseillère « trop nombreuses sont les personnes qui ne sont pas à l’écoute de leur voix intérieure, trop occupées à penser à ce que l’on dira d’elles si elles font tel ou tel choix ».

Albin Michel

Tout le monde en a un, sauf moi!, Libérer nos enfants de la surconsommation, Valérie Halfon, Albin Michel, 2019, 16,90 euros.

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