Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Mardi 24 novembre |
Saints Martyrs du Vietnam
home iconActualités
line break icon

Le Japon autorise la première recherche sur des embryons humains-animaux

IN VITRO

Ideya - Shutterstock

Agnès Pinard Legry - Publié le 30/07/19

Un scientifique japonais a reçu une autorisation gouvernementale pour réaliser la première expérience de chimères animaux-humains, rapporte la revue Nature. Il va créer des embryons d’animaux contenant des cellules humaines, puis les implanter dans un organisme de substitution.

Spécialiste des cellules souches, le scientifique japonais Hiromitsu Nakauchi a obtenu l’autorisation du gouvernement pour approfondir ses recherches, à savoir la création d’embryons hybrides hommes-animaux, révèle la revue scientifique Nature. Son objectif : développer dans l’animal des organes faits à partir de cellules humaines qui pourront, par la suite, être transplantés à l’homme.

Le chercheur, qui dirige des équipes dans les universités de Tokyo et de Stanford (Californie), a déjà réussi en 2017 à faire grandir un pancréas de souris dans un embryon de rat. Greffé sur une souris diabétique, ce pancréas « a pu contrôler la glycémie et guérir efficacement la souris du diabète1 ». Cette fois, le chercheur veut aller plus loin, en fabriquant des pancréas humains.




Lire aussi :
Loi bioéthique : au-delà de la PMA, cinq points de vigilance

Concrètement, l’objectif de ces nouvelles recherches va être de « créer un embryon animal dépourvu du gène nécessaire à la production d’un certain organe, comme le pancréas, puis à injecter des cellules souches pluripotentes humaines (iPS) dans l’embryon animal […]. Au fur et à mesure que l’animal se développe, il utilise les cellules iPS humaines pour fabriquer l’organe, qu’il ne peut pas fabriquer avec ses propres cellules ».

En mars 2019, le Japon a autorisé la création d’embryons chimères, c’est-à-dire constitués de deux ou plusieurs variétés de cellules ayant des origines différentes, à la seule condition qu’ils soient détruits après 14 jours de développement in vitro. Un délai que le chercheur a donc le droit de dépasser : il a indiqué qu’il allait dans un premier temps cultiver des embryons de souris jusqu’à 14,5 jours, puis chez le rat jusqu’à 15,5 jours, et enfin chez le porc jusqu’à 70 jours.


CHINESE GENOMA

Lire aussi :
Chine : l’horreur transhumaniste des « bébés OGM »

Tags:
BioéthiqueEmbryonjapon
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
Mathilde de Robien
« S’il te plaît Marie » : une grande suppliqu...
Sanctuaire Notre-Dame de Montligeon
Agnès Pinard Legry
Cas de Covid-19 au sanctuaire de Montligeon :...
Baptême à domicile chez Antoinette Faure
Timothée Dhellemmes
Confinée, Antoinette, 90 ans, a reçu le baptê...
Solenn Varennes
Créations originales et grands classiques, no...
christ en majesté
Fr. Jean-Thomas de Beauregard, op
Le Christ-Roi, ou comment servir un roi qui s...
La rédaction d'Aleteia
Célébrer le dimanche 22 novembre à la maison
La rédaction d'Aleteia
L'ultime enregistrement de Michael Lonsdale s...
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement