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L’anneau du pêcheur, symbole des filets jetés pour « conquérir les hommes au Christ »

POPE AUDIENCE
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LES ATTRIBUTS DU PAPE (3/5). Chef religieux et chef d’État, le souverain pontife dispose d’attributs qui lui sont propres. Pendant l’été, I.MEDIA vous propose de découvrir l’origine de ces éléments réservés au vicaire du Christ.

Parmi les symboles distinctifs du souverain pontife, l’anneau du pêcheur est probablement l’un des plus connus. Porté au doigt du chef de l’Église catholique, il l’identifie comme successeur de Pierre, le premier des Apôtres.

La tradition remonte au XIIIe siècle. À chaque nouveau Pape élu par le collège cardinalice est confié un anneau bien particulier, différent de celui remis lors de l’ordination épiscopale, et symbole de la charge qu’il a acceptée d’endosser : l’anneau du pêcheur. Cet ornement unique lui est remis au cours de la messe marquant le début solennel de son ministère pétrinien, en même temps notamment que le pallium.

Cet anneau doit son nom à l’appel à devenir pêcheur d’homme lancé par le Christ au premier des apôtres, Simon Pierre, sur les bords du lac de Tibériade : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras » (Lc 5, 1-11). « Aujourd’hui encore, avait expliqué Benoît XVI lors de la messe inaugurale de son pontificat en 2005, l’Église et les successeurs des Apôtres sont invités à prendre le large sur l’océan de l’histoire et à jeter les filets, pour conquérir les hommes au Christ — à Dieu, au Christ, à la vraie vie ».

Un objet porté épisodiquement

Traditionnellement, le large chaton de l’anneau représente l’apôtre Pierre, premier des 266 membres de la dynastie papale. L’anneau que porte le pape François à l’annulaire de la main droite — le même modèle que celui que portait le pape Paul VI — représente ainsi par exemple saint Pierre tenant les clefs du Royaume. Celui de son prédécesseur allemand affichait quant à lui l’apôtre et ses filets lors de la pêche miraculeuse dans le lac de Tibériade (Lc 5, 1-11 et Jn 21, 1-11).

Jusqu’au pontificat du pape Grégoire XVI (1831-1846), cet anneau faisait office de sceau, servant notamment à cacheter à la cire ou au plomb des documents écrits de la main du pape, correspondance privée ou textes plus officiels. En latin bulla — qui donnera plus tard le nom d’un certain type de document papal – le sceau permettait ainsi d’authentifier les textes.

Tout comme certains de ses prédécesseurs, le pape argentin ne porte cette bague que lors des grandes solennités, telles que Pâques ou Noël. Au quotidien, il préfère porter son anneau épiscopal. Jean Paul II (1978-2005) avait une habitude similaire, ne portant au jour le jour qu’un anneau orné d’une croix. Benoît XVI pour sa part l’a porté tout au long de son pontificat. De quoi créer quelques frayeurs quand la bague papale glissait de ses doigts de plus en plus fins pour rester dans la main des personnes le saluant…

« Quel est le vrai ? Quel est le faux ? »

À la mort du pontife, l’anneau est retiré de son doigt par le doyen du Collège cardinalice, puis détruit par le camerlingue de la Sainte Église catholique. L’objectif est tout simple : éviter que l’anneau ne soit dérobé et utilisé pour fabriquer des faux. Cependant, après la renonciation de Benoît XVI en 2013, il a été décidé de ne pas détruire complètement l’œuvre de 36 grammes d’or massif, mais de le biffer afin de le rendre totalement inutilisable, et de l’exposer dans les Musées du Vatican.

L’anneau du pêcheur a notamment donné son titre à un ouvrage au romancier français Jean Raspail, paru en 1995. Il avait imaginé une lignée d’antipapes (« Quel est le vrai ? Quel est le faux ? » revient comme un refrain au fil des pages) issue de la papauté d’Avignon et jamais éteinte jusqu’à la fin du XXe siècle. En six siècles, Benoît XIII (le cardinal aragonais Pierre de Lune, décédé en 1423) aurait ainsi eu quelque 33 successeurs, toujours selon le roman.

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