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La famille est l’hôpital le plus proche

Louise ALLAVOINE/CIRIC
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Quand un couple aime comme Dieu aime, il devient alors un lieu de rencontre avec Dieu. Un lieu de guérison et même un lieu de sanctification ! Par la promesse de mariage, Dieu vient, Dieu reste, Dieu guérit.

J’ai parfois l’impression d’être un peu comme le croque-mort dans Lucky Luke. Celui qui regarde chacun en fonction de sa taille et de son poids, pour prévoir déjà le bon cercueil. Moi, je suis dans ce monde un chercheur des étincelles de la présence de Dieu, avec un grand faible pour les couples. Je cherche des couples qui rayonnent, qui inspirent, qui nous rappellent l’essentiel dans la vie. Je voudrais être leur fan, leur plus grand supporter, car ils méritent d’être vus et reconnus. Ils méritent tout l’appui de l’Église, et même les applaudissements de la société, comme s’ils étaient des coureurs de marathon. Leur message n’est d’ailleurs pas si différent de celui des coureurs antiques. N’étaient-ils pas ceux qui venaient annoncer les victoires à Athènes ! Par leur vie, les couples aussi sont appelés à proclamer une immense victoire. Celle de l’amour sur l’égoïsme, de l’union sur la division, de la fidélité sur l’impatience.

Lire aussi : Non, l’âme sœur n’existe pas, Dieu merci !

Quand je visite des familles, j’aime découvrir la force qui habite l’amour des parents. C’est une énergie qui donne la paix. En écrivant ces lignes, je pense particulièrement à ce couple qui habite à Paris. Ils sont mariés depuis près de 20 ans, ils ont plusieurs enfants. Quand je vais les voir pour parler un peu, je sais déjà que je les quitterai reboosté. Ils me font entrer dans leur maison et nous restons à trois dans le salon. Eux, ils cherchent Dieu en moi. Et moi, je cherche Dieu en eux ! Dans ce couple-là, je perçois une vraie unité. Le fruit d’un chemin, celui des combats bien menés, des choix bien pris et répétés. Je sais que leur unité contient mystérieusement la présence de Dieu, une présence qui guérit.

S’approcher de Dieu pour guérir

L’existence de cette présence de Dieu, je l’ai mieux comprise quand le pape François a prononcé cette phrase incroyable : « La famille est l’hôpital le plus proche ». Un bon couple a le courage de donner la priorité à lui-même, au-delà des mille autres occupations qui s’imposent sans cesse. Dans ce couple-là, une force de guérison repose. Pourquoi ? Parce que Dieu y habite. Et qui s’approche de Dieu est déjà un peu guéri ! Mais comment Dieu habite-t-il dans ce couple ? Grâce à la promesse de mariage. C’est par leur promesse de mariage, que les époux ont consacré leur amour à Dieu. Peut-être sans le savoir, ils sont devenus le lieu de la présence de Dieu. Dans la mesure où ils vivent leur promesse le mieux possible (il y a toujours un « mieux possible »), Dieu vient, Dieu reste, Dieu guérit.

Pour mieux me faire comprendre, je voudrais vous proposer une image. Celle d’un artiste qui prépare un autel liturgique dans son atelier. Pendant le temps de fabrication, il peut faire ce qu’il veut avec cette table… cette chose « pas-encore-autel ». Mais dès qu’elle est placée dans l’église et consacrée par un rituel, la signification de cette table en bois ou en pierre change. Elle prend alors celle que l’artiste avait toujours prévue. L’autel devient pour les hommes un lieu de rencontre avec Dieu, un lieu de sanctification. Non pas parce qu’il change, mais parce qu’il a été consacré, donc dédié à une nouvelle utilisation, à une nouvelle mission. Son propriétaire n’est plus le même. Sur cette table, Dieu va commencer à descendre pour sanctifier et nourrir, pour consoler et pardonner. Toute une nouvelle fécondité.

« Chaque couple est appelé a être un lieu où l’histoire du Salut entre Dieu et l’humanité continue. Ici et maintenant. »

La même chose arrive quand on consacre une médaille ou une croix, une maison ou une église. C’est aussi ce qui se produit lors de la consécration d’une sœur ou d’un moine. Il me semble qu’on devrait pouvoir appliquer la même logique au mariage. Au cours du rituel du sacrement du mariage, cette phrase est prononcée par le prêtre : « Seigneur, ils veulent te confier leur amour et te demandent de le consacrer ». C’est la confirmation que, comme pour l’autel, la signification change. Le couple devient un lieu de rencontre avec Dieu, même un lieu de sanctification. C’est fort !

Lire aussi : Dieu a un rêve fou pour chaque couple

Il est possible qu’on n’explique pas toujours bien aux couples l’énorme portée de leur sacrement. Car à ce moment là, ils touchent une nouvelle fécondité. Celle-ci dépasse largement leur petit foyer. Par conséquent, leur amour ne leur appartient plus à 100%. Il commence à appartenir également à Dieu, et aussi un peu à nous tous. Dans son exhortation apostolique Amoris Laetitia, le pape François dit que chaque couple est une « histoire du Salut » (au § 221, ndlr). À travers l’un des époux, Dieu peut continuer son œuvre de sanctification dans l’autre. Dans le mariage, comme l’homme et la femme consacrent leur amour à Dieu, j’oserai aller encore plus loin. Chaque couple est même appelé a être un lieu où l’histoire du Salut entre Dieu et l’humanité continue. Ici et maintenant.

« Les époux sont un signe efficace qui sanctifie réellement le monde. »

Je repense à ce couple d’amis parisiens que j’évoquais quelques lignes plus haut. Ils sont un signe « visible », qui rassure tous ceux qui les voient jour après jour. Que ce soit leurs enfants, les voisins, les amis et, à l’occasion, moi. Mais leur rôle ne s’arrête pas là. Il va largement au-delà. Je crois qu’ils sont aussi un signe « efficace » qui sanctifie réellement le monde. Quand ils prennent la voiture ensemble et que l’homme en fait le tour pour aller ouvrir la porte de sa femme, et qu’elle lui dit « merci », ils accomplissent deux actes d’amour vrai. Ce geste prolonge l’amour même de Dieu dans le monde, justement parce que les époux ont consacré leur amour à Dieu. Quand une femme pardonne du fond du cœur son mari pour son manque de disponibilité, à ce moment son « oui » à l’amour patient est la continuité des « oui » d’Abraham, de la Vierge Marie, de saint Paul ou de saint Augustin… de ceux qui ont aussi consacré leur amour à Dieu.

Oser chercher la plénitude

Prenons encore l’exemple de cet homme qui renonce à se fâcher inutilement, parce que sa femme est arrivée encore une fois avec 45 secondes (ou minutes… ) de retard. C’est un acte de fidélité à la promesse du mariage : « Je vais t’aimer… dans les épreuves ». C’est un acte qui attire la bénédiction de Dieu sur toute la famille et ses descendants ! Grâce à cet époux, grâce à ce couple, l’humanité entière est un peu plus sainte, le monde est un lieu un peu plus beau, parce qu’ils ont consacré leur amour à Dieu. Quand l’homme et la femme s’aiment dans la fidélité, l’histoire de Dieu avec son peuple continue en eux. Le monde est un peu moins seul, un peu plus lumineux, parce qu’ils ont consacré leur amour à Dieu. Soyons clairs ! Il ne suffit pas d’avoir eu des grands-parents qui étaient un très bon couple. Chaque génération a besoin de quelques couples qui osent chercher la plénitude, qui osent donner priorité a leur couple, qui vivent cette consécration de leur amour. Pour qu’en leur amour, l’amour de Dieu puisse continuer à toucher et guérir le monde. Ne voudriez-vous pas faire partie de cette histoire des saints couples, celle qui a commencé il y a presque 4.000 ans ? Celle qui, à chaque génération, cherche des cœurs disponibles ?

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