Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Au Portugal, un sanctuaire à couper le souffle

L'escalier des 5 sens.
Partager

Au nord de Porto, dans la ville de Braga, se cache sur la colline Espinho un sanctuaire unique au Portugal, classé à l’Unesco le 7 juillet dernier. Appelé « Bom Jesus do Monte », littéralement « Bon Jésus du Mont », le site évoque la Jérusalem chrétienne, recréant un mont sacré couronné d’une église. Pour y accéder, les pèlerins doivent escalader plusieurs centaines de marches au coeur d’une forêt verdoyante. Un pèlerinage difficile mais dont le spectacle vaut le détour.

C’est un chemin de croix pas comme les autres qui est proposé aux pèlerins en visite à Braga. Ici, nature luxuriante et architecture fastueuse sont le décor de ce long périple spirituel qui mène tout en haut d’une colline où domine fièrement la basilique du sanctuaire de Bom Jesus do Monte. Dissimulé dans une forêt, ce sanctuaire s’est développé sur une période de plus de 600 ans et illustre une tradition européenne de création de « montagnes sacrées », promue par l’Église catholique lors du Concile de Trente en réaction à la réforme protestante.

Bom Jesus do Monte
© De Yury24 - Shutterstock
L'entrée du sanctuaire de Bom Jesus do Monte avec son grand portique.

Tout le site est centré sur ce qu’on appelle la « voie sacrée » qui monte tout doucement, au moyen d’un grand escalier, jusqu’en haut du mont. Tout le long de ce parcours ardu, des petites chapelles (chapelle des ténèbres, de la flagellation, du couronnement d’épines…) se succèdent entre les arbres. Elles sont toutes accompagnées d’une fontaine « païenne » (Mercure, Saturne…) pour rappeler aux pèlerins le mensonge des croyances païennes face à la vérité du message du Christ. À l’intérieur, des grandes sculptures en terre cuite représentent des scènes de la Passion. Une invitation à méditer sur les épisodes du chemin de croix avant d’arriver au pied de la basilique.

Bom Jesus do Monte
© De Sandra Moraes - Shutterstock
Une des chapelles dans la foret où sont abritées des scènes de la Passion du Christ.

Après, plusieurs centaines de marches déjà gravies, un petite esplanade s’ouvre sur un spectacle éblouissant. Le pèlerin, déjà bien fatigué, peut le temps de quelques minutes se reposer en admirant un grand escalier baroque de 116 mètres de haut à la symétrie parfaite et réalisé en zig-zag. C’est à ses pieds que le pèlerin peut y effectuer ses vœux en échange de la promesse de grimper toutes les marches jusqu’au sommet. Composé de dix-sept paliers, cet escalier, qui fait la renommée du sanctuaire, est baptisé « l’escalier des cinq sens » en raison des fontaines symboliques se rapportant à la vision, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher et qui rappellent aux pèlerins les plaisirs terrestres. Chaque fontaine est ainsi ornée d’une inscription et d’une statue se rapportant au sens évoqué. L’ouïe, qui marque le premier sens de ce pèlerinage, porte l’inscription « qui chantait au son de la cithare, présidant ceux qui chantaient et louaient le Seigneur » et l’eau qui s’écoule de la statue sort par les oreilles de celle-ci.

Bom Jesus do Monte
© SergeyRuSPb I Shutterstock
L'escalier des 5 sens qui permet d'accéder à la basilique.

Dans la partie supérieure de l’escalier, le pèlerin découvre trois autres fontaines faisant référence aux trois vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité. Sur la première, l’inscription « Il existe trois vertus… mais la plus grande, c’est la charité », rappelle aux pèlerins les fondamentaux. Enfin, arrivé au bout de ces presque 600 marches, le pèlerin découvre la grande basilique néo-classique, œuvre de l’architecte Carlos Amarante, commandée par l’archevêque Dom Gaspard de Bragance, désireux d’agrandir l’église devenue trop petite. Devant l’édifice, la « cour de Moïse », où autrefois se trouvait un labyrinthe jardiné, est décorée d’une fontaine ornée d’un pélican, symbole de l’amour du Christ.

Bom Jesus do Monte
António Amen I CC BY-SA 3.0
La basilique néo-classique, point d'orgue du sanctuaire.

Mais le parcours ne s’arrête pas à la basilique. Plus loin encore, d’autres chapelles, fontaines et grottes où s’illustrent les évangélistes, des épisodes de l’Ancien Testament et des scènes postérieures à la Passion du Christ, viennent compléter ce cheminement spirituel. Pour les plus courageux, les escaliers demeurent le moyen le plus agréable pour découvrir ce sanctuaire riche en symboles. Pour ceux qui ne pourront pas effectuer le pèlerinage à pied, un funiculaire permet d’accéder au sommet. Inauguré en 1882, il s’agit du plus ancien funiculaire au monde toujours en service.

Bom Jesus do Monte
© De faber1893 - Shutterstock
Funiculaire du sanctuaire de Bom Jesus do Monte.

Lire aussi : Portugal : l’incroyable église tapissée d’azulejos

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]