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Marie-Madeleine, notre contemporaine, sauvée par l’amour

Marie Madeleine pénitente
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Marie-Madeleine, que nous fêtons ce 22 juillet, est une des saintes qui a le plus fasciné les artistes et le peuple des fidèles. De nombreux lieux de pèlerinages ont revendiqué son patronage. Dans un ouvrage lumineux, le cardinal Martini nous fait découvrir la profonde humanité de l’apôtre des apôtres en conduisant toute une retraite à sa suite.

Il y douze ans, le cardinal Carlo Maria Martini a prêché des exercices spirituels aux membres de l’ordre des Vierges consacrées du diocèse de Milan. Cette méditation de plusieurs jours à l’école de sainte Marie-Madeleine est désormais accessible à tous dans un ouvrage publié aux éditions Salvator : Marie Madeleine, L’enthousiaste.

Le testament du Cardinal

Le cardinal Martini a été une figure très importante de la vie de l’Église dans la seconde moitié du XXe siècle. Il fut professeur d’écritures saintes, archevêque de Milan à partir de 1979 jusqu’à sa retraite en 2002. Créé cardinal par Jean Paul II en 1983, il fut l’un des grands artisans du renouveau biblique à la suite du Concile Vatican II. Il a ainsi développé une école de la parole réunissant des milliers de jeunes venus s’initier à la méditation de l’écriture.

Lire aussi : Avec Marie Madeleine, laisser l’amour de Dieu transformer nos vies

En abordant cette retraite contemplative par la figure de Marie-Madeleine dans les Évangiles, le cardinal Martini revient sur l’une dimensions de la vie chrétienne qui le touche le plus. Il est certainement l’un des meilleur guide pour nous faire entrer dans la vie spirituelle en contemplant l’évangile en suivant la méthode de saint Ignace dont il était un très grand connaisseur et praticien.

« Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons »

Le cardinal Martini entre en dialogue contemplatif avec la sainte. « J’ai pensé à lui poser les questions suivantes : “Marie de Magdala, quel a été ton principe, ton fondement, c’est-à-dire sur quoi s’est basée ta foi dans l’éducation de foi que tu as certainement reçue ? Une seconde demande que je voudrais faire à Marie de Magdala est celle-ci : d’où viens-tu ? Qu’est-ce qui t’est arrivé ? Qu’étaient donc ces sept démons et comment as-tu connu Jésus après en avoir été libérée ?” ».

Lire aussi : Marie-Madeleine, Marie la Magdaléenne ou Marie de Béthanie ?

On suit ce parcours question après question, en tentant de recueillir dans les Écritures des réponses pour comprendre son itinéraire spirituel. Les sept démons indiquent une libération profonde de son être par le Christ et un changement radical. Elle apparaît comme une sainte transformée par son approche du Christ. Elle nous permet de ne pas nous croire enfermés dans la prison de nos péchés, de nos incertitudes, de nos faiblesses : le Christ est venu nous en libérer, et c’est en osant le suivre que peut aboutir cette libération.

Jugés sur l’Amour… sauvés par l’Amour

L’itinéraire spirituel de Marie-Madeleine est l’itinéraire d’une libération intérieure. Mais cette libération, qui est aussi une purification, n’est pas d’abord le fruit d’une ascèse ou d’un renoncement. Elle se fait par la folie de l’amour pour le Christ. Le cardinal rapproche Marie-Madeleine de cette autre figure de l’Évangile que la tradition a également rapprochée de la sainte et qui a donné l’expression « pleurer comme une Madeleine ». Il s’agit du passage de saint Luc dans lequel « survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. ». Le pharisien Simon qui avait invité Jésus à manger est choqué, puisqu’il considère cette femme comme une pécheresse, mais Jésus lui explique :

 » Simon, j’ai quelque chose à te dire. — Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. — Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour.»

Tout l’enjeu de l’itinéraire à la suite de Marie-Madeleine devient donc de suivre sa démarche d’abandon total et inconditionnel à l’amour de Dieu. C’est cette confiance qui la rend capable de se livrer à Dieu et de connaître la force de son amour. C’est également pour cette raison qu’elle a le grand privilège d’être la première à rencontrer le Christ ressuscité. Elle n’a plus peur car elle connaît son vrai visage et comprend à sa manière que Dieu est amour.

Lire aussi : Marie-Madeleine au secours d’une comtesse pécheresse

Ces quelques mots peuvent ainsi résumer tout l’évangile et nourrir toute la théologie. Marie-Madeleine est bien cette « amante extatique » dont parle le Cardinal Martini : « Je voudrais surtout présenter la figure de Marie-Madeleine comme l’amante extatique, comme celle précisément au-delà d’elle, au-delà de toutes les mesures humaines, de toutes les conventions, de tout le discours du « politiquement correct », pour accomplir des gestes de dépassement et connaître ainsi le cœur de Dieu en le faisant connaître à son tour. » C’est en suivant pas à pas celle qui a été embrasée par Amour que nous pourrions apprendre à aimer à sa suite celui qui est tout Amour.

Marie Madeleine : l’enthousiaste, Carlo Maria Martini, Salvator, 16 euros.

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