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Quand Johnny Clegg, le « zoulou blanc », et Nelson Mandela chantaient la paix

Capture d'écran YouTube
Johnny Clegg et Nelson Mandela en 1997 à Francfort
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Le chanteur Johnny Clegg est décédé ce mardi 16 juillet des suites d’un cancer. Il avait 66 ans. Surnommé le « zoulou blanc », il était un fervent défenseur de la culture africaine et véhiculait un message de paix, notamment au travers de sa chanson la plus célèbre, Asimbonanga. En 1997, alors qu’il chante son titre sur une scène de Francfort, Nelson Mandela le rejoint par surprise. Une image qui incarne encore aujourd’hui le combat pour la paix.

Asimbonanga signifie « Nous ne l’avons pas vu » en zoulou. Cette chanson, celle du répertoire de Johnny Clegg la plus connue du grand public, est sans doute aussi la plus symbolique. Nous sommes en Afrique du Sud, en 1987. Nelson Mandela est incarcéré depuis 25 ans à Robben Island. Johnny Clegg écrit alors « Asimbonanga », qui deviendra en quelque sorte l’hymne de la libération du futur président sud-africain. Le gouvernement de l’époque censure cette chanson, au motif que le nom de Mandela ne doit pas être prononcé dans le pays, ni même sa personne évoquée. En 1997, tandis que Johnny Clegg chante son titre sur une scène de Francfort, Nelson Mandela le rejoint par surprise.

Mêlant le zoulou et l’anglais, le titre Asimbonanga, interprété par un groupe composé de personnes noires et de personnes blanches, demeure un symbole de paix, de lutte contre l’apartheid. Ou quand la musique permet de créer des ponts entre les pays et les hommes.

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