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Trésor du grégorien : l’introït de Notre Dame du Mont-Carmel

Livre chants grégoriens
© Shutterstock
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Cette pièce grégorienne, destinée à honorer la Vierge Marie, chante à la fois la perfection harmonieuse de la Mère de Dieu et la joie des anges dans le Ciel.

« Gaudeamus omnes in Domino » est un chant d’entrée grégorien qui compte encore aujourd’hui parmi les pièces utilisables pour la fête de Notre Dame du Mont-Carmel, étant affectée au commun de la Bienheureuse Vierge Marie, c’est-à-dire qu’on peut les utiliser pour toutes les fêtes de la Vierge Marie.

Gaudeamus” (nous nous réjouissons) : sur l’accent tonique du mot, à l’avant-dernière syllabe, la mélodie bondit sur un intervalle de quinte, intervalle musical qui constitue l’harmonie la plus parfaite parmi tous les autres. Puis la mélodie semble se reposer un peu sur la dernière note… Tout l’esprit de la pièce est ici résumé !

Se réjouir dans le Seigneur

Omnes in Domino” (tous dans le Seigneur) : se réjouir dans le Seigneur suscite la joie, et déjà la mélodie part sur un motif enjoué ! Et ce n’est que le début…

Diem festum celebrantes” (en célébrant ce jour de fête) : ce motif est l’un des plus inoubliables de tout le répertoire grégorien en raison de son rythme presque dansant, et qui s’inspire du balancement des cloches.

Sub honore Mariæ Virginis” (en l’honneur de la Vierge Marie) : le rythme s’assagit. Deux allongements sur « honore » donnent une ampleur signifiante à l’honneur réservé à la Sainte Vierge, et la mélodie s’installe dans les hauteurs sur “Mariæ Virginis”.

Una voce

S’élever avec les anges

De cujus solemnitate gaudent Angeli” (les Anges se réjouissent de cette solennité) : ici encore deux allongements rythmiques semblent déployer la solennité, et le mot “angeli” virevolte de manière très aérienne !

Lire aussi : Les sources bibliques de la fête de Notre Dame du Mont Carmel

Et collaudant Filium Dei” (et ils louent le Fils de Dieu) : la mélodie s’élève sur “collaudant” puisque le propre de la louange est de s’élever, puis reprend un style long et solennel sur “Filium Dei”, comme pour signifier la majesté divine.

En ayant fini avec l’antienne — l’ancêtre du refrain — vient le verset du psaume 44 : “Eructavit cor meum verbum bonum, dico ego opera mea regi” (d’heureuses paroles jaillissent de mon cœur quand je dis mon poème pour le roi) : le ton de psalmodie utilisé est lui-même aérien, dans l’esprit de cette fête de la Sainte Vierge.

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