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Est-il possible de prier continuellement ?

©Pixabay
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Saint Paul nous demande de « prier sans jamais cesser » (1Th 5, 17). En cela, il ne fait que relayer l'appel du Christ à prier continuellement sans jamais se décourager (Lc 18, 1). Mais comment est-ce possible quand on travaille, ou bien lorsque nous sommes accaparés par les tâches quotidiennes que ce soit l’éducation des enfants, les études ou bien les sollicitations familiales diverses et variées ?

Dans la bouche de Jésus, comme dans celle de saint Paul, la recommandation de prier continuellement ne s’adresse pas uniquement aux religieux, mais à tous. Dans un premier temps, une question-réflexe nous vient automatiquement à l’esprit : un tel commandement est-il vraiment réaliste ? Comment les laïcs peuvent-ils le pratiquer, alors qu’ils sont immergés dans les occupations de leur devoir d’état ? Avant de répondre à cette question, il est important de souligner que la prière constitue la respiration normale du chrétien. Celui-ci doit avoir constamment son Dieu à l’esprit. Plus : il tient à entreprendre chacune de ses actions pour l’amour de Dieu. Il ne suffit pas en effet de prier le matin et le soir pour être quitte du commandement de Dieu de l’« aimer de tout son cœur, de toute son âme et de tout son pouvoir » (Dt 6, 5).

Certains objecteront que la pensée de Dieu risque de nous distraire quand nous sommes occupés à exécuter un travail qui requiert toute notre attention. D’autres rétorqueront que tout travail est une prière. Cette dernière affirmation n’est pas vraie : celui qui ne croit pas ne peut travailler avec la pensée de Dieu à l’esprit. On ne peut pas christianiser les gens contre leur gré ! Comment démêler la question ?

Pour l’homme de foi, aucune activité n’est profane

En fait, la foi chrétienne ne connaît pas de séparation étanche entre domaine sacré et domaine profane. Toute la création appartient à Dieu, et nous-mêmes avec elle. Qu’est-ce à dire ? Tout geste qui tend vers Dieu comme vers sa cause finale, et s’il est accompli par amour de Lui, devient de facto une œuvre pie, une action sainte. C’est ainsi que l’homme accomplit son sacerdoce dans le monde. Pour celui qui a Dieu continuellement à l’esprit, il n’existe pas à proprement parler de travail profane. Tout labeur est saint parce qu’accompli par amour de Dieu et pour Lui en offrir les fruits. L’existence devient de la sorte une prière qui ne cesse jamais.

Comparaison avec la vie conjugale

Pour bien comprendre le commandement de la prière continuelle, aidons-nous d’une comparaison prise dans la vie courante. Prenons l’exemple d’un homme marié. En semaine, il se lève tôt pour se rendre au travail. Durant plus de sept heures, son métier accapare ses facultés de concentration et d’intelligence. En fin d’après-midi, le chemin de retour au domicile fixe toute son attention. Dira-t-on que depuis qu’il s’est extrait de son lit jusqu’à la minute où, de retour chez lui, il tourne la poignée de la porte de son logement, sa femme a été absente de ses pensées ? Bien sûr que non !

S’il a donné toute son attention à son travail, n’est-ce pas pour elle ? Même s’il ne lui a pas parlé, de son lieu de travail, à l’aide de son téléphone portable, même si son esprit n’était pas occupé de pensées la concernant parce qu’il se devait à sa tâche, cependant le mouvement intérieur le plus profond de son âme était bien dirigé par l’amour qu’il porte à son épouse et le souci de son couple (par exemple de ses enfants s’ils en ont tous les deux). C’est pour elle qu’il s’est donné à sa besogne. La pensée de son épouse a sous-tendu toute sa journée de labeur, même si, à la surface de sa conscience, il était obligé de rester concentré sur sa tâche immédiate. Cette observation vaut également pour une femme qui travaille vis à vis de son époux. Et de la même façon pour une mère ou un père qui prépare le repas du soir. Il ou elle semble complètement absorbée par ce soin. Pourtant, ce n’est pas le désir de proposer le meilleur dîner possible qui motive prioritairement ses gestes et ses pensées, mais l’amour de ses enfants.

Le priant continuel agit toujours en Dieu

Il en va pareillement pour le croyant. Tout ce qu’il exécute doit être fait par amour de Dieu et pour Lui. C’est cet amour de Dieu qui l’oblige à être attentif et vigilant dans toutes ses occupations, du matin jusqu’au soir. Point besoin de réciter des prières durant une activité absorbante : ce serait contreproductif ! Du moment que l’amour de Dieu en constitue le motif principal, notre activité devient une prière — que cette activité relève du travail, des loisirs ou du devoir domestique. Par ailleurs, cette prière sous-jacente, loin d’être un frein à la recherche de l’excellence, représente plutôt un aiguillon supplémentaire pour la poursuite de la perfection. En effet, si Dieu est le motif premier de nos activités, nous sommes tenus de les accomplir le mieux possible. Cette tension vers l’excellence impliquera que la pensée de Dieu, qui a motivé intérieurement notre passage à l’acte, laisse pour un temps la première place, dans notre conscience, à l’objet immédiat de notre occupation. Le travail bien fait constitue en effet une louange du Créateur.

C’est ainsi que nous pouvons prier continuellement sans que la pensée de Dieu affleure toujours à notre conscience. Absorbé par son travail ou ses occupations domestiques, le croyant est dirigé intérieurement par l’Esprit saint vers Dieu, qui reste l’âme, la cause première et finale, de tous ses faits et gestes. Laissons pour finir la parole, sur ce sujet, au Docteur commun, saint Thomas d’Aquin : « L’homme prie tant qu’il agit dans son cœur, ses paroles, ses actions de façon à tendre vers Dieu, et ainsi celui qui ordonne toute sa vie à Dieu prie toujours » (In Rom 1,9-10).

Quand les saints nous expliquent l'importance de la prière :
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