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Syrie : les quatre jours qui ont changé la vie du père Malek

Nadine Sayegh
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C’est dans une prison syrienne que le père Malek a découvert la mission à laquelle le Seigneur l’avait appelé.

C’est en prison que le père Malek Abdel Nour a eu la révélation de sa mission. Il y a quelques mois il a été incarcéré pendant quatre jours dans la prison d’Adra, dans la banlieue nord-est de Damas. Quatre jours à attendre que les autorités éclaircissent l’accident de la route dans lequel il était impliqué et qui avait provoqué la mort d’un jeune militaire de 28 ans. Si l’arrestation lui est apparu comme injuste à ses yeux, elle a néanmoins bouleversé sa vie en lui faisant découvrir la dureté du monde carcéral et le désarroi dans lequel sont plongés ceux qui séjournent derrière des barreaux. Un monde où la chaleur humaine et la foi font défaut. Car au-delà de la visite occasionnelle d’un comité juridique gouvernemental destiné à écouter les plaintes et les revendications des prisonniers, rien n’est assuré pour accompagner les détenus. Ces derniers sont abandonnés à leur sort et délaissés du monde extérieur.

Une amitié est née

C’est dans cet environnement qu’a jaillit la mission de père Malek. Quand il est arrivé dans la prison, il se souvient avoir été accueilli chaleureusement par tous les détenus, aussi bien musulmans que chrétiens, tous curieux de connaître son histoire. C’est qu’il est plutôt rare de trouver un curé en prison ! Des heures et des heures de discussion, de partage de repas, de jeux d’échec et de lecture lui font découvrir ces prisonniers qui ont pour la plupart entre 25 et 45 ans. Ce sont des déserteurs du service militaire, des voleurs qui ne souhaitaient que subvenir au besoin de leur famille, de petits dealers ou de simples racketteurs. Les vrais criminels, eux, sont mis dans des cellules séparées.

Pendant ces moments précieux, le père Malek découvre en réalité combien ses frères chrétiens sont malheureux et surtout comment ils se sentent abandonnés par leur propre Église. Et de fait, aucun prêtre ne s’est jamais déplacé depuis plus de 4 ans dans la prison d’Adra, alors qu’un Cheick vient régulièrement rendre visite à ses fidèles. Fort de cette expérience marquante, dès sa sortie de prison, le père Malek s’est senti investi d’une nouvelle mission : visiter les prisonniers chrétiens. Très vite, il fixe le vendredi comme jour de visite et de prière pour les chrétiens, à côté du Cheick et de leurs frères musulmans. Puis, il constitue des comités de gardes pénitentiaires formés de volontaires, civils et religieux, d’avocats, de psychiatres et de médecins. Chaque comité prend en charge les prisonniers de sa région. Tout est centralisé ensuite à Damas.

Des prisonniers métamorphosés

En quelques mois, père Malek devient un élément indispensable pour les quelque 110 prisonniers chrétiens qu’il a recensés, tous bien loin de leurs familles. Et désormais, il représente le parent qui manque, l’ami qui prend soin d’eux, qui est à leur écoute et demande de leurs nouvelles. La vie des prisonniers s’est vite métamorphosée car il a su gagner leur confiance, leur amour, leur estime, et leur donner espoir, foi et goût à la vie. Et ceux qui étaient en colère contre l’Église et contre Dieu lui réclament aujourd’hui des lectures de l’Évangile, assistent à la messe chaque vendredi et ont hâte de sortir et de faire équipe avec lui.

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