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Objets intelligents pour s’occuper des bébés : est-ce si malin ?

Shutterstock
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Berceau intelligent, body connecté, micro interprétant les pleurs du nourrisson… les recherches en puériculture prennent un tour un peu inquiétant. En voulant seconder ou rassurer les parents, ces objets les déresponsabilisent et altèrent le lien d’attachement.

Le simple baby phone permettant d’écouter ce qui passe dans la chambre de l’enfant quand ses parents sont à quelques mètres va bientôt passer pour un objet franchement ringard et totalement dépassé. Les nouveaux objets connectés ne se contentent pas de transmettre, ils agissent : ils bercent, prennent la température, interprètent les pleurs… Bref, les parents n’ont plus besoin de se soucier de leur progéniture, des objets intelligents le font désormais pour eux. Géniales innovations ? Gadgets inutiles ? Objets carrément nuisibles ? Le point avec Sybille de Ruffray, infirmière puéricultrice, et Marina Ritaly, directrice de crèche.

Lorsque la puériculture devient connectée

« Je pensais être sûre d’une chose : s’il y a bien un domaine qui ne pourra pas se passer de l’humain, c’est bien celui de la petite enfance ! » s’exclame Marina Ritaly, directrice de crèche depuis 20 ans et intervenante à l’École du Service à la Personne. Et pourtant, chercheurs et entrepreneurs américains tendent à révolutionner l’univers des bébés en mettant sur le marché des objets dits intelligents, censés venir en aide aux parents, mais qui, selon l’avis de nos expertes, sont un frein au développement de la relation parents-enfant.

Voici quelques exemples. D’abord, le berceau connecté.

Ses fabricants promettent des heures de sommeil en plus pour le bébé et ses parents. Argument de taille. Mais comment fonctionne ce berceau magique ? Dès qu’il détecte la moindre agitation du bébé, il se met à balancer et à émettre un bruit blanc, reproduisant les conditions du ventre maternel. Plus le bébé s’agite, plus le mouvement et le son augmentent. Autre innovation : le body connecté.

Quatre capteurs sont intégrés dans le vêtement, reliés au boîtier en forme de tortue, qui transmet au smartphone parental les rythmes cardiaque et respiratoire, ainsi que la température corporelle du bébé. Argument de vente : plus besoin de se rendre dans la chambre d’un nourrisson pour s’assurer que tout va bien. Enfin, les dernières recherches d’une université américaine portent sur un objet capable d’interpréter les pleurs d’un bébé. Des scientifiques ont étudié 48 types de cris et pleurs différents émanant de 26 bébés, et selon les modulations de la voix, ont établi cinq interprétations : faim, fatigue, demande d’attention, besoin d’être changé et inconfort.

Mieux vaut être à l’écoute de son enfant que de son smartphone

Ces objets connectés qui interfèrent dans la relation parents-enfant risquent d’altérer le lien d’attachement qui unit un bébé à ses parents. Pour Sybille de Ruffray, infirmière puéricultrice, nul besoin d’objet compliqué pour s’occuper d’un enfant. « Les parents sont les mieux placés pour comprendre leur enfant et répondre à ses besoins, le besoin le plus fondamental étant le besoin affectif. L’enfant a besoin de reconnaître leur voix, leur odeur, et il serait absurde de vouloir substituer aux bras des parents de simples objets ». En outre, Marina Ritaly rappelle que « rien ne vaut la surveillance visuelle et la connaissance de son enfant » pour détecter d’éventuels problèmes.

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Sans compter que se fier à un objet plutôt qu’à son instinct maternel ou paternel déresponsabilise le parent, souligne-t-elle. Certes il y a une période d’acclimatation les premiers jours après la naissance, mais très vite, un parent sait reconnaître des pleurs inhabituels. Et cette période d’apprentissage participe pleinement à la construction du lien affectif. Pour Sybille de Ruffray, l’enjeu réside plutôt dans l’accompagnement des parents : leur redonner confiance afin qu’ils apprennent à reconnaître eux-mêmes les besoins de l’enfant, plutôt que de tenter de se rassurer par le biais d’un objet connecté.

Une source de stress

En voulant rassurer les parents, ces objets sont en réalité source de stress. Ils orientent l’attention des parents sur les battements du cœur, le poids, la durée de sommeil de leur bambin, alors qu’il n’y a pas nécessairement lieu de s’inquiéter. Et quand l’objet se trompe, ou ne marche plus, alors c’est panique à bord ! Par rapport au berceau connecté, Marina Ritaly fait remarquer que le cycle de sommeil, composé de phases de veille et de sommeil profond, fait qu’un enfant va nécessairement bouger dans son berceau alors même qu’il dort. C’est normal. Mais le berceau va se mettre à balancer, au risque donc de le réveiller…

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