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Mort de Vincent Lambert : « Notre société a besoin de se ressaisir collectivement »

FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
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Quelques heures après le décès de Vincent Lambert, Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et président du groupe de travail sur la bioéthique au sein de l’épiscopat français, rappelle que « la mort de Vincent Lambert demeurera toujours une tragédie, jusque dans sa fin ultime ». « Il doit nous interpeller sur la considération que nous avons pour les personnes en situation d’extrême fragilité », confie-t-il à Aleteia.

Alors que les réactions se multiplient après l’annonce de la mort de Vincent Lambert, Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et président du groupe de travail sur la bioéthique au sein de la Conférence des évêques de France (CEF) appelle notre société à un « sursaut de conscience pour savoir voir le caractère inaliénable de la dignité humaine chez tout être humain, y compris les plus fragiles », souligne-t-il auprès d’Aleteia.

Aleteia : Quelle a été votre première réaction après l’annonce du décès de Vincent Lambert ?
Mgr Pierre d’Ornellas : Je prie pour lui, Vincent Lambert est parti pour la vie éternelle. Je prie également pour sa famille en ce temps de deuil, pour qu’elle retrouve son unité et sa sérénité.

Qu’est-ce que son sort dit de notre société ?
Notre société a besoin de se ressaisir. Elle a besoin d’un sursaut éthique, un sursaut de conscience afin de savoir voir le caractère inaliénable de la dignité humaine chez tout être humain, y compris les plus fragiles. La société a besoin de se ressaisir collectivement. Il ne s’agit pas de prendre parti pour un camp ou pour un autre, il s’agit de se ressaisir sur les grandes valeurs éthiques dont le respect de la dignité humaine et en particulier celle des plus fragiles.

Entre la mort de Vincent Lambert et le projet de loi bioéthique qui sera adopté en Conseil des ministres en juillet, êtes-vous inquiet pour l’avenir ?
Il faut que nous prenions conscience que la technique ne doit pas nous dominer. On ne peut pas tout faire parce que la technique le rend possible. Comment vivons-nous ce face-à-face entre la vulnérabilité et la technique. Ce face-à-face va-t-il laisser triompher la technique ou la mettre à sa place qui est celle de servante de la dignité humaine ? Va-t-il permettre de construire une authentique fraternité entre tous, c’est-à-dire dans laquelle sont intégrés les plus fragiles ?