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Les huit choses à avoir en tête avant de partir en vacances avec des amis

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Vous avez décidé de partir en vacances en famille avec des amis ? Pour que l'ambiance ne soit pas électrique et éviter de se brouiller, voici huit conseils pour passer des vacances avec eux, sans déceptions ni frictions.

C’est décidé, vous allez louer une maison en Bretagne avec votre témoin de mariage, son mari et ses quatre enfants. Une semaine ensemble, ça ne vous est pas arrivé depuis votre dernier camp scout, ça va être merveilleux ! Mais vous tombez de haut : le mari de votre amie est un lève-tard, il émerge vers 11 h, l’œil cave et la mèche pendante quand toute la famille piétine en attendant qu’il ait fini ses ablutions pour partir en balade ; le dernier de leurs enfants fait ses dents alors que pour les vôtres c’est de l’histoire ancienne : il pleure toute la nuit ; leur adolescent ne décolle pas de son portable quand votre aîné n’en a pas : aucune communication entre eux. Les enfants se disputent et votre amie fait remarquer aigrement que ce sont toujours les vôtres qui commencent ! Échec et mat ! Les vacances si attendues ont viré au vaudeville. Il y a pourtant moyen de faire autrement et de passer de bons moments avec d’autres familles.

1
Anticiper

Exprimer ses attentes clairement avant le séjour permet d’éviter les tâtonnements et les mauvaises surprises. Conçoit-on cette semaine façon farniente ou hyperactive ? Virginie a besoin de sa sieste après le déjeuner et Joseph est sur le pied de guerre à 6 h du matin pour partir en randonnée. Pour certains, pas de vacances sans restaurant tous les soirs, pour d’autres, l’idéal c’est le pique-nique à tous les repas. Va-t-on s’en accommoder ? Sur quels points négocier ? Il est important de se mettre d’accord à l’avance sur la façon de gérer les comptes et sur le partage des tâches.

« Nous fonctionnons par équipes pour tous les travaux domestiques », explique Christophe qui passe tous les étés une semaine avec tous ses frères et sœurs et leurs enfants, environ vingt personnes. Amalia, mère de trois adolescents, vient de passer une semaine en montagne avec deux familles : « Nous avons tous donné notre opinion au départ, décidé ensemble des menus ; je les ai répartis et nous avons fait nos courses avant de partir ». Ombeline, cinq enfants, loue l’été avec plusieurs amis ; chaque famille prend une journée où elle s’occupe de tout : cuisine, apéritif, service de table et vaisselle. « Pendant ce temps, les autres se reposent ! » Certains prévoient même à l’avance l’attribution des chambres et la répartition des enfants : cela évite des tensions à l’arrivée.

2
Savoir avec qui on part

Si vous avez des doutes sur cette cohabitation, ne prévoyez pas un séjour trop long ! « Ensuite, il faut avoir un minimum d’attentes et de codes communs pour partager sereinement nos vacances, remarque Marion, qui loue souvent une maison l’été avec une famille d’amis. Il est préférable de définir ensemble nos objectifs. » En famille, on sait à quoi s’attendre ; avec des amis, on peut être surpris. Patricia et Aymeric sont revenus très déçus de leurs vacances : tous les jours, leurs amis prévoyaient de superbes balades qui leur passaient sous le nez à cause de la sieste de leurs petits. Plus simple de partir avec des familles qui ont mêmes rythmes et mêmes occupations… sinon personne n’y trouve son compte.

Autre point à prendre en compte : les divergences éducatives. Il ne s’agit pas d’être semblables en tout, mais d’avoir à peu près la même vision. Cela se joue davantage sur l’éducation du cœur. Quand les enfants de Noémie, un peu craintifs et collés à leur mère, se retrouvent avec les galopins de Solange qui ne pensent qu’à les pousser dans le ruisseau ou à leur coller des chewing-gums dans les cheveux, ça fait des étincelles. Difficile d’éviter l’explosion quand, en plus, Solange trouve cela rigolo !

© auremar/SHUTTERSTOCK

Quant aux ados, c’est encore plus important d’être en harmonie éducative : sommes-nous d’accord pour les laisser regarder un écran toute la journée ? Pour des sorties tous les soirs ? Jusqu’à quelle heure ? Et la grasse matinée ? « Les ados s’éveillaient à midi, l’œil bovin, raconte Amalia qui évoque des souvenirs de vacances ratées ; ils prenaient leur petit-déjeuner en pyjama, en grommelant que tout était nul, se servaient des rasades de muesli et de coca, pendant que nous commencions notre repas, sans que les parents parviennent à imposer une règle. » Si tous ces points ne sont pas éclaircis, un bon moyen d’éviter les tensions est de louer des maisons proches. L’art du compromis !

3
Être clair sur les dépenses

Pierre tient à faire caisse commune, mais Yves, lui, affirme qu’on n’est pas à 10 euros près : chacun paie les courses à son tour. Beaucoup de frictions viennent des dépenses. Les cigales fonctionnent au coup de cœur et vous rapportent une cargaison de fruits de mer, alors que vous attendiez des légumes ; les fourmis prennent systématiquement les produits les moins chers au bas des rayons au supermarché. Une fois mises en commun, certaines notes sont deux fois plus élevées que les autres.

« Les problèmes d’argent peuvent être un écueil si les niveaux de vie sont réellement différents et si ceux qui ont davantage de moyens n’ont pas la délicatesse de se mettre sur le même pied que les autres, confirme Tiphaine. C’est un point sur lequel nous sommes vigilants. Nous faisons attention à choisir des activités abordables, à ne pas faire trop d’extras gastronomiques sans demander l’avis des autres. » Et si l’on sent que les capacités financières divergent trop, pourquoi ne pas aussi définir tout simplement un budget avant ?

4
L'attention à chacun

C’est une des clés essentielles d’une vie commune sereine. « Je suis partie avec ma sœur, raconte Christine : ses enfants ne mangent que ce qu’ils aiment et ne finissent pas leur assiette si bien qu’à 10h du soir pendant le dîner, on les retrouve sur les genoux de leurs parents à picorer. Il n’y a plus de conversation possible, les petits coupent la parole, pleurnichent… »

Comment me comporter sans gêner les autres ? C’est la question qui devrait venir à l’esprit de tous. Respect du territoire de chacun, respect de son repos en faisant taire les enfants qui crient au petit matin, respect des horaires fixés ensemble. Quand on est vingt-deux à cohabiter, démarrer une promenade tient de l’exploit : au moment de partir, Sophie, 16 ans, reçoit un coup de fil hyper important qu’on est prié de ne pas interrompre ; Caroline, 14 ans, se fait renvoyer dans sa chambre par son père pour mettre des chaussures : « On ne marche pas en tongs ! », et Marc ne retrouve pas ses clés. Pendant ce temps-là, les ponctuels attendent et attendent encore. « À chaque fois, c’est la même pagaille, raconte Jean-Baptiste, père de cinq filles et oncle d’une vingtaine de neveux. Si chacun s’y prenait un quart d’heure à l’avance sur l’horaire prévu, on pourrait partir à l’heure. »

Respect également de soi-même : ne jouez pas à la gentille Cendrillon qu’on retrouve toujours vissée aux fourneaux ou accrochée à son balai. Vous culpabiliserez les autres et vous vous fatiguerez très vite. Sachez demander de l’aide en y mettant les formes. Autre sujet de heurt : l’ordre et la propreté. Certaines pièces communes ressemblent à un vide-grenier : les pulls y côtoient les couches, les magazines et le linge sec qui attend d’être trié. Vous dérapez sur les pions du Risk pour atterrir sur la bouée canard du plus jeune. On peut décider que chacun laisse ses affaires dans sa chambre, ne serait-ce que pour pouvoir s’asseoir dans un fauteuil sans tout déménager !

GIRL CLEANING
Shutterstock

Chez Ombeline, ranger les pièces communes fait partie du travail de l’équipe du jour. Les choses sont plus difficiles quand on partage une salle de bain : imaginez-vous découvrir une baignoire douteuse ou un lavabo avec des coulées de dentifrice !

5
Être souple

L’humour est un excellent adjuvant pour accueillir les petites manies des autres, identifier les siennes et dédramatiser ce qui pourrait vite devenir agaçant. Vous n’êtes pas avec cette famille pour longtemps, alors acceptez de mettre un peu d’eau dans votre vin. Cela demande de relativiser ses habitudes, d’accepter de faire la cuisine à l’huile de tournesol plutôt qu’à l’huile d’olive, même si cela vous paraît une hérésie diététique.

Voilà un excellent exercice pour ne pas virer maniaque et une occasion inespérée d’ouvrir son horizon ! Pour une fois, Claire peut se coucher un peu plus tard si tous ses cousins jouent après le dîner : elle récupérera la semaine prochaine. Dommage de priver les enfants de la joie de s’amuser ensemble ! « À nous d’être adaptables, affirme Tiphaine. On ne peut pas être aussi exigeants avec les enfants qu’on l’est chez soi. Sans renoncer pour autant à ce qui nous paraît essentiel comme la politesse ou la serviabilité. »

6
Pas d'intrusion dans l'éducation des enfants

S’il y a un domaine sensible, sur lequel il vaut mieux marcher sur la pointe des pieds, c’est bien l’éducation des enfants. Les heurts viennent souvent de là. Réclamer gentiment un merci à Cyprien quand on lui sert sa purée est normal, mais on ne peut dire guère plus. « C’est les parents que ça regarde, rétorque Ombeline, et une intervention les froisse inévitablement. » Marion se souvient quand même d’avoir piqué une colère un jour où tous les enfants s’envoyaient des boulettes à travers la table. « Si l’un d’eux se comporte mal devant moi et que ses parents sont ailleurs, je me permets de le reprendre gentiment mais fermement », ajoute-t-elle. Quant aux disputes, mieux vaut ne pas s’en mêler mais plutôt trouver un dérivatif.

« Souvent ils se chamaillent parce qu’ils s’ennuient, estime Philippe, le mari d’Amalia. Il est bon parfois que les parents s’impliquent un peu et montent un projet avec eux. L’été, nous créons une pièce de théâtre avec les neveux ; ça fait prendre la mayonnaise entre les générations. »

PRETEND PLAY
G-Stock Studio | Shutterstock

Chez d’autres, plus musiciens, c’est un petit concert où chacun apporte sa voix ou son instrument. « J’aime bien proposer une randonnée, en mettant la barre un peu haut, continue Philippe. Que ce soit un défi que les enfants seront fiers de relever, l’occasion de les sortir un peu du confort estival : ils en garderont un souvenir fort. »

7
Savoir prendre le large

On n’est pas obligé de tout faire ensemble ! S’il y a trop de contraintes, ce ne sont plus des vacances. Il est normal de vouloir partir en famille réduite pour une journée ou un après-midi. Vous avez besoin de vos moments de tranquillité ? Dites-le à l’avance de façon à ne surprendre personne. Ceux qui n’osent pas le dire se sentiront plus à l’aise pour prendre le large. Il ne s’agit pas de faire comme si on était tout seul et de ne rien changer à ses habitudes. Daniel est fou de planche à voile et organise toutes ses journées autour de cette activité. Il prend ses repas à l’heure qui l’arrange, sans se préoccuper des amis avec qui il se trouve. Entre l’indépendance et l’égoïsme, la marge existe.

8
Prenez ce risque !

Vous avez peur d’être déçus, de vous disputer, de ne pas supporter vos vieux amis et leurs manies ? Quel dommage de ne pas franchir le pas et de passer à côté de joies essentielles et ainsi de priver les enfants de souvenirs merveilleux ! Ces retrouvailles avec les cousins ou les amis, certains enfants en rêvent pendant toute l’année. « C’est peut-être l’occasion d’échanger avec eux, de les ouvrir à l’acceptation de l’autre comme il est, estime Martine, mère de trois grands enfants. Quant aux adolescents, ils vont bientôt nous quitter et aller vers un univers différent, autant apprendre à vivre avec d’autres. » Cela peut être un temps fort où se construisent de solides amitiés pour les plus jeunes et où les parents arrivent à s’entraider, se soutenir et se détendre ensemble.

Des familles qui vivent d’une même foi partagent parfois la prière du soir. Maÿlis raconte les fruits de cette expérience : « Parfois, nous en sommes venus à nous demander pardon pour des petits froissements et les enfants emboîtent immédiatement le pas. La prière commune, quand elle est possible, nous aide à ne pas nous focaliser sur des détails, à passer par-dessus nos agacements, et cela crée une véritable communion ».

Florence Brière-Loth

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