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Violence conjugale : savoir distinguer un vrai pardon d’un faux repentir

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Mathilde de Robien - Publié le 05/07/19

L’actualité s’en est encore fait l’écho : nombreuses sont les femmes victimes de violence conjugale, qu’elle soit verbale, physique ou psychologique. Sophie Soria-Glo, catholique engagée, juriste et coach spécialisée dans l’aide aux victimes de harcèlement moral, revient sur le cycle de la violence et sur la nécessité de distinguer un vrai pardon d’un faux repentir.

Selon les dernières données du gouvernement, près de 220.000 femmes ont subi des violences conjugales en 2017, et 130 d’entre elles sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-compagnon. Par le biais de l’association Victa dont elle est présidente, Sophie Soria-Glo anime des groupes de soutien et des ateliers juridiques destinés aux femmes victimes de harcèlement psychologique. Elle témoigne des mécanismes, toujours identiques, qui participent au cycle de la violence, et qu’il est important de savoir détecter si l’on veut se dégager de l’emprise d’un conjoint manipulateur. Car selon elle, on ne peut pas dissocier harcèlement psychologique et violence physique.


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Bien souvent, le cycle de la violence commence par des tensions au sein du couple : jalousie, problème au travail, cris des enfants, ménage pas fait… Puis la violence peut exploser au moyen d’insultes, de coups, de mise en isolement, de harcèlement moral… La victime, elle, culpabilise de ne pas avoir su éviter la crise. Puis vient ensuite une phase où le couple revient dans une situation normale : l’auteur des violences s’excuse, redevient gentil, promet un changement, offre des fleurs ou des cadeaux… La victime retrouve alors l’homme qu’elle aime et oublie les actes violents. Sophia Soria-Glo alerte ici sur le « piège du pardon » : « On peut pardonner, mais si les actes violents deviennent répétitifs, alors il s’agit d’un faux repentir de la part de l’auteur des violences. Il ne faut pas se faire piéger ». Un autre signe réside dans la tournure de plus en plus rapide du cycle, jusqu’à la disparition de la phase « gentil ».




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En cas de faux repentir et de violences récurrentes, souligne Sophia Soria-Glo, il est primordial de se faire aider, de se faire accompagner spirituellement, de ne pas rester seule avec sa souffrance. « Le Seigneur ne veut pas que vous vous fassiez taper dessus », assure-t-elle. Sœur Véronique Margron, religieuse dominicaine, théologienne et présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, précise également qu’ »on ne peut pas se sentir coupable de l’échec de son mariage quand on a face à soi une personne dangereuse pour la vie ».

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