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L’inestimable cadeau du pape François au patriarche Bartholomée

VATICAN POPE
© VINCENZO PINTO / AFP
Le pape François tient dans les mains le reliquaire de saint Pierre lors de la fête de la Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ, le 24 novembre 2013.
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Le pape François a offert des reliques de l’apôtre Pierre au Patriarche orthodoxe de Constantinople à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul, le 29 juin. Il s’agit du reliquaire déposé jusqu’à présent dans la chapelle privée du souverain pontife. Un cadeau inestimable qui a surpris les orthodoxes.

Le pape François a pris tout le monde au dépourvu, juste à la fin de la messe que le pape François célébrait en la basilique Saint-Pierre, le jour de la fête des saints Pierre et Paul. Une délégation du patriarcat orthodoxe de Constantinople y participait. En s’adressant à son « frère » le patriarche Bartholomée, le pape François a déclaré vouloir lui offrir un cadeau très spécial. Sans préciser davantage de quel cadeau il s’agissait, il a invité Mgr Job, archevêque de Telmissios et représentant du Patriarche, à le suivre jusqu’à la chapelle du Palais apostolique. Et c’est une fois arrivé sur place que le souverain pontife a dévoilé son plan. Leur offrir le reliquaire de saint Pierre que le pape Paul VI avait déposé en son temps dans la petite chapelle de ses appartements privés.

Lire aussi : Pourquoi les reliques ont de l’avenir

Un don « extraordinaire et inattendu »

C’est un évènement « extraordinaire et inattendu », s’est réjouit le prélat orthodoxe. Celui-ci n’a pas hésité de parler d’un « gigantesque pas vers l’unité concrète ». Ce 30 juin, le reliquaire est bien arrivé à Istanbul. Le patriarche Bartholomée en a lui-même fait l’annonce aux fidèles de son Église. C’est la première fois que des reliques de celui qui fut le premier pape de l’histoire sont offertes à l’Église orthodoxe de Constantinople. Ce geste fort de l’actuel chef de l’Église catholique rappelle celui de Paul VI en janvier 1964. Il avait offert au patriarche de Constantinople Athénagoras la tête de saint André. Si saint Pierre est considéré comme le fondateur de l’Église de Rome, son frère André est vu réputé être le fondateur de celle de Constantinople.

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EN: #StsPeterandPaul were transparent before God. Throughout life, they preserved this humility, to the very end. Both understood that holiness does not consist in exalting but rather humbling oneself. PT: Os #SantosPedroePaulo foram transparentes diante de Deus. Na vida, mantiveram essa humildade, até o fim: eles compreenderam que a santidade não está no elevar-se, mas no abaixar-se. ES: Los #SantosPedroyPablo fueron transparentes ante Dios. Durante su vida mantuvieron esta humildad hasta el final: comprendieron que la santidad no consiste en enaltecerse, sino en abajarse. IT: I #SantiPietroePaolo sono stati trasparenti davanti a Dio. Nella vita hanno mantenuto questa umiltà, fino alla fine: hanno compreso che la santità non sta nell’innalzarsi, ma nell’abbassarsi. FR: Les #SaintsPierreetPaul ont été transparents devant Dieu. Dans leur vie, ils ont gardé cette humilité jusqu'au bout : ils ont compris que la sainteté ne se manifeste pas par le haut, mais par le bas. DE: Die #HeiligenPetrusUndPaulus waren vor Gott transparent. In ihrem Leben verharrten sie bis zum Ende in dieser Demut: Sie verstanden, dass die Heiligkeit nicht darin liegt, sich selbst zu erhöhen, sondern darin, sich zu erniedrigen. PL: #ŚwięciPiotriPaweł byli przejrzyści przed Bogiem. W życiu praktykowali tę pokorę, aż do końca: zrozumieli, że świętość nie polega na wywyższaniu się, ale na uniżaniu.

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Selon la tradition, les reliques de saint Pierre sont conservées sous la basilique Saint-Pierre. C’est effectivement sur la colline vaticane que l’apôtre aurait été crucifié, la tête en bas, sous le règne de Néron aux alentours des années 64-70. En 1939, c’est le pape Pie XII qui a lancé dans le secret des fouilles archéologiques dans la crypte des papes. Les scientifiques ont alors découvert une armoire de marbre sous le maître-autel de l’actuelle basilique. Cette armoire cachait une tombe, surmontée d’un petit monument funéraire. C’est cette composition qui a fait penser immédiatement au « trophée » : Celui destiné à faire mémoire de l’apôtre Pierre, que Gaius, un prêtre chrétien, mentionne dans une lettre datée de 180 après J.-C. En continuant les recherches, les archéologues ont conclu que toutes les tombes chrétiennes qui entouraient ce trophée — certaines datant du Ier siècle — étaient vraisemblablement celles de chrétiens de toute l’Europe. Dès les premiers siècles, il était fréquent qu’ils soient enterrés au plus près de Pierre, en signe de vénération.

Des fouilles secrètes du pape Pie XII

En 1950, convaincu à son tour, Pie XII a annoncé que cette tombe était bien celle de Pierre. Pourtant, les chercheurs avaient révélé que cette tombe était vide… Ce n’est que trois ans plus tard, en 1953, que des ouvriers récupèrent des restes d’ossements mêlés à des morceaux d’un tissu de pourpre et d’or, dans la cavité du mur entourant la tombe. Mélangés aux restes d’un homme robuste âgé entre 60 et 70 ans, les analyses découvrent de la terre identique à celle qui provient de la tombe vide… Il n’en faut pas plus pour que le pape Paul VI déclare en 1968 qu’« on peut penser qu’il s’agit des reliques de Pierre ». Tout en prélevant une partie des reliques qu’il dépose dans sa chapelle privée, il ordonne que les fragments d’os retrouvés soient remis là où ils furent découverts, là où on peut les voir encore aujourd’hui en visitant les fouilles.

Lire aussi : Le pape François en Roumanie, un nouveau pas sur le chemin œcuménique

Quant au pape François qui n’habite pas les appartements pontificaux, c’est pendant la messe qu’il a eu l’idée de faire le don. « Je n’habite pas le Palais apostolique, je ne prie jamais ni ne célèbre la messe dans cette chapelle. Nous avons des reliques de l’apôtre Pierre en la Basilique. C’est mieux alors que celles de la chapelle privée soient déposées à Constantinople. Je vous demande de transmettre ce reliquaire à mon frère le patriarche Bartholomée, comme don à l’Église orthodoxe. Ce don n’est pas de ma part. C’est un don de Dieu » a-t-il conclu.

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