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Des JMJ pour les jeunes chrétiens orientaux

Les Journées régionales de la jeunesse (JRJ) pour le Moyen-Orient ont été lancées à l’occasion de l’année jubilaire jésuite en 2006.
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400 jeunes orientaux ainsi qu’une délégation de 40 jeunes français sont attendus du 27 juillet au 4 août à Beyrouth, au Liban, pour participer aux Journées régionales de la jeunesse (JRJ). Ce rassemblement, organisé par les jésuites de la Province du Moyen-Orient, se veut être « le pendant des JMJ pour les jeunes orientaux qui ne peuvent pas y assister », détaille à Aleteia Maximilien Neymon, volontaire à l’Œuvre d’Orient et membre de l’équipe logistique de l’événement.

À un mot près, on pourrait confondre l’événement avec les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Les Journées régionales de la jeunesse (JRJ) sont nées en 2006 à l’initiative des jésuites de la Province du Moyen-Orient. Après l’Égypte en 2006, la Syrie en 2009, le Liban en 2012 et l’Égypte en 2015, c’est à nouveau au Liban, à Beyrouth, que l’événement doit se tenir. Du 27 juillet au 4 août quelque 400 jeunes chrétiens orientaux sont attendus sur place. Particularité de cette édition, une quarantaine de jeunes Français doivent y participer ainsi qu’une délégation de trente jeunes irakiens. « Ces journées ont été pensées par les jésuites pour être le pendant des JMJ pour les sociétés arabes, pour que les jeunes chrétiens orientaux puissent, eux aussi, avoir un rassemblement d’Église », explique à Aleteia Maximilien Neymon, volontaire à l’Œuvre d’Orient, association partenaire de l’événement cette année. « Il est compliqué pour eux d’avoir des visas pour les pays européens. À titre d’exemple, seuls cinq Irakiens se sont rendus aux JMJ de Panama alors qu’il y a eu plus d’une centaine de demandes ».

Un événement de spiritualité ignacienne

« De sa paix dépend votre paix » (Jr 29,7) est le thème qui accompagnera ces jeunes venus de Syrie, d’Égypte, d’Irak et de Liban. « L’idée est de dire qu’il est possible d’être un artisan de paix là où on est, même si on est loin de sa terre d’origine et en dépit des difficultés économiques, des persécutions ou de l’instabilité politique », reprend le jeune volontaire. Organisateur de cette édition, le père Gabriel Khairallah, dans son message à la délégation française, interpelle en ces termes : « Comment garder espérance au sein de nos sociétés arabes malgré une vie difficile, des injustices que nous éprouvons parfois ou même des persécutions auxquelles nous faisons face par moments ? Comment ne pas céder au désespoir et comment être des acteurs actifs et responsables au sein de nos sociétés ? Voilà des défis auxquels nous sommes confrontés en tant que chrétiens ».

Initiative de spiritualité ignacienne, les JRJ s’organisent en trois temps forts. Un week-end introductif au collège jésuite Notre-Dame de Jamhour, dans la banlieue de Beyrouth, pour un temps de conférences et d’ateliers sur le thème de la rencontre. Parmi les intervenants se trouvent notamment Joe Hatem, président des EDC Liban. Les jeunes doivent ensuite partir par petits groupes d’une quinzaine à travers le Liban pour un temps d’« expériment » de quatre jours au cours duquel ils seront accueillis par des associations, des œuvres chrétiennes. À l’issue de ce temps, ils se retrouveront une nouvelle fois à Jamhour « pour un temps festif ».

« Encourager les jeunes participants à croire en leur potentiel »

« En alliant rencontre, réflexion, service, prière et célébration, il s’agit d’encourager les jeunes participants à croire en leur potentiel et en leur capacité à aider nos sociétés à évoluer, à en prendre conscience et à trouver des outils pour les développer », souligne encore le père Gabriel Khairallah. « C’est un des moyens que les JRJ souhaitent mettre en œuvre pour agir ensemble afin de ne pas céder au découragement et au désespoir ».

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