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Non, demander pardon à son enfant ne nuit pas à l’autorité

MOM,DAUGHTER
Shutterstock
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Pardonner à nos enfants nous semble naturel, même si ce n’est pas toujours facile. Mais nous pensons moins aisément à leur demander pardon.

Pourquoi leur demander pardon ? Tout simplement parce qu’il nous arrive de les blesser, d’être injustes, violents, égoïstes. À cause du péché, nous sommes tous des parents blessants, et ces blessures sont d’autant plus profondes que nos enfants sont dans une situation d’extrême vulnérabilité par rapport à nous. Nos maladresses et nos erreurs sont parfois involontaires : nous nous trompons alors que nous voudrions bien faire. Mais il se peut aussi que nous ayons vraiment conscience d’avoir mal agi : c’est un mot dur dicté par la colère, une promesse non tenue, un reproche injustifié, sans même parler de torts plus graves tels que des violences répétées, les disputes incessantes entre époux devant les enfants, l’abandon du domicile familial, etc.

Demander pardon ne nuit pas à l’autorité

Demander pardon à nos enfants ne va-t-il pas saper notre autorité ? N’est-ce pas une manière de nous abaisser à leurs yeux, au risque de détruire leur confiance ? Oui, si nous passons notre temps à nous dévaloriser devant eux, à gémir sur nos insuffisances, à ruminer nos défauts et à remettre constamment en cause les décisions que nous prenons à leur égard. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit !

Leur demander pardon est une démarche ponctuelle, claire, limitée à un ou plusieurs faits précis : « Je te demande pardon de t’avoir dit que tu n’es bon à rien. C’est injuste et complètement faux : j’étais en colère, mes mots ont dépassé ma pensée. J’ai eu tort et je le regrette ».

Demander pardon est un acte de vérité : nous reconnaissons à la fois la blessure subie par l’enfant et le fait que nous en sommes responsables. Or, la vérité rend libre. C’est très important face à un petit : en lui disant clairement que nous avons eu tort, nous le libérons d’une fausse culpabilité.

Pour l’enfant, l’adulte a toujours raison

En effet, pour le jeune enfant, c’est toujours l’adulte qui a raison, surtout s’il s’agit de son père ou de sa mère : lorsqu’il y a une difficulté, il pense forcément que c’est lui-même qui est en faute. En grandissant, il voit plus aisément que ses parents peuvent se comporter de manière injuste : si ceux-ci lui demandent pardon, non seulement ils ne se dévalorisent pas à ses yeux, mais leur autorité s’en trouve renforcée, parce qu’elle s’appuie sur des relations vraies.

Même un tout-petit peut être blessé par le manque d’amour de ses parents, dès le sein maternel. Lorsqu’un bébé s’annonce dans un contexte difficile, le premier mouvement des parents n’est pas toujours celui de l’accueil, ce qui est bien compréhensible. Cependant, « il est nécessaire de prendre en considération la blessure très douloureuse qui résultera du premier moment de rejet. Bien entendu, plus tôt la maman changera d’attitude vis-à-vis du bébé, mieux cela sera. L’idéal est qu’elle puisse, dans le fond de son cœur, demander pardon à son enfant de ne pas avoir été en mesure de l’accueillir mieux dès le début. L’enfant, qui est sensible au rejet, va être également sensible au pardon ». Le pardon est un chemin, qui peut être très long ; mais il n’est jamais trop tard pour pardonner et demander pardon, même au-delà de la mort.

Christine Ponsard

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