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Jésus et Marie : deux Cœurs unis et complémentaires

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Le calendrier liturgique associe la solennité du Sacré-Cœur de Jésus à la fête du Cœur immaculé de Marie, le lendemain. Même si la fête du Cœur immaculé est « empêchée » en 2019 par la solennité des saints Pierre et Paul, les cœurs de Jésus et de sa mère restent inséparables, tout comme la double dévotion à laquelle l’Église nous invite.

Le lendemain de la solennité du Sacré-Cœur, l’Église célèbre la fête du Cœur immaculé de Marie. Cette quasi-concomitance des deux événements liturgiques démontre qu’entre Jésus et la Vierge existe un lien bien plus étroit qu’un simple rapport filial entre un fils et sa mère. Dans ces conditions, la question se pose de savoir si la dévotion au Cœur de Marie apporte quelque chose de plus à celle que l’on rend au Cœur de Jésus.

Une dévotion liée à l’Écriture

Le Cœur, dans la Bible, signifie la totalité de la personne, son centre le plus intime, le point-charnière entre sensibilité, raison et volonté. C’est dans le « Cœur » que l’homme puise ses orientations essentielles et accède à son unité intérieure. Ces précisions sont importantes pour juger du fondement scripturaire de la dévotion au Cœur de la Vierge Marie. En effet, de même que la dévotion au Sacré-Cœur s’enracine dans l’Écriture (sinon elle serait un rajout à la Révélation, et n’aurait donc pas de consistance dogmatique), de même la fête du Cœur immaculé de Marie doit s’appuyer sur les Évangiles afin d’être proposée aux croyants comme un chemin vers Dieu. Où est-il fait mention du Cœur de la Vierge Marie dans les écrits inspirés ?

Deux versets de l’Évangile de saint Luc mentionnent le Cœur de Marie. La seconde occurrence du terme se situe après le recouvrement de Jésus au Temple : « Il descendit (Jésus) avec eux (Marie et Joseph), et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements » (Lc 2, 51). Des exégètes traduisent « gardait toutes les paroles » : les « paroles » englobent ici les dits et les faits dans leur totalité. L’Évangile nous apprend ainsi que Marie médite, repasse dans son esprit tous les événements du salut. Par ailleurs, dans cette méditation de l’événement du recouvrement de Jésus au Temple, l’incompréhension de la mère, inquiète du sort de son fils, préfigure le dénuement de sa foi au Golgotha, où elle devra croire à la messianité de celui-ci malgré les apparences contraires.

Ainsi, on peut déjà apporter une réponse à la question que nous nous posions : si la dévotion au Cœur de Marie n’apporte rien de nouveau au culte que nous devons à celui de Jésus, en revanche il permet de l’approfondir. À l’école de la Vierge, le croyant voit et aime le Fils éternel (le Sacré-Cœur symbolisant la totalité de la personne du Christ, non un simple organe) comme sa mère le contemple et l’aime. Tel est le premier fruit de la dévotion au Cœur immaculé de la Vierge.

Un Cœur qui fera régner celui de son Fils dans le nôtre

Cependant, nous ne devons pas en rester à une conception de la Vierge comme une personne toute passive, bien que réceptive et contemplative. Le Cœur immaculé de la Vierge est agissant. Sinon, Notre-Dame aurait-elle dit aux voyants de Fatima : « À la fin, mon Cœur immaculé triomphera » ? La fête qui suit immédiatement la solennité du Sacré-Cœur nous rappelle que la Vierge est partie prenante de la Rédemption. Au pied de la Croix, Jésus nous l’a donnée pour mère. En tant que telle, elle contribue à nous enfanter à la vie divine.

Cet enfantement s’assimile à un combat contre tout ce qui, en nous, fait obstacle au Christ. Mais les forces adverses sont également extérieures à nous : ce sont les esprits démoniaques. Cependant, ce n’est pas au ciel que la Vierge vaincra définitivement Satan : le diable en a déjà été chassé par saint Michel et ses anges fidèles. Le terrain où la Vierge remportera la victoire finale, c’est notre Cœur. Et comme le moyen doit être « homogène » avec la fin, c’est avec son Cœur immaculée qu’elle fera régner son Fils dans les nôtres.

Ainsi, tout se passe dans le triangle de trois Cœurs : celui de Jésus, celui de sa Mère et le nôtre. Il ne s’agit pas là d’une spiritualité qui ferait d’un organe un « objet sacré », mais qui place les personnes de Jésus et de Marie au centre. Nous avons précisé plus haut en effet que le Cœur était le siège de l’unification intérieure de la personne. Dans le cas de Jésus, le Cœur est comme le récapitulatif de toute la Rédemption. Pie XII, dans son encyclique Haurietis aquas (1962), précisera que le Sacré-Cœur représente « le mystère de l’amour miséricordieux du Christ et de la Trinité tout entière — Père, Fils et Saint-Esprit — envers l’humanité pécheresse » (HA, 46). Il en va pareillement pour Marie : son Cœur immaculé symbolise sa personne, ainsi que sa maternité à notre égard. La dévotion à son Cœur s’adresse donc à la Vierge en tant qu’aimante, le Cœur étant unanimement reconnu comme le symbole universel de l’amour.

Accueillir le don de Dieu avec un Cœur marial

Par son consentement à la Croix, sa prière et sa souffrance, la Vierge a collaboré comme nulle autre créature à la Rédemption. Malgré cela, la dévotion à son Cœur n’apporte rien de nouveau à celle rendue au Sacré-Cœur quant à l’efficacité du salut, la Rédemption étant parfaitement accomplie par le Christ.

Mais alors, pourquoi honorer le Cœur de Marie si en Jésus-Christ réside la plénitude de la Révélation et du salut ? En fait, la Vierge est notre pédagogue pour accueillir l’amour de Dieu pour nous. En nous apprenant à rendre un culte à Dieu par la foi, l’obéissance et l’amour, et à aimer nos frères et sœurs, comme elle le fit elle-même, de façon incomparable, durant ses jours terrestres, Marie exerce sa maternité spirituelle à notre égard. Voilà pourquoi le triomphe final de son Cœur coïncidera avec la consommation eschatologique du plan de salut de Dieu. Là réside le principal motif qui a poussé l’Église à placer, dans l’année liturgique, la fête célébrant son Cœur immaculé le lendemain de la solennité du Sacré-Cœur, de telle sorte que nous la priions de conformer nos cœurs, par le truchement de l’Esprit-Saint, au sien, et plus encore à celui de son Fils.

Les 8 plus anciennes représentations de la Vierge Marie :
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