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En Arménie, le goût biblique du vin de Noé

Góra Ararat, fot. Henri Nissen/Wikipedia
Le mont Ararat.
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Plusieurs vignobles arméniens ont choisi de perpétuer la tradition viticole de la région dont l’origine est attribuée à Noé, qui aurait posé son arche sur les monts d’Ararat.

Mais qu’a fait Noé après le déluge ? « Le dix-septième jour du septième mois, l’arche se posa sur les monts d’Ararat », nous apprend le livre de la Genèse. Si son sommet appartient aujourd’hui à la Turquie, l’Ararat est une montagne emblématique de l’Arménie. D’après les Écritures Noé, « homme de la terre, fut le premier à planter la vigne ». Un fruit de la terre qu’il ne se priva pas de tester : « Il en but le vin, s’enivra et se retrouva nu au milieu de sa tente », précise encore le livre de la Genèse.

Considéré comme le premier vigneron, Noé aurait donc planté et cultivé ses vignes en Arménie. S’il s’agit d’abord d’une tradition biblique, il n’en demeure pas moins qu’en 2007, une équipe d’archéologues irlandais, américains et arméniens a découvert sur un site proche de la rivière Arpa, près de la communauté d’Areni, trois chambres avec des jarres remplies de pépins de raisins, datant de 6.000 ans, permettant ainsi de supposer que c’est ici qu’a eu lieu la plus ancienne vinification au monde. Une seconde campagne de fouilles, menée en 2010, a mis au jour, un fouloir, une cuve de fermentation, des sarments de vigne desséchés.

Fort de cette héritage, plusieurs arméniens se sont ainsi lancés dans l’aventure viticole. Vahe Keusgheurian, a ainsi ouvert plusieurs pépinières sur son vignoble afin d’étudier les variétés de vigne endémiques, dont 300 ont déjà été découvertes. Surnommé le « parrain des raisins arméniens », il a confié à la revue Wine and Spirits son espoir de « trouver un joyau ». De son côté Zorik Gharibian, de la Zorah Winery, travaille actuellement avec des souches d’areni, tentant ainsi de faire revivre l’ancien processus de fermentation. Un projet qui a de quoi aiguiser les papilles…

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