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Cette fête liturgique que les Français célèbrent après tout le monde

©Louis Marie MELCHIS/CIRIC
6 juin 2010 : Procession pour la fête Dieu appelée aussi Solennité du Saint Sacrement : paroisse et ville de La Farlède (83), France.
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Alors que les catholiques de Belgique, Suisse, Espagne, Portugal, Autriche, Pologne et de certaines parties de l’Allemagne, s’apprêtent à célébrer ce jeudi 20 juin la Fête du Corps et du Sang du Christ (appelée aussi Fête du Saint-Sacrement ou Fête-Dieu), les Français ne la fêteront que dimanche 23 juin en raison d’un indult papal datant du concordat de 1801.

Tant de jours chômés à l’occasion des fêtes religieuses n’était pas du goût de Bonaparte. C’est pourquoi le premier Consul a obtenu, dans le cadre de la négociation du concordat avec le pape Pie VII, une dérogation intitulée « Indult pour la réduction des fêtes », promulguée le 9 avril 1802 par le cardinal Jean-Baptiste Caprara, afin de transférer au dimanche d’après certaines fêtes de précepte. Ainsi, dans d’autres pays, la Fête-Dieu, jour férié, a été maintenue au jeudi qui suit la fête de la Sainte-Trinité, soit soixante jours après Pâques. En France, elle a été repoussée au dimanche qui suit la Sainte-Trinité en vertu de cet indult papal, afin de permettre la participation de tous les fidèles.

Lire aussi : À Rome, la Fête-Dieu a désormais lieu le dimanche

Alors que les fêtes d’obligation de l’Église universelle étaient au nombre de dix avant la Révolution (Noël, Sainte Marie Mère de Dieu, Épiphanie, Saint Joseph, jeudi de l’Ascension, jeudi de la Fête du Saint-Sacrement, fête des saints Pierre et Paul, Assomption de Notre-Dame, Toussaint et Immaculée Conception), elles ont été réduites à quatre par le « décret Caprara » : « Les jours de fête qui seront célébrés en France, outre les dimanches, sont la Naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, l’Ascension, l’Assomption de la Très Sainte Vierge et la fête de tous les Saints. » Et le Saint-Siège de préciser que trois autres fêtes auront une solennité transférée au dimanche suivant : l’Épiphanie, la Fête-Dieu et la fête des saints Pierre et Paul.

En conclusion de l’indult, comme pour compenser le net assouplissement du calendrier des fêtes liturgiques, le cardinal ne manque pas d’insister sur la qualité de la dévotion des Français, à défaut de la quantité : « Sa Sainteté attend de la religion et de la piété des Français, que plus le nombre des jours de fêtes et des jours de jeûnes sera diminué, plus ils observeront avec soin, zèle et ferveur, le petit nombre de ceux qui restent ».

Lire aussi : Processions de la Fête-Dieu : une tradition populaire et séculaire

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