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Le Saint-Esprit est le « reconstructeur de l’espérance »

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L’Esprit-Saint peut transformer « les plaies du passé » en « souvenirs de salut », a exhorté le pape François au cours de son homélie lors d’une messe le 16 juin 2019 dans la localité de Camerino. Le souverain pontife s’est exprimé devant une population encore endeuillée par un séisme survenu en 2016.

Le 24 août 2016, un séisme de magnitude 6,2 avait secoué le centre de l’Italie causant la mort de 298 personnes. Bouleversé par ce drame, le pontife argentin avait alors décidé d’annuler sa catéchèse, préférant prier le Rosaire avec les fidèles place Saint-Pierre et manifesté sa volonté de se rendre au chevet des victimes. Fidèle à sa promesse, le souverain pontife avait rejoint Amatrice par surprise le 4 octobre suivant et appelé les Italiens en deuil à ”aller de l’avant ». Près de trois ans après ce drame, le chef de l’Église catholique était de retour dimanche dans cette région encore meurtrie.

Avant la messe, le chef de l’Église catholique s’est rendu dans la commune de Cortine afin d’y rencontrer des familles encore logées dans des structures d’urgence. Muni d’un casque, il a ensuite visité la cathédrale de Camerino, encore largement endommagée. Enfin, il a rencontré l’ensemble des maires du diocèse de Camerino Sanseverino.

Devant ces maisons en ruines, il est possible de s’interroger, a reconnu le Souverain pontife dans son homélie. Pourtant, cela doit être une certitude : le Seigneur n’oublie pas ses enfants. Chacun des fidèles est « plus précieux » que tout à ses yeux et chaque fidèle doit demander la grâce de s’en souvenir : il s’agit d’une parole clef pour la vie. Pourtant, il est si difficile de se libérer de ces mauvais souvenirs paralysants, a-t-il constaté.

Quiconque s’approche de Dieu ne reste pas abattu

Alors que les fidèles recherchent parfois des solutions « rapides et superficielles » pour se libérer du passé, le Seigneur leur donne le Saint-Esprit. Celui-ci est en effet capable de transformer « les mémoires d’esclaves en mémoires libres », « les plaies du passé » en « souvenirs de salut ». En réalité, l’Esprit-Saint est le « reconstructeur de l’espérance » et Il est spécialisé dans « la résurrection, l’élévation, la reconstruction ». Ainsi, quiconque s’approche de Dieu ne reste pas abattu, « il va de l’avant : il recommence, il essaie à nouveau, il reconstruit ». C’est Lui qui donne la force de supporter le poids de la vie.

« Je suis venue ici simplement pour être être auprès de vous », a déclaré le pape François à la fin de cette homélie. Près de trois ans après ce séisme, le Souverain pontife a observé qu’il existe un risque que « l’attention retombe et que les promesses se retrouvent oubliées », augmentant la frustration de ceux qui voient le territoire encore de plus en plus « dépeuplé ». Pourtant, le Seigneur pousse à réparer, à reconstruire ensemble sans jamais oublier ceux qui souffrent. De plus, chacun peut faire sa part sans attendre que tous les problèmes soient résolus, a estimé le pontife argentin.