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Saint Théophane Vénard, le missionnaire de la gaîté

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Missionnaire emblématique du XIXe siècle, saint Théophane Vénard enseigne qu'au milieu des tracas du quotidien, les pires soient-ils, la tristesse ne sert à rien. À sa suite, chacun est appelé à proclamer en toutes circonstances : "vive la joie quand même !"

C’est sans doute l’une des figures les plus connues des Missions étrangères de Paris (MEP. Théophane Vénard (1829-1861) a trouvé sa vocation en lisant la vie d’un prêtre missionnaire, mort en martyr au Tonkin, une région du Vietnam. À neuf ans seulement, il avait déjà exprimé le souhait de suivre cet idéal : Il le sait, il ira lui aussi en Asie pour annoncer l’Évangile aux confins du monde au péril de sa vie. Rien n’entame son enthousiasme à toutes épreuves.

Savoir demander la joie au Seigneur

Le choix pourtant radical provoque une véritable déchirure pour sa famille. Le jeune missionnaire, en plus de partir loin, doit surtout y passer le restant de sa vie. Sa terre de mission sera la Chine dans un premier temps, puis le Tonkin jusqu’à son dernier souffle. Malgré la souffrance de la séparation, Théophane Vénard ressent une profonde joie à partir pour l’Asie. « Toutes les fois que la pensée du martyre se présente à moi, elle me fait tressaillir, écrit-il par exemple. C’est la belle et bonne part qui n’est pas donnée à tous ».

Il n’est pas difficile cependant d’imaginer la peine de devoir quitter ses proches. Malgré tout, le missionnaire apprend à conserver la joie qui lui est offerte, et il en fera même sa devise. « Ô mon Dieu, se réjouit-il, vous mettez vous-même le baume de la consolation et de la joie dans nos cœurs, alors que naturellement ils devraient être brisés de douleur ». Après quinze mois à Hong-Kong, de mars 1852 à mai 1853, Théophane est envoyé au Vietnam. Un pays dont l’empereur mène une persécution très dure vis-à-vis des chrétiens. Le jour-même de son départ en mission, Théophane apprend par exemple la décapitation de l’un de ses confrères, Jean-Louis Bonnard.

« Vive la joie quand même ! »

Après avoir étudié le chinois — une langue dont les caractères ont selon lui été « inventés par le diable pour en rendre l’étude plus difficile aux missionnaires » — voilà Théophane qui s’attèle au vietnamien. S’il parvient à apprendre cette langue bien plus rapidement, les difficultés de la vie quotidienne demeurent cependant. Malgré les persécutions ou les obstacles qu’il peut rencontrer, le saint missionnaire ne cesse de rechercher la joie en toutes choses. Pour lui, cette gaieté ne peut que provenir de la confiance que l’on met en Dieu. Après avoir lu sa vie, la petite Thérèse elle-même vient à devenir admirative de cette attitude chaleureuse hors-norme.

« Vive la gaîté », écrit celui qui sera canonisé par le pape Jean Paul II en 1988. « Quand on travaille pour Dieu, on a le cœur à l’aise ». Pour lui, la recherche de la joie et la lutte contre la tristesse sont un combat à mener constamment, quelles que soient les épreuves. « Il vaut mieux envisager la vie sous son beau côté et rendre autant que possible les impressions de son âme tranquilles et sereines », indiquera-t-il encore dans un lettre à son frère.

La tristesse est inutile

« Il n’y a que peu d’utilité dans la tristesse, explique-t-il encore dans ce courrier, de sorte qu’au sein de l’abattement et du dégoût et de toute espèce de souffrances, il faut prendre son cœur à deux mains et lui faire crier malgré lui : « Vive la joie quand même ! » Dans l’une de ses dernières lettres, se sachant condamné à mort, il écrit à ses confrères des Mission étrangères de Paris : « Adieu mes amis de ce monde ! Il se fait tard, séparons-nous. Et ne pleurez pas sur ma tombe. Mais plutôt réjouissez-vous ! ».

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