Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Le leadership ou l’aptitude à permettre la victoire collective

WOMAN,WORKING,COFFEE SHOP
Shutterstock
Partager

Le leadership est non pas une science de l’entraînement, mais une aptitude première à donner, étape après étape, la destination qui permet la victoire collective.

Beaucoup d’analyses fleurissent sur le déploiement heureux des talents capables d’entraîner les autres à leur suite. Partant du principe qu’une inspiration juste a le devoir de s’exprimer, pousse-t-on le désir à prendre la tête d’entités professionnelles ou associatives ? Cela crée du mouvement, de l’enthousiasme, mais qui se soucie de la direction suivie par ce mouvement spontané ? Est-ce suffisant d’être en chemin ou faut-il savoir où aller ?

Lire aussi : Les quatre fonctions du manager

L’écueil du développement personnel est de mettre l’individu, leader ou suiveur, comme une finalité. Ce qui fonde et l’un et l’autre, ce n’est pas d’abord l’épanouissement, c’est la mission. Pour être plus précis, la mission garantit l’épanouissement durable car il lui ajoute quelque chose d’encore plus vital : l’utilité. Et qu’est-ce que l’utilité, si ce n’est le souci (et le bonheur) de contribuer par son propre talent à la victoire collective ? Le leadership est par conséquent non pas une science de l’entraînement, mais une aptitude première à donner, étape après étape, la destination qui permet la victoire.

« Prêtres, prophètes et rois »

Nous avons une vision biaisée du leadership essentiellement parce que ce sont souvent les experts ou les professionnels de la relation qui en parlent, et ce, précisément, parce que celui-ci n’est pas chez eux instinctif mais source d’apprentissage, de ficelles ou d’astuces. Nous sommes, pour prendre une image biblique simple, tous « prêtres, prophètes et rois ». Mais il y a bien des « prêtres » (intelligence à dominante relationnelle, produisant du lien), des « prophètes » (intelligence à dominante cérébrale, produisant du contenu) et des « rois » (intelligence de discernement, produisant de la décision).

Un médecin « Mère Teresa », un médecin chercheur et un médecin urgentiste peuvent avoir sur le papier le même CV. Dans la durée néanmoins, leurs motivations et leur performance vont s’alimenter différemment. Un médecin « Mère Teresa » (prêtre) va vouloir rencontrer beaucoup de gens, quitte à rester stationnaire sur le plan technique : pour lui, la connaissance est prétexte à la relation. Pour un médecin chercheur (prophète), c’est tout l’inverse : la relation est prétexte à la connaissance et il préférera voir moins de gens pourvu qu’ils lui permettent de grandir techniquement. Le médecin urgentiste (roi) n’est mû ni par la relation d’abord, ni par la connaissance d’abord mais par une disposition à bien décider dans une hiérarchie des priorités toujours changeante.

Lire aussi : Les limites du discours managérial

Les prophètes ont tendance à voir le management comme la réalisation minutieuse d’un plan bien conçu, le plan étant une production technique comme une autre ; les prêtres le voient d’abord comme une recherche de qualité d’interaction qui permet à chacun de se sentir bien ou du moins de ressentir une appartenance collective forte autour du leader.

Centrifuge ou centripète ?

Dans ces configurations, on peut dire que, spatialement, le leader est soit centrifuge (s’occupant de tout le monde en « courant partout », par souci du lien ou du plan) soit centripète (faisant tourner l’équipe autour de lui, avec motivation certes, mais sans autre horizon que la relation ou le plan eux-mêmes). Par séquence, ces modes de leadership peuvent fonctionner. Mais dans la durée ils s’évaporent, par auto-dispersion dans le premier, par direction aléatoire par rapport à la réalité dans le second. Les chefs naturels (rois) sont « centrifuges autour de la mission » : ce qui prime, chez eux, c’est la poursuite de la mission, c’est-à-dire concrètement les décisions d’étapes, l’alignement des talents avec l’impératif qu’impose le contexte, le col à rendre visible quand on est en ascension longue vers le sommet.

Lire aussi : Sommes-nous tous appelés à être leaders ?

À tout prendre, c’est donc dans le chemin parcouru dans la durée et non le vécu collectif instantané qu’il s’agit d’évaluer un leadership performant, qu’il soit tenu ou non par quelqu’un qui en a naturellement l’instinct. À leader préférons peut-être le terme de chef, celui qui donne la direction. Et pour dire les choses en une formule : le manager produit de la performance, le leader produit de l’engagement, le chef produit de la victoire.

Ces saints au caractère bien trempé :
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]