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Notre-Dame de Paris : les confidences de l’architecte en chef

Notre Dame
© Wikimedia commons
Cathédrale Notre-Dame de Paris.
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Philippe de Villeneuve est l’architecte en chef des monuments historiques chargé de la restauration de Notre-Dame depuis 2013. Dans un grand entretien donné au Figaro, il a confié son rapport personnel à la cathédrale et ses espoirs pour faire du chantier de Notre-Dame une réussite.

Habituellement discret, Philippe de Villeneuve « parle peu » comme il le déclare lui-même. Mais cet architecte en chef des monuments historiques, chargé de la restauration de la cathédrale depuis 2013, n’en pense pas moins. Dans un long entretien, il a confié toute l’affection qu’il porte à Notre-Dame mais aussi ses espoirs face au long chantier de restauration qui se prépare : « Ma vie entière n’avait été qu’une sorte de préparation à œuvrer, un jour, sur la cathédrale. Ce monument m’a constitué et me constitue encore. C’est lui qui m’avait donné envie d’être architecte ».

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S’il déplore les « bêtises » proférées dans les médias et sur les réseaux sociaux autour de la restauration, il reste, malgré tout, émerveillé par le formidable élan des entreprises et des artisans qui sont actuellement sur le terrain, 24h/24h, pour sauver Notre-Dame. « Ce chantier, tout comme la cathédrale, est hors normes, extra-ordinaire. Quand je vois la lumière entrer par les voûtes détruites, je me dis que les bâtisseurs du XIIe siècle ont déjà vu cela. Nous avons tous l’impression d’avoir remonté les siècles. Nous avons, en quelque sorte, retrouvé l’esprit de compagnonnage de l’époque, avec le même élan et la même complicité entre tous les corps de métiers. »

Interrogé sur le délai de restauration de cinq ans voulu par Emmanuel Macron, ce dernier reste confiant mais prudent : « Si on travaille avec méthode, si on ne se perd dans des doutes, c’est tout à fait faisable de redresser Notre-Dame en cinq ans. Mais au-delà, il faudra continuer à restaurer le reste de la cathédrale, dont la sacristie, le chevet, les transepts nord et sud ou les roses. Nous avions démarré un plan de travaux avant l’incendie, qui devait se dérouler pendant au moins dix ans. »

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Concernant la reconstruction de la flèche qui ne cesse d’agiter le débat public, l’architecte en chef exprime sans détour son souhait de la voir reconstruite à l’identique : « Depuis l’incendie, on a pris conscience que la flèche de la cathédrale datait du XIXe siècle. Qui, parmi les 13 millions visiteurs annuels, le savait ? La grande force du chef-d’œuvre d’Eugène Viollet-le-Duc, c’est qu’il n’était pas datable. Il s’intégrait à un chef-d’œuvre médiéval du XIIIe siècle. C’est cela qu’il faut retrouver. Lorsque Viollet-le-Duc a refait une flèche, il ne possédait que trois gravures sommaires sur l’ancienne, qui avait disparu. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Son œuvre est très bien documentée, nous avons tous les relevés. On ne part pas de rien. Nous sommes par ailleurs tenus par la Charte de Venise, qui impose que l’on restaure les monuments historiques dans le dernier état connu. Pour moi, non seulement il faut refaire une flèche, mais il faut la refaire à l’identique, afin justement qu’elle ne soit pas datable. »

Enfin, sur la reconstruction de la charpente, l’architecte en appel à l’humilité : « Tout le monde a son avis sur ce qu’il faudrait faire pour cette charpente. Mais il faudrait laisser parler ceux qui savent […] Si nous décidons de refaire une charpente en bois, à l’identique, nous serons prêts. Il y a le bois, la technique et les compétences disponibles. Nous avons, en France, des atouts patrimoniaux immenses. Cette charpente peut fédérer les énergies, donner un élan pour les compagnons et les apprentis. Elle pourrait susciter désirs et vocations. »

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