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La France attend que les chrétiens soient « d’authentiques disciples »

Cathédrale Saint-André de Bordeaux (Gironde).
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Lors de la messe pour la France célébrée dans la basilique Saint-Pierre de Rome mardi 28 mai, Mgr Joël Mercier a invité les chrétiens à rester fidèles au Christ et à être dans l’espérance.

Les chrétiens français doivent être « d’authentiques disciples du Christ ». C’est ce qu’a souligné Mgr Joël Mercier, secrétaire de la Congrégation pour le clergé, lors de la messe célébrée à Saint-Pierre de Rome dans la chapelle dédiée à sainte Pétronille, patronne secondaire de la France, ce mercredi 28 mai 2019. Chaque année, aux alentours du 31 mai, jour de la fête de la sainte, une messe est célébrée à l’intention de la France.

Les chrétiens français sont parfois montrés du doigt pour leur défauts, c’est pourquoi ils doivent devenir « d’authentiques disciples du Christ », a estimé le prélat. Pour lui, il en va de « l’avenir de la foi chrétienne dans le pays ». Ce n’est d’ailleurs pas toujours pour « nos qualités de chrétiens que nous sommes remis en cause mais pour nos défauts, voire pour des actes franchement mauvais », a-t-il poursuivi. « C’est au nom du pire que l’on rejette notre meilleur et tout se brouille : la honte se mélange à la fierté ». Ce que le monde attend et en particulier la France, c’est que les chrétiens soient « d’authentiques disciples du Christ ».

« Le christianisme a façonné le socle de la société »

Aujourd’hui encore, a souligné Mgr Mercier, des chrétiens sont attaqués au nom de leur foi, y compris en France, comme en a témoigné le père Jacques Hamel. « Nous sommes fréquemment confrontés en tant que catholiques à des moqueries, à du mépris », a-t-il regretté, même si « le christianisme a façonné le socle de la société ». Ce mouvement de déchristianisation que l’on peut observer dans le pays est « inséparable » d’un mouvement de désocialisation. Ce mouvement n’est pas tant une chute de la pratique religieuse que la référence à une nouvelle anthropologie centrée sur l’individualisme et l’auto-référentialité, valeurs « totalement contraires au christianisme », a-t-il poursuivi. La fidélité au Christ et à toute vocation chrétienne « n’est pas facile ». Suivre le chemin ouvert par le Christ sera toujours un « combat jusqu’à la fin de l’histoire ». Mais Jésus nous prévient : « Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi » (Jn 15, 20). Saint Pierre nous invite donc à ne pas nous laisser troubler et à témoigner à tous moments de l’espérance, afin que les adversaires des chrétiens soient édifiés en observant leur façon de vivre.

Élisabeth Beton Delègue, ambassadrice de France près le Saint-Siège, était présente à cette célébration, ainsi que de nombreux autres diplomates de différents pays, une quarantaine de prêtres, des religieux, des séminaristes et de nombreux membres de la communauté française de Rome.