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Les qualités de l’accompagnateur spirituel

Godong/Photononstop via AFP
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Les trois qualités de l’accompagnateur spirituel sont l’exigence de vérité, le respect de votre liberté, la vertu et le don du conseil.

S’il faut bien distinguer l’accompagnement spirituel de la psychothérapie, un minimum de connaissance en psychologie de la personne humaine permettra de mieux s’orienter dans le discernement et l’écoute de la personne : ce qui relève de l’affectivité, de la sensibilité ou des désirs spirituels, de distinguer entre un état de tristesse ou de désolation, de contentement de soi ou de consolation. Il est nécessaire de rappeler que la vie de l’âme ne se réduit pas à nos « états d’âme » ! Beaucoup, par manque de connaissance et d’expérience réduisent l’entretien spirituel à une gentille conversation psycho-affective, se révélant stérile pour la croissance spirituelle…

À partir de là, il s’agit de mettre l’accent sur trois qualités importantes de l’accompagnateur pour vous aider dans votre choix : l’exigence de vérité, le respect de votre liberté, la vertu et le don du conseil.

L’exigence de vérité

L’accompagnateur n’est pas seulement la caisse de résonance de vos sentiments. Il n’est pas un confident, et ne vous donnera pas toujours raison. Un accompagnateur bonasse qui se contenterait de vous bercer de paroles lénitives risquerait de vous laisser croupir dans le sentimentalisme religieux. La vérité de ses propos est mesurée par sa bienveillance envers vous. Mais quel est le bien qu’il doit chercher ? Le plus haut qui soit, et qui est l’objet même de la vertu de charité : la vie éternelle.

De fait, il ne s’agit pas de choisir d’abord le prêtre ami, mais celui qui nous écoute et à qui l’on peut confier la vérité de sa vie. La capacité de s’en ouvrir à celui dont on sait qu’il nous accueille tel que nous sommes, et dont nous savons que la discrétion est le premier trait de l’accompagnement. Ayez le meilleur accompagnateur de la ville, s’il vous est impossible de vous ouvrir à lui franchement, il ne pourra rien pour vous.

L’accompagnateur est celui vers lequel je me tourne pour, avec lui et à la lumière de l’Esprit saint, chercher à grandir dans la vie chrétienne, c’est-à-dire à vivre concrètement (dans mon état de vie), la volonté de Dieu. À celui qui se pose honnêtement la question : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? », l’accompagnateur, sans détour, est capable d’une réponse sûre : « Tu connais les commandements… » La vérité recherchée, avec son accompagnateur, se situe dans la lumière de la Révélation et de l’enseignement de l’Église. Il vous connaît, il sait vos tendances, vos faiblesses aussi, les difficultés dans lesquelles vous vous débattez, et il sait sur quel point insister. Dans un moment difficile, il sait vous parler en vérité et vous arrêter sur une pente dangereuse…

Le respect de la liberté

La tentation du pouvoir, ou de l’emprise spirituelle sur les personnes est réelle. En ce domaine, les abus spirituels sont pointés du doigt. On ne le dit jamais assez ! le rôle du « père spi » ou de l’accompagnateur n’est pas de choisir ce que vous devez choisir, de prendre les décisions à votre place, et encore moins de faire ce que vous avez à faire. Dans ce cas, loin de vous faire grandir en liberté, il vous assujettit à sa volonté. Il n’accompagne plus, il ordonne. Toute relation d’accompagnement d’ailleurs (professionnelle, psychologique, spirituelle…) doit faire grandir la liberté des personnes. Or, dans l’accompagnement spirituel, il s’agit de la plus grande liberté qui soit : la liberté des enfants de Dieu cherchant à connaître et à s’unir à sa volonté aimante.

L’art du conseil

Tant vaut la sagesse du conseiller, tant vaut le conseil. Assurez-vous que l’accompagnateur ait un jugement sûr. Quand, à son époque, le père Chéry o.p. (1902-1977) parle du confesseur, ses propos sont frappés au coin du bon sens : « Un prêtre équilibré et perspicace sera toujours préférable à un autre d’une vie plus fervente mais d’un jugement moins pondéré » ; « Vous le choisirez donc tel que vous ne vous sentiez pas paralysé en sa présence et que volontiers vous le considériez comme un père, compréhensif, capable de réaliser votre cas et de s’y intéresser, ouvert aux réalités de la vie, sûr dans ses diagnostics, et d’une bonté ferme dans ses conseils. »

Les derniers conseils du dominicain dans le choix de son accompagnateur ? La persévérance. « Si vous le trouvez, n’en changez pas facilement. Tout en restant pleinement libre d’un autre choix, ne vous laissez pas démonter par quelques impressions, à plus forte raison par quelques froissements d’amour propre ou par quelques exigences. Persévérez jusqu’à la preuve évidente que vous ne faites aucun progrès à son école, malgré un effort loyal et constant de votre part. »

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