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Frédérique Bedos sur Jean Vanier : « Quelle fiesta cela doit être au Ciel ! »

Maelenn de Coatpont
Frédérique Bedos et Jean Vanier
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Frédérique Bedos a réalisé un documentaire sur Jean Vanier sorti le 9 janvier dernier. Toujours à l’écran en France mais aussi en Belgique, en Suisse et bientôt au Canada, « Le Sacrement de la Tendresse » a déjà bouleversé près de 45.000 spectateurs. Sa réalisatrice nous parle de sa rencontre avec Jean Vanier.

Aleteia : Comment avez-vous rencontré Jean Vanier ?
Frédérique Bedos : C’est un peu l’ADN de mon Projet Imagine, rencontrer des héros simples et discrets, et les mettre en lumière. Autant vous dire que très vite, j’ai eu envie de croiser Jean Vanier ! J’ai passé deux ans à le voir régulièrement avant de tourner mon documentaire. Je voulais qu’il me connaisse mieux et qu’il me donne sa confiance. J’ai rencontré un homme d’une stature exceptionnelle, aussi impressionnant que Mère Teresa. Ce qui m’étonne d’ailleurs, c’est qu’il ne soit pas aussi connu qu’elle, alors que lui aussi, il a transformé le monde. Question d’époque peut-être ?

Lire aussi : « Jean Vanier avait la capacité de relever des gens »

Qu’est-ce qui vous touche le plus dans son message ?
Son message est universel et touche tous les cœurs. Il parle de la fragilité, de nos fragilités, et cela nous en avons tous, pas besoin d’être une personne handicapée. Dans notre monde moderne, qui nous veut fort et conquérant, il a proposé un autre chemin, un chemin pour structurer notre société toute entière, le chemin de nous reconnaître tous fragiles.

Un message pas facile à entendre ?
Effectivement, pour être honnête, proposer un documentaire sur un vieil homme de 90 ans entouré de personnes handicapées, cela n’était pas très « vendeur » ! Et pourtant, sans budget publicitaire, sans « star paillette » et donc sans grands médias, nous avons touché plus de 45.000 spectateurs. Le film est toujours dans 245 salles et surtout il est resté des semaines comme le mieux noté sur Allociné, avec des centaines de commentaires bouleversants. Jean a touché les âmes.

Lire aussi : « Le sacrement de la tendresse » : Jean Vanier, prophète de la beauté humaine

Pourquoi un tel succès ?
Car son message libère ! Aujourd’hui on doit porter un masque, de réussite, de bonheur ou de richesse. Et quelle énergie il faut dépenser pour le garder ! Or les personnes handicapées ne portent pas de masques, c’est ça le secret et le message de Jean. Ce sont elles qui nous montrent le chemin de la liberté, baissons nos masques ! Si on veut un monde plus juste et plus humain, la fragilité doit en être le cœur.

Quels souvenirs de tournage avec Jean Vanier ?
Avant sa diffusion en avant-première le 18 octobre dernier aux Nations-Unis à New-York, je suis allée voir Jean pour lui faire enregistrer un message d’introduction en anglais et en français. Or, à mon retour, alors qu’il était curieux de savoir comment cela s’était passé, il avait perdu sa voix ! Il me soufflait à l’oreille qu’heureusement il avait été enregistré, et qu’ainsi le film prenait la relève, cela m’avait bouleversée. Puis en janvier, quelques jours après la sortie en salle, en se rendant à l’hôpital de la Salpêtrière, il est passé devant l’UGC la Rotonde (à Paris, ndlr.) où il a vu l’affiche du film, il en était content.

Êtes-vous triste de son départ ?
Que la joie demeure ! C’est le message de Jean avec tout ce que la Joie contient d’espérance, de partage et de communion. Nous le savions malade et en soins palliatifs, nous savions donc qu’il était arrivé à l’heure du passage. Bien sûr cela n’enlève pas le chagrin de l’instant et les larmes mais quelle fiesta cela doit être au Ciel ! Je pleurerai certainement à son enterrement mais vous savez, les larmes font partie de la vie mais aussi de la joie. Elles nous reconnectent à nos émotions, à notre moi profond. J’ai su également qu’il était parti dans la paix et la douceur, sans souffrance. Il a eu une vie au service de l’autre, avec tant de fruits, y-a-t-il plus belle vie que celle-là ? Certes, j’ai perdu un ami ici-bas mais je gagne un ange au Ciel, alors je reste dans la joie !

Ces 12 phrases inspirantes de Jean Vanier :
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