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Une famille parcourt 800 km en calèche pour sensibiliser à l'autisme

© En marche pour l'autisme

Domitille Farret d'Astiès - Publié le 04/05/19

Benoît et Virginie Regnier-Vigouroux s'apprêtent à parcourir quelque 800 kilomètres en calèche avec leurs quatre enfants. Partis le 1er mai dernier, leur voyage mêle écologie, spiritualité et humanité.

Un périple de plus de 800 kilomètres en calèche. Voilà le défi que se sont lancés Benoît et Virginie Regnier-Vigouroux, 36 et 34 ans, et leur quatre enfants Bosco, Blanche, Jeanne et Michel, embarqués depuis quelques jours pour une épopée à travers la France. Lui est militaire de formation, elle institutrice. Partie le 1er mai d’Aix-en-Pévèle (Nord), cette famille lilloise a tout quitté pour rallier La Bénisson-Dieu, une petite commune située à quelques kilomètres de Roanne (Loire). Là-bas, elle prendra ses nouveaux quartiers dans un éco-hameau chrétien fondé en 2016 par des familles désireuses de mettre en pratique l’enseignement de Laudato Si’, un projet soutenu par le diocèse de Lyon.




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« Nous cherchons une vie plus cohérente au niveau de notre consommation », explique à Aleteia Benoît Regnier-Vigouroux, ponctuant ses paroles de « Allez », « Marche », « Oh » à destination de Scoobidou, le cheval de trait comtois grâce auquel l’aventure est possible. Un voyage, donc, aux dimensions humaine, écologique et spirituelle. À raison d’une quinzaine de kilomètres par jour, le périple devrait durer environ deux mois. « Dans deux jours nous serons à Charleville-Mézières, puis nous suivrons la Meuse vers Verdun. Nous ne rentrerons pas dans les villes », explique Benoît Regnier-Vigouroux, véritable Charles Ingalls des temps modernes. Quelques arrêts dans des hauts lieux de spiritualité tels que Vézelay ou Paray-le-Monial sont également prévus.




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Un combat pour leur fils autiste

Au-delà des dimensions écologique et spirituelle, l’objectif de ce voyage est aussi de porter une voix. En effet, Bosco, l’aîné des enfants, âgé de 6 ans et demi, est porteur d’autisme. À travers cette odyssée familiale, ses parents, qui ont créé l’association Archange-autisme, souhaitent aller à la rencontre d’initiatives liées à l’autisme, témoigner de leurs joies et de leurs difficultés et mobiliser l’opinion publique. S’il existe différentes façons de prendre en charge ce handicap, eux ont choisi pour leur fils la méthode développementale dite « des 3 i » (individuelle, intensive, interactive). « Nous y croyons vraiment. L’idée est d’aider le développement de l’enfant tout en assumant le fait qu’il soit différent et en faisant attention à ses spécificités, en particulier au niveau sensoriel. Avec cette méthode, Bosco s’est mis à dormir, à sourire, à faire des câlins… en un mot, à aimer », explique son père.

© En marche pour l'autisme
La grande tente familiale qui accompagne les voyageurs.

Cette méthode se pratique en partie dans une salle spécialement aménagée appelée « cocon sensoriel », parfaitement isolée, qui permet à l’enfant d’être séparé des autres « sensoriellement » et donc de ne pas se sentir agressé par les « bruits parasites ». Tout en partageant en parallèle des temps en groupe. Elle nécessite l’implication de nombreuses personnes qui accompagnent l’enfant dans son environnement grâce à des techniques simples. « En France, cette méthode n’est pas reconnue », déplore le père de famille. « Notre projet est donc de créer un module qui pourrait se greffer à n’importe quelle école. Nous avons un réseau de 500 familles qui pratiquent la méthode 3i », poursuit-il. Mais cette méthode, en raison des aménagements qu’elle implique, reste pour le moment réservée à quelques-uns.




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« Pour accueillir des enfants avec un handicap moteur, les écoles s’adaptent, elles font construire des rampes. Pour les enfants autistes, il existe aussi des méthodes. Les mettre dans un groupe avec beaucoup de bruits et des enfants qui courent partout, cela les fait souffrir », s’écrie-t-il. « Dans l’autisme, chaque enfant est différent. Nous voulons montrer qu’il existe différentes solutions comme celle-ci ». L’idée du couple, en lien avec d’autres familles, est donc de monter une école « à tendance Montessori » à la Bénisson-Dieu qui permettrait de tester ce module spécial. Un projet expérimental qui pourrait bien faire des petits. Et pour le transport scolaire, la solution est toute trouvée : c’est Scoobidou qui l’assurera. On leur souhaite bonne route.

Huit personnes touchées par le handicap ou la maladie vous livrent leur vision du bonheur :

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