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Face aux nationalismes, le Pape appelle les États à une « solidarité internationale renouvelée »

WEB3 - POPE FRANCIS
©VaticanMedia-Foto/CPP
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Chaque État est appelé à penser un « bien commun de l’humanité », tout en cherchant le bien commun de son peuple, a exhorté le pape François ce 2 mai devant les participants à l’assemblée plénière de l’Académie pontificale des sciences sociales. Le thème ? « État, Nation, État-nation ».

L’État-nation ne peut plus être considéré comme une « île » isolée du contexte qui l’entoure, a observé le souverain pontife ce jeudi 2 mai devant des membres de l’Académie pontificale des sciences sociales. En effet, dans le contexte de mondialisation des échanges culturels, économiques ou encore technologiques, « l’État n’est plus en mesure de procurer le bien commun » aux populations. Ce bien commun est désormais devenu mondial, selon lui.

Le Pape a exhorté les États à prendre « plus de responsabilité », tout en cherchant le bien commun de leurs populations. Il incombe à chaque nation de participer « au bien commun de l’humanité ». Il ne s’agit pas de tomber dans un « internationalisme générique qui néglige l’identité des peuples », mais de penser « une solidarité internationale renouvelée », a-t-il précisé. Le souverain pontife a ainsi encouragé les universitaires à chercher à « surmonter ce qui divise les nations et à proposer de nouvelles voies de coopération ». Et ce, afin de faire face aux nouveaux défis tels que le changement climatique, les nouvelles formes d’esclavage ou encore le maintien de la paix.

Lire aussi : Pape François : « Le chrétien est appelé à dépasser la justice par le pardon »

Cette vision coopérative entre les États peut, selon le chef de l’Église catholique, « faire bouger l’histoire ». En relançant ainsi un multilatéralisme opposé à la fois aux nationalismes et à une politique hégémonique, les conflits armés seront plus facilement évités. De même, en prêtant davantage attention à cette dimension mondiale, l’oppression des « superpuissances » sur les nations les plus faibles sera moins flagrante.

« Intégrer » les migrants ne veut pas dire les « assimiler »

Pour le pape François, « la manière dont une nation accueille les migrants est révélatrice de sa vision de l’humanité ». Accueillir une personne migrante offre à la nation une opportunité de s’enrichir. Cependant, les migrants ont aussi un devoir : celui de s’intégrer à leur pays d’accueil. « Intégrer » ne veut pas dire « assimiler », mais partager la vie de son nouveau pays « tout en restant soi-même ». Les États sont donc appelés à protéger les migrants mais aussi à réguler les flux migratoires « avec prudence », a rappelé le successeur de Pierre.

Lire aussi : Les migrants, un « signe des temps » sérieusement considéré par le Vatican

Par ailleurs, le désarmement nucléaire ne soulève plus les consciences politiques des États. À la saison du désarmement nucléaire s’est substituée « une nouvelle saison de confrontation nucléaire inquiétante ». Les progrès du passé récent ont été annulés, selon le Pape, par les nouvelles avancées technologiques. L’existence d’armes nucléaires placées dans l’espace exacerbe « le risque d’un holocauste nucléaire », a-t-il mis en garde.

Fondée par Jean Paul II en 1994 et composée de 40 universitaires, l’Académie pontificale des sciences sociales a pour objet de promouvoir en cohérence avec la doctrine de l’Église l’étude et l’évolution des sciences sociales, principalement l’économie, la sociologie, le droit et la science politique. Le 27 mars 2019, le professeur italien Stefano Zamagni, 76 ans, en est devenu le nouveau président.

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