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À la rencontre de sœur Anne-Laëtitia, championne de France cycliste du clergé en titre

sœur Anne-Laëtitia
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Alors que la Bretagne accueille pour la première fois la Clergéronne, le championnat de France cycliste du clergé, sœur Anne-Laëtitia, triple championne de France, ne participera pas à l’événement. Elle revient pour Aleteia sur les raisons de son absence.

Championnat de France de cyclisme, la Clergéronne s’ouvre ce 30 avril en Bretagne, l’évènement étant organisé cette année par la paroisse Saint-Gilduin de Combourg. Mais pour cette édition 2019, sœur Anne-Laëtitia Michon, des sœurs apostoliques de Saint-Jean, pourtant triple championne de France (en ligne 2017 et 2018, contre-la-montre 2018), ne participera pas à la course. Elle a confié à Aleteia les raisons de son absence et l’amour qu’elle porte à la petite reine.

Aleteia : Pourquoi faire l’impasse sur les championnats de France cette année ?
Sœur Anne-Laëtitia Michon : La raison va peut-être vous surprendre. Les deux dernières, l’évènement a suscité un impact médiatique inattendu venant de l’émission Quotidien de Yann Barthès. J’ai malgré moi été au centre de leurs reportages. Mécaniquement, les autres participants sont un peu restés dans l’ombre. Je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée de me mettre en retrait cette année.

Votre décision a-t-elle été difficile à prendre ?
Je l’ai prise en toute liberté, ma supérieure m’ayant laissé le choix. En priant et en réfléchissant, il m’a semblé que c’était la meilleure solution pour cette année. Même si j’aime cette rencontre, je ne regrette pas mon choix.

Comment expliquez-vous cette médiatisation soudaine ?
Tout simplement parce que j’étais la seule à participer en habit religieux. De fait, cela a attiré les regards de cette émission.

Pourquoi avoir décidé de participer en habit religieux ?
C’est un choix de ma congrégation que j’épouse pleinement. Chez les sœurs apostoliques de Saint-Jean, nous avons choisi de ne jamais quitter l’habit, même dans le cadre de la pratique d’un sport.

Est-ce facile de pratiquer le vélo en habit religieux ?
Oui, mais il faut faire attention à ce que l’habit ne se prenne pas dans les freines arrières. C’est pour cela que les jours de course nous mettons une plaque de cuivre au-dessus des freins pour sécuriser empêcher la tenue de se glisser entre les freins arrière.

Au-delà de cette anecdote, parlez-nous de l’atmosphère qui règne à ces championnats de France…
Je raffole de l’ambiance. Nous sommes tous heureux de nous retrouver. Bien sûr que chacun pédale pour gagner, c’est une vraie compétition avec, notamment chez les hommes, certains concurrents qui possèdent un très bon niveau. Néanmoins, cela reste une aventure d’églises, joyeuse et sportive. Nous parlons vélo bien sûr, mais aussi spiritualité. La messe est organisée les deux jours de compétition.

Des supporters(trices) vous encouragent-ils pendant votre course à la manière de ce que l’on peut voir au Tour de France ?
Tout à fait ! Il y a des membres de ma famille et des sœurs de ma congrégation du couvent le plus proche du lieu où est sont organisés les championnats de France de cyclisme du clergé. Il y a deux ans mes sœurs de Dreux m’avaient encouragé. L’an dernier, c’était au tour de mes sœurs de Saint-Jean-le-Blanc de venir me supporter. Comme une véritable cycliste, j’avais eu le droit à ma petite banderole d’encouragement le long du parcours. Mes sœurs ont de véritables attentions pour moi. L’an passé, j’étais éreintée entre la course en ligne et le contre-la-montre et l’une d’elles s’est occupée de moi maternellement.

À quel degré pratiquez-vous le vélo dans votre vie quotidienne ?
C’est mon moyen de transports de tous les jours. Je me suis mise au vélo en 2010 suite à un accident du pied qui m’a empêché de pratiquer la course à pied. Depuis, j’ai participé à de nombreux Pélé VTT, des pèlerinages à vélo tout terrain. J’ai trouvé cela fantastique et lorsque je me suis installé en Eure-et-Loir, j’avais à cœur de proposer cette activité. J’ai alors rencontré le père Silouane Deletraz, curé du diocèse de Chartres, dont l’idée trottait également dans la tête depuis quelques temps. C’est à l’occasion de nos échanges pour faire naître ce projet que le père m’a appris l’existence du championnat de France cycliste du clergé.

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