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Ces convertis de l’islam dont on ne parle pas

Matheus Ferrero/Unsplash | CC0
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L’auteur du livre "Ils ont choisi le Christ" a rencontré ces convertis de l’islam dont on ne parle pas. Pour eux, la rencontre avec Dieu a été un choc. Un choc qui peut réveiller les chrétiens habitués.

Pourquoi et comment ai-je été appelé à m’intéresser aux convertis de l’islam au catholicisme ? Il y a de cela une douzaine d’années, ma femme et moi avons proposé à notre paroisse nos services pour préparer des adultes au baptême. La première catéchumène qu’on nous confia était une ancienne musulmane. Deux autres suivirent les années suivantes, jusqu’à représenter plus tard la moitié des candidats au baptême que nous préparâmes. Leur origine, leur parcours, étaient bien différents, mais c’était toujours le même enthousiasme. Et les mêmes difficultés.

Les blasés et les bouleversés

Nous autres chrétiens de naissance, sommes souvent blasés par ce que nous avons reçu sans avoir à le chercher, et sans pour cela risquer notre vie. Nous croyons volontiers que Jésus s’est donné à nous, et qu’Il nous a laissé un message dérangeant, que nous entendons volontiers à l’occasion de la messe dominicale, en sachant que nous pouvons en prendre et en laisser un peu, nous serons toujours pardonnés de notre faiblesse. Il est venu pour cela, après tout. Un confort que la stupeur, la ferveur, la frénésie parfois de ces convertis de l’islam devant la Parole vient vite remettre en question. Ce qui nous paraît acquis, connu, évident, presque banal, les bouleverse ! Comme s’ils l’avaient cherché depuis toujours sans jamais parvenir à le trouver.

Une convertie témoigne dans Ils ont choisi le Christ de ce que c’est son éducation musulmane même qui, lui donnant cette soif de Dieu, l’a préparée à Le rencontrer. Ainsi Jésus s’est donné à des chrétiens qui ne le cherchent pas, tandis que les musulmans le cherchent sans se permettre de le trouver : en islam, en effet, Dieu s’est une fois pour toutes révélé par le Coran. Alors quand Il se présente à eux, quel bouleversement ! Et l’on ne peut que repenser à cette phrase d’André Frossard : « J’ai rencontré le Christ comme on rencontre un platane. »

Quand Dieu prend l’initiative

De fait, les catholiques n’évangélisant plus guère, Dieu doit prendre l’initiative de la rencontre. Et Il le fait de toutes les manières, souvent les plus surprenantes. Des visions, des apparitions, des songes, des parfums, des guérisons, des rencontres improbables, des lectures… J’ai raconté dans Ils ont choisi le Christ beaucoup de ces « théophanies », mais j’en découvre régulièrement d’autres, qui y auraient trouvé leur place. Une choisie parmi de nombreuses autres : en plein week-end des Rameaux, une coiffeuse au travail voit clairement devant elle, dans le miroir, l’entrée de Jésus à Jérusalem…

Il faut que le choc ait été violent pour que ceux qui l’ont vécu acceptent l’accumulation d’épreuves qui, ils le savent, les attend ! Au mieux la rupture avec la famille, la communauté, qui vit cette apostasie comme une honte, une désertion, une trahison. Au pire la mise à mort, dans l’indifférence de cette République de la laïcité et du droit d’avoir la religion qu’on veut.

Le calvaire des convertis

L’Église, dans les difficultés qu’elle traverse aujourd’hui, devrait se réjouir, et s’émerveiller. Aussi bien de l’action de l’Esprit que du calvaire des convertis, qui endurent tant pour la rejoindre ! Or force est de constater qu’elle fait la fine bouche. Les malheureux sont des pavés lancés dans la mare du « dialogue inter-religieux » et du « vivre ensemble » ! Leur conversion même trahit la préférence qu’ils ont, au prix de leur sécurité, donnée au Christ par rapport à l’islam. Ce sont des islamophobes « objectifs » ! Combien se font éconduire par le premier catholique, prêtre ou laïc, à qui ils se confient, au motif qu’ils auraient déjà, avec l’islam, « une bien belle religion » !

Nostra aetate est souvent mis en avant par certains pour justifier ce refus d’annoncer le Christ, au nom du respect auquel ce texte invite légitimement à l’égard des autres croyants. Mais n’en est-ce pas une lecture un peu rapide ? Dans ce climat de respect, en effet, dit le texte conciliaire, l’Église « annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est “la voie, la vérité et la vie” (Jn 14,6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses ». Ce à quoi Evangelii nuntiandi (1975) ajoute, sans ambiguïté : « Nous voulons relever surtout aujourd’hui que ni le respect et l’estime envers [les autres] religions, ni la complexité des questions soulevées ne sont pour l’Église une invitation à taire devant les non-chrétiens l’annonce de Jésus-Christ ». Heureusement que l’activisme de l’Esprit saint vient pallier les pudeurs des catholiques !

Une leçon d’espérance

Un dernier constat, émouvant : les convertis au catholicisme le sont aussi souvent à la France traditionnelle, amoureux de son histoire, de sa culture, de ses traditions. Ils font spontanément allusion à ses racines chrétiennes, à son aînesse dans l’Église, à la nécessité de sauvegarder son riche patrimoine architectural religieux. Si trop d’églises sont vides, ils se font fort de les remplir bientôt.

Au moment même où le pape François surprend les catholiques en invitant l’Europe à accueillir l’Afrique, quitte à devenir minoritaires chez eux, Ils ont choisi le Christ est une leçon d’Espérance !

Artège

Ils ont choisi le Christ, ces convertis de l’islam dont on ne parle pas, Jean-François Chemain, Artège, 2019, 168 pages, 14,90 euros

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