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Après la Résurrection, comment prolonger la joie pascale et mieux l’incarner dans nos vies ?

« Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques », avertit le pape François dans l’encyclique Evangelii gaudium (§ 6). Un masque qui nous tombe dessus facilement parce que « la joie de Pâques, c’est compliqué, remarque le Frère Olivier, dominicain de Toulouse : le Vendredi saint, la marque des clous nous aide à comprendre la souffrance du Christ. La Résurrection, elle, nous plonge dans un monde inconnu, car nous n’avons pas l’expérience du corps glorieux de Jésus vivant ». Pour peu que les privations du Carême aient été pratiquées davantage par devoir que par amour, que l’on soit resté un peu trop centré sur soi, la démobilisation risque d’être générale, prévient-il. La vie ordinaire reprendra, effaçant bien vite le souvenir de la plus grande fête de l’année liturgique. Dès le mardi, nous aurons repris nos têtes de « piment de vinaigre », selon l’expression piquante du pape François.

La joie d’être sauvés

Le plus grand cadeau de Pâques, c’est la joie d’être sauvés. Mais quelle est la vraie joie : faire la fête ? Se réjouir d’un bon moment ? Pour le pape « elle est quelque chose de plus profond. Elle est un don du Seigneur. Elle nous remplit de l’intérieur. C’est comme une onction de l’Esprit ». La joie véritable, celle que personne, ni les difficultés, ni les épreuves ou les obstacles ne pourront nous enlever, se reçoit du cœur du Christ. Pour Florence, responsable de la pastorale d’un collège, « il est primordial pendant tout le temps de Pâques de cultiver en soi, dans la prière personnelle d’abord, la gratitude de se savoir sauvé par la mort et la résurrection de Jésus et, dans un cœur d’enfant simplifié par le Carême, de vivre une allégresse joyeuse et sereine ».

Comme saint Thomas eut besoin de toucher les plaies du Christ pour croire, la liturgie de l’Église nous aide à entretenir la joie pascale par des moyens sensibles. L’Alléluia résonne désormais avant la lecture de l’Évangile, dans les antiennes, les psaumes, les hymnes et les chants. Au milieu du chœur, le cierge pascal est allumé, la cuve baptismale est mise en valeur. Les ornements sont blancs. Musique et fleurs sont à l’unisson. Il serait dommage de moins pousser la porte des églises pendant ces cinquante jours — dix de plus que le Carême — et de ne pas expliquer tous ces signes aux enfants.

« J’aime cette idée de profusion »

Le cadre de vie des « hommes nouveaux » que nous sommes devenus peut revêtir à son tour un air de fête. « Nous allumons un cierge décoré au feu de la veillée pascale et l’installons près de l’icône de la Résurrection à la maison, témoigne Delphine, une mère de famille. Je dispose aussi des bouquets de fleurs, et ne suis pas trop regardante sur les quantités de sucreries : j’aime cette idée de profusion, à l’image de l’amour de Dieu pour nous. »

Au début de ce temps liturgique, l’octave de Pâques invite particulièrement à la joie en prolongeant l’événement de la Résurrection. En effet, « le grand jour de Pâques dure huit jours, expliquent les sœurs bénédictines de Montmartre. Et de la même manière que nous avons suivi Jésus presque heure par heure pendant le Triduum, les récits des apparitions lus cette semaine à la messe nous permettent de la vivre comme Jésus l’a vécue ». Ces textes faciles à comprendre peuvent être lus ou mimés en famille. À la basilique, les sœurs ont repris une ancienne tradition : la Via Lucis. Elle a lieu jusqu’à l’Ascension tous les vendredis après la messe et comporte sept stations, une par apparition du Christ ressuscité.

Notre prière mariale peut se parer elle aussi de la lumière de Pâques avec le chant du Regina Caeli ou la récitation des mystères glorieux du chapelet. Puis, à mesure que la Pentecôte se rapproche, nous prierons un peu plus l’Esprit Saint. « Pourquoi ne pas choisir un don du Saint-Esprit par semaine du Temps pascal, l’approfondir et chercher comment nous allons pouvoir en vivre », suggèrent les Bénédictines. Les catéchèses du pape François — Les 7 dons de l’Esprit Saint ­­— peuvent nous y aider.

Une joie vivante se partage

À Pâques, la pierre qui fermait nos cœurs a été roulée, laissant entrer la lumière. Reprendre nos vieilles manies reviendrait à la refermer. Les enfants peuvent aisément le comprendre. Ainsi, remarquent les sœurs, « nous avons cinquante jours pour que les bonnes habitudes prises pendant le Carême soient transfigurées dans la joie de l’Esprit Saint. Être dans le Temps pascal nous aide-t-il à affronter les difficultés, à sourire, à nous réjouir du bonheur des autres ? » Même notre vie de famille peut changer. « Adoptons un regard positif et engageons-nous chaque jour à voir les victoires de l’amour dans notre famille, propose le Frère Olivier. Par exemple dans un service rendu par un enfant, une amitié, une attention conjugale. Au lieu de pointer nos manques ou nos fragilités, comme pendant le Carême, regarder ce que nous faisons de bien et le dire. La victoire de l’amour n’est pas seulement dans la manière de traverser les “tuiles”, mais dans les choses quotidiennes que nous ne savons plus voir. »

Plus profondément, le Temps pascal est une invitation à imiter l’action du Père pour le Fils dans la Résurrection. « De même qu’Il a vaincu la mort, suis-je prêt à tout faire pour que l’autre ne reste pas enfermé dans son péché ? Suis-je un point d’appui qui aidera mon frère, mon mari, ma femme, mon enfant, à se relever ? Est-ce que je pardonne, est-ce que je demande pardon, ou est-ce que je m’énerve une fois de plus ? Le véritable amour n’est pas de faire semblant que tout va bien, mais de montrer – par l’amour de Dieu – à l’autre qu’il a cette ressource d’aimer et d’aimer mieux. »

À Pâques, certaines familles offrent des œufs décorés à leurs voisins, accompagnés d’un message pascal. D’autres invitent leurs enfants à écrire à leurs parrains et marraines et à des personnes isolées. Une joie vivante se partage.

Bénédicte de Saint-Germain

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