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Les Rameaux, la messe la plus suivie de l’année ?

PALM SUNDAY
Michael BUNEL I CIRIC
Le buis symbolise l’immortalité. Comme le lierre et le houx, il représente la force de la nature. Il est plus utilisé dans les pays du Nord, et dans une grande partie de la France.
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La messe des Rameaux, le dimanche précédant la fête de Pâques, fait partie des célébrations eucharistiques les plus fréquentées de l’année, avec les messes de Noël et de Pâques. Comment expliquer un tel engouement ?

La messe des Rameaux est-elle devenue the place to be ? Le dimanche des Rameaux, qui marque l’entrée dans la Semaine sainte, les catholiques font mémoire de l’entrée de Jésus à Jérusalem. Or, cette célébration se situe dans le trio de tête des messes qui rassemblent le plus grand nombre de fidèles, dont beaucoup de personnes qui ne fréquentent pas régulièrement l’église, bien plus que les offices de la Toussaint ou de l’Assomption. Le père Pierre Besson, vicaire à Craponne-sur-Arzon (diocèse du Puy), a passé plusieurs années à l’Isle-sur-Sorgue (diocèse d’Avignon). « Là-bas, c’était à la messe de Noël que l’on voyait le plus de fidèles. Ensuite venaient les Rameaux, puis Pâques. Les Rameaux font venir de nombreuses personnes, même dans les petits villages. Ce n’est pas le même public qu’à Noël. Il y a le côté superstitieux en plus, avec le buis qui protège la maison ».

Lire aussi : Dimanche des Rameaux : comment les églises se fournissent-elles en buis ?

Un acte à évangéliser

Le père Vincent Artarit, de Saumur (diocèse d’Angers), affirme de son côté que « les deux grands rendez-vous de l’année, ce sont Noël et les Rameaux, puis Pâques ». Il voit affluer un certain nombre de non habitués qu’il lie à la bénédiction des buis. « Ce geste est assez important pour eux et il y a aussi probablement une question de superstition », avance-t-il. Un phénomène qui, selon lui, est encore plus flagrant dans les campagnes. « On voit même des gens qui viennent à la bénédiction et qui repartent aussitôt après », s’amuse-t-il. « Il y a encore de nombreux lieux où c’est un acte à évangéliser. Il s’agit d’un acte paraliturgique qu’il nous faut encore christianiser car il a beaucoup de signification ».

Lire aussi : « Il n’y a que les paroisses missionnaires qui survivront, les autres vont s’effondrer »

Une interprétation partagée par le père Michel Guégen, curé de la paroisse parisienne Saint-Honoré-d’Eylau (XVIe). « C’est la messe la plus fréquentée car les gens viennent chercher leurs rameaux bénis. Elle est très suivie ». Il se souvient d’une année où il a accueilli 2.200 personnes pour l’occasion, sachant que la messe dominicale accueille « 700 fidèles grand max » chaque semaine. « L’Église est pleine et je m’en réjouis. On pourrait dire que c’est une religiosité populaire mais je ne crache pas dessus. Ce petit geste permet de raccrocher des gens qui ne fréquentent pas régulièrement l’Église. Pour moi, c’est un peu du même ordre que ceux qui viennent frotter le pied de saint Pierre dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Je pense que le Bon Dieu s’y retrouvera. En plus, la messe des Rameaux est très bien faite, elle est assez complète. Elle comprend presque la Semaine sainte toute entière. La joie de la Résurrection est déjà présente ».

« L’occasion de retrouver le fondement de la foi »

Le père Olivier Barnay, curé de la paroisse de Pont-de-Veyle (diocèse d’Ars), voit les choses autrement. Pour lui, il n’est pas question de superstition. Le prêtre attribue plutôt cela à une démarche de foi profonde. « Contrairement à Noël, où c’est difficile de tenir le monde, il y a un grand recueillement à Pâques et aux Rameaux. J’observe un climat de foi très impressionnant. À mon avis, on dépasse la superstition. Vient aux Rameaux qui veut. Je remarque également qu’il y a de plus en plus de monde aux offices de la Semaine sainte, notamment au chemin de croix du Vendredi saint qui est très populaire ». Il témoigne que son église attire chaque année plus de monde que l’année précédente. « Pâques est l’occasion de retrouver le fondement de la foi. Il y a un besoin inscrit dans le cœur de l’homme d’entendre le récit de la Passion. On ne peut pas débarquer le matin de Pâques sans avoir entendu l’Évangile de la Passion ». Une fête qui, il le concède, est « plus populaire » car « les gens viennent retrouver les choses dans lesquelles ils se reconnaissent ». Selon lui, cette dimension incarnée est très forte : « Nous tapons trois coups contre la grande porte de l’église, il y a les rameaux et une belle procession dans les jardins qui jouxtent l’église ».

Le signe d’un réveil spirituel ?

Pour ce curé d’une paroisse rurale, rien de cela n’est anodin. « Je pense que c’est un signe du réveil spirituel de la France. Ce qui est nouveau, c’est le fond. J’imagine qu’il y a une petite dizaine d’années, on venait encore chercher son petit bout de rameau par tradition mais maintenant, c’est plus profond. Aujourd’hui, il y a un acharnement médiatique contre l’Église. Au moment de Pâques, naturellement, il y a une contre-réaction. On ne nous enlèvera pas le sommet de notre foi. C’est pour cela que les gens reviennent aux Rameaux ».

En images : Palmes, buis, bonbons… la tradition des Rameaux à travers le monde
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