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Les leaders sud-soudanais achèvent leur retraite spirituelle au Vatican

SUDAN
Jenny Rockett-Hannah McNeish - VOA-(CC BY-SA 3.0)
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Pendant deux jours, les 10 et 11 avril, le président sud-sudanais Salva Kiir et son rival Riek Machar, chef rebelle ont été invités par le Vatican et par l’Église anglicane à une "retraite spirituelle". Un événement œcuménique et diplomatique tout autant qu'un exercice inédit pour engager le début de réconciliation et de paix dans ce pays déchiré par la guerre. "Je ne me fatiguerai jamais assez de répéter que la paix est possible", a affirmé le pape François devant les hauts responsables sud-soudanais à l'issue de cette dernière.

C’est sur la proposition de Mgr Justin Welby, archevêque de Cantorbéry, chef de l’Église anglicane et très proche du pape François, qu’une retraite de deux jours a été organisée avec les leaders politiques et religieux du Soudan du Sud. Elle s’est déroulée à la Maison Sainte-Marthe, la résidence hôtelière où loge et célèbre sa messe quotidienne le souverain pontife. Tout comme l’Église anglicane, le Vatican a fait le pari qu’une retraite spirituelle pourrait aider à accélérer la réconciliation dans le pays. À la maison Sainte-Marthe, outre le président Salva Kiir et trois vice-présidents sud-soudanais, parmi lesquels le chef rebelle Riek Machar, les huit membres du Conseil des Églises du Soudan du Sud étaient présents.

Malgré cinq années de guerre, le pape François veut croire encore en la paix. « Je ne me fatiguerai jamais assez de répéter que la paix est possible » car « nous les chrétiens croyons et savons » que le Christ est ressuscité et a vaincu le mal par le bien, a-t-il ainsi martelé devant le président catholique Salva Kiir et le vice-président presbytérien Riek Machar. Dans cette optique, le successeur de Pierre a appelé les responsables politiques à se faire « artisans de paix, dans un esprit de fraternité et de solidarité ». « Je vous le demande du fond du cœur », a-t-il déclaré.

Dans ce processus, a-t-il insisté, le Seigneur a assigné aux leaders religieux et politique la tâche d’être des « guides » pour leur peuple. Ils sont ainsi sous le double regard de Dieu mais aussi du peuple devant qui ils doivent « rendre des comptes ». « Le gémissement des pauvres qui ont faim et soif de justice nous oblige en conscience »Il « exprime le désir ardent de justice, de réconciliation et de paix » d’une population épuisée par les conflits.

Le Soudan du Sud compte près de 60% de chrétiens (dont 40% catholiques) et différentes religions traditionnelles d’Afrique. Ce pays de 12 millions d’habitants a sombré dans un long conflit en décembre 2013, lorsque Salva Kijr, son président appartenant à l’ethnie Dinka, a accusé Riek Machar, son ancien vice-président et membre de l’ethnie Nuer, de fomenter un coup d’État. Exilé à Khartoum, capitale du pays voisin, ce dernier a prévu de revenir à Djouba en mai dans le cadre de l’application de l’accord de paix signé en septembre 2018 à Addis Abeba. Celui-ci prévoit un partage du pouvoir. Il vise ainsi à mettre un terme à plus de cinq ans d’une guerre civile qui a fait plus de 380.000 morts, poussant à l’exil plus de quatre millions d’habitants contraints de fuir leur foyer.

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