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Un musée d’art sacré étoilé au Michelin

Du sang et des larmes, une oeuvre d'Hélène Mugot (2004) voisine avec une Vierge à l'Enfant du XVIIe siècle.
Jean-Pierre Gobillot
Du sang et des larmes, oeuvre d'Hélène Mugot (2004), voisine avec une Vierge à l'Enfant du XVIIe siècle.
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Le Guide vert Michelin Bourgogne 2019 vient de décerner une étoile au musée du Hiéron (Paray-le-Monial). Le joyau du musée, Via vitae, œuvre du joaillier Joseph Chaumet, s’est vu attribuer deux étoiles.

Paray-le-Monial, la cité du Sacré-Cœur, est connue pour sa basilique romane, son sanctuaire, sainte Marguerite-Marie Alacoque, ses pèlerinages et ses retraites en famille. Alors pourquoi en dire plus ? Parce que le musée du Hiéron (prononcer Hiérone) fait partie du cercle restreint des musées insolites qui ne laissent pas indifférent ! Ce lieu étonnant construit en 1893 est devenu un musée « eucharistique », c’est-à-dire un lieu ouvert au public rassemblant des œuvres d’art centrées sur l’eucharistie. Le lien théologique entre l’eucharistie et le Cœur de Jésus (sainte Marguerite-Marie Alacoque est à l’origine de la dévotion au Sacré-Cœur) était très fort à la fin du XIXe siècle. Des verrières assurent un éclairage zénithal, sous une charpente métallique de style Eiffel. Le Hiéron, quel drôle de nom ! Le nom du musée, gravé dès l’origine sur le fronton de l’entrée, reprend la racine grecque hieros, « sacré », en faisant également référence au Hieron grec, sanctuaire, enceinte consacrée où s’élevait un temple conçu comme un espace de débat à la fois religieux et politique.

Salle centrale : vidéos de l'artiste Catherine Gfeller "L'attente infinie" (2012), "Barque Ardente" d'Aliska Lahusen (2007), Tympan roman d'Anzy-le-Duc (12e siècle)
Jean-Pierre Gobillot
Salle centrale : vidéos de l'artiste Catherine Gfeller "L'attente infinie" (2012), "Barque Ardente" d'Aliska Lahusen (2007), Tympan roman d'Anzy-le-Duc (12e siècle)

L’ancien et le moderne

La lumière vient du ciel. Elle éclaire des œuvres anciennes et contemporaines qui relancent notre curiosité pour l’art sacré. C’est l’originalité de la collection permanente. Le tympan roman d’Anzy-le-Duc du XIIe siècle cohabite avec de superbes peintures italiennes des XVIIe et XVIIIe siècles, mais aussi avec des œuvres contemporaines comme Du sang et des larmes (2004) d’Hélène Mugot. Pas moins d’une trentaine d’artistes des XXe et XXIe siècles nous entraînent déjà (il y en aura d’autres !) dans leur approche du sacré. On trouve ainsi un Sacré-Cœur de Maurice Denis de 1930 ou des Noces de papier réalisées avec des confettis de mariage.

Lire aussi : Le sanctuaire de Cotignac spécialement aménagé pour son jubilé

Les galeries proposent une lecture thématique, puisant dans 2.000 ans d’art chrétien. Ainsi la galerie « Sous le signe de la Croix » illustre l’histoire de la représentation du Christ en Croix : d’un Christ au sourire en terre cuite du XVIe siècle au Signe de Thomas Gleb, une grande croix rouge sang incisée dans un mur crépi en forme de Y réalisée en 1979 pour l’ancien Carmel de Niort, en passant par des croix pectorales du XVIIIe siècle, de véritables bijoux.

"Galerie 1" : des oeuvres contemporaines de Jean-François Gromaire "Diptyque" (2016) et Thomas Gleb "Le Signe" (1979), Christ roman classé Monument Historique (11e-12e siècle)

Un Trésor national

Le clou de la visite, Via vitae, « Chemin de vie » (1904) est classé Trésor national. Avec ses deux étoiles au Guide vert Michelin Bourgogne 2019, il mérite le détour. Joseph Chaumet (1852-1928) est un joaillier emblématique de la Belle-Époque. Il ouvre place Vendôme une Maison prestigieuse fréquentée par le Tout-Paris. Il lui a fallu dix ans pour réaliser le chef d’œuvre désormais exposé au musée du Hiéron. Ce Chemin de vie se présente sous la forme d’une montagne de marbre, sur laquelle sont disposées des scènes de la vie du Christ, de la Nativité à la Crucifixion. On reconnaît le Sermon sur la montagne, les Noces de Cana, la Cène… L’œuvre est imposante et elle tourne. On peut ainsi apprécier les détails de plus d’une centaine de figurines composées d’or et d’ivoire. Bien sûr, tout est symbole, le chemin de vie, celui du Christ, le nôtre… culminant vers une hostie sertie de diamants et de rubis.

Via vitae de Joseph Chaumet (1904)
Jean-Pierre Gobillot
Via vitae de Joseph Chaumet (1904)

Famille et pèlerinage

Le sanctuaire de Paray-le-Monial accueille les familles, et le musée du Hiéron aussi. Des livrets-jeux par tranches d’âge, de 4 à 13 ans, des vitrines rondes à hauteur d’enfants, des ateliers pédagogiques, des visites famille en une heure, tout est fait ici pour attirer les familles et rendre l’art sacré accessible à tous. Le musée a également obtenu le label Tourisme et handicap pour les déficiences motrices, mentales et auditives. Le Hiéron est un musée vraiment ouvert à tous, absolument vivant et plein de lumière.

Musée du Hiéron
13 rue de la Paix
71600 Paray-le-Monial
Tel : 03 85 81 79 72

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