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Bach, Couperin, Pergolèse… vivez votre Semaine sainte en musique

PIETA W SZTUCE
© Wikipedia | Domena publiczna
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Passions, Stabat Mater, dernières paroles du Christ… laissez-vous transporter par ces chefs-d’oeuvre qui vous accompagneront tout au long de la Semaine sainte.


Du Mercredi au Vendredi saints, méditez à l’écoute des Leçons de ténèbres de François Couperin


Les Leçons de Ténèbres de Couperin, chargées en émotion, font partie des œuvres les plus spirituelles et les plus intimes du compositeur. Elles étaient destinées à être écoutées les Mercredi, Jeudi et Vendredi saints afin de s’imprégner d’une atmosphère propice à la méditation juste avant la fête de Pâques. Elles sont aujourd’hui considérées par les musicologues comme l’un des sommets de l’art vocal de XVIIe siècle.


Le Vendredi saint, compatir à la douleur de la Vierge avec le Stabat Mater de Pergolèse


Le Stabat Mater de Pergolèse, créé en 1736, est l’une des œuvres emblématiques du baroque français. Destiné à être écouté le Vendredi saint, l’œuvre exprime la compassion devant la souffrance de la Vierge. Les castrats italiens de la chapelle royale de Versailles ayant rapporté la partition d’Italie, en furent les propagateurs à la cour du roi de France. Découvrant le Stabat de Pergolèse, Paris s’enflamme et y voit l’œuvre d’un jeune génie napolitain, hélas disparu à 26 ans…


Le Vendredi saint, se remémorer Les sept dernières paroles du Christ avec Joseph Haydn


Moins connu du grand public que La Création ou Les Saisons, Les sept dernières paroles du Christ en croix est sans nul doute l’oratorio le plus personnel de Joseph Haydn. Composée initialement dans une version purement instrumentale, l’œuvre fut commandée par l’église Santa Cueva de Cadix (Espagne) en 1786. Dès l’année suivante, Haydn en réalisa une version pour quatuor à cordes puis ajouta des paroles. C’est sous cette forme ultime qu’elle se répandit en Europe. La forme de cet oratorio est unique dans l’histoire de la musique : sept méditations musicales sur chacune des dernières paroles du Christ précédées d’une ouverture majestueuse et suivies d’un très impressionnant final qui illustre le tremblement de terre à la mort du Christ.


Revivre la Passion du Christ avec Jean-Sébastien Bach


La Passion selon saint Jean

C’est au début du XVIIIe siècle que se généralisa en Allemagne l’habitude de donner chaque Vendredi saint une grande œuvre chorale fondée sur la Passion du Christ. Si l’on sait que Bach composa cinq Passions, seules deux d’entre elles nous sont parvenues dans leur intégralité : la Passion selon saint Mathieu et la Passion selon saint Jean. Cette dernière fut composée en 1723-24. Cette page majestueuse, qui frappe par la beauté des airs confiés aux solistes et par l’intensité de ses parties chorales, est considérée comme l’un des sommets du corpus du compositeur.

La Passion selon saint Matthieu

Au cours des quelques années qui séparent la Passion selon saint Jean (1723-24) de celle selon saint Matthieu (1727), Bach n’a cessé d’enrichir son expérience musicale et d’apporter à sa seconde grande Passion, nombre d’innovations. Il a ainsi porté au maximum l’ampleur sonore de l’œuvre, notamment au niveau des chœurs et a renforcé la variété du récitatif.

https://www.youtube.com/watch?v=tdNWo9-4EQ4