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Resurrexit ou l’évangélisation dans la gare

© Jacques Garnier de La Rivière
Évangélisation gare Montparnasse (Paris).
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Ils témoignent de leur foi en chantant. Depuis un peu plus d’un an, un groupe d’une cinquantaine de jeunes évangélise par le chant dans la gare Montparnasse (Paris).

Si vous entendez résonner « Voici celui qui vient au nom du Seigneur. Acclamons notre Roi, Hosanna » un vendredi soir dans un hall de la gare Montparnasse, pas d’affolement. C’est Resurrexit qui fait des siennes. Ce groupe d’évangélisation par le chant sévit depuis janvier 2018, dans la lignée de groupes comme Gaudete. « Cela a commencé dans la rue avec quelques amis », explique Alexis C., 20 ans, étudiant en école de commerce. Il fait partie des fondateurs et a d’ailleurs lui-même chanté avec Abba (pas les Suédois hippies mais la chorale catholique). « Nous étions dix ou onze, il pleuvait, personne ne s’arrêtait ». Une expérience humide qui n’a pas empêché ces aficionados du chant à plusieurs voix de recommencer. La deuxième fois… il neigeait : le petit groupe s’est donc replié à l’intérieur de la gare Montparnasse. Un lieu qui est finalement devenu leur Q.G. Le personnel de la gare, les voyageurs et même les forces de l’ordre se sont en effet montré plutôt encourageants. « Comme c’était assez joyeux, on s’est dit qu’il n’y avait pas de problème. Globalement, les gens sont contents. La gare est vraiment un lieu parfait pour plusieurs raisons. D’abord, c’est un endroit où l’on rencontre différents types de personnes. Ensuite, les voyageurs attendent leur train donc ils ont du temps et ils peuvent écouter, contrairement à un centre commercial où ils sont pressés », note le jeune homme.

Concrètement, le groupe se retrouve une fois tous les mois et demi. Il a considérablement grossi depuis ses premiers balbutiements. « Nous nous sommes dit que nous allions inviter nos amis et utiliser Facebook pour créer des événements. L’idée, c’était d’utiliser des codes actuels pour ramener du monde ». Une initiative qui a pris corps au-delà de ce qu’ils imaginaient au départ. Aujourd’hui, Resurrexit compte une quarantaine de chanteurs plus une dizaine de jeunes qui restent disponibles pour échanger avec les badauds.

Une chorale ouverte aux quatre vents

« Notre but est d’évangéliser par le chant. Nous témoignons en chantant puis nous allons vers les gens en écoutant d’abord ce qu’ils ont à nous dire. C’est une façon de mettre en pratique cette parole du pape François qui dit que “l’écoute est le premier instrument d’évangélisation”. Nous rencontrons des gens qui aiment la musique et qui trouvent notre démarche intéressante », poursuit l’étudiant.

La particularité de Resurrexit, c’est qu’il s’agit d’une chorale ouverte aux quatre vents. Pas de répétitions hebdomadaires ni de mooc obligatoire sur le chant polyphonique. La plupart des chanteurs sont cependant formés au chant et proviennent de différents chœurs. Pour le jeune fondateur, ce sont d’ailleurs eux les premiers à être évangélisés. « Cette démarche demande un peu de courage et de sortir de notre confort. Elle nous fortifie dans notre foi. De plus, le fait de vivre ce que l’on chante est important ». Dans le répertoire, beaucoup de compositions de l’Emmanuel mais aussi de frère Jean-Baptiste du Jonchay, ou encore des « madison missionnaires » (des chants sur un rythme de madison). « Il y a vraiment un renouveau du chant qui s’adapte assez bien à cela », explique-t-il. Les chanteurs essaient toujours de s’accompagner avec une percussion type cajón et éventuellement une flûte traversière, une trompette, un violon… Sans oublier de donner du sens à leur démarche. « Nous avons toujours un temps d’adoration avant à l’église Notre-Dame-des-Champs (VIe) avec une bénédiction du prêtre. Nous avons besoin d’être envoyés car nous ne sommes rien dans tout ça. Nous avons beaucoup à apprendre au niveau du témoignage, c’est nécessaire de remettre notre démarche en question », précise Alexis. Peut-être se formeront-ils à l’évangélisation auprès de groupes comme Misericordia ou les Missionnaires de la miséricorde divine. Pour être toujours plus au service.

Lire aussi : Routes chantantes : en avant pour la mission

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