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Dormir, est-ce vraiment du temps perdu ?

SLEEPING; BENEFITS
©Shutterstock
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Très présente sur les réseaux sociaux, Marlène Schiappa, sécrétaire d'État à l'Égalité, a provoqué de vives réactions en France et à l'étranger à propos... du sommeil. Interrogée ce week-end par le JDD sur le déroulement de ses journées, elle a confié que "dormir lui apparaît comme du temps perdu".

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Marlène Schiappa ne s’arrête jamais. Elle fonctionne à plein régime, même le dimanche. « J’admire les gens qui sont ­capables de s’asseoir trois heures en forêt, confesse-t-elle dans une longue interview accordée au JDD.  Moi, j’en suis incapable. Rien que dormir m’apparaît comme du temps perdu. J’ai toujours une foule de projets et d’événements en parallèle, des coups de fil à passer. Et je trouve très bien que ça ne s’arrête pas le dimanche. » Les confidences de Marlène Schiappa sur le sommeil et l’absence totale de sieste et de grasses matinée dans sa vie, pour « se lever tôt et travailler comme les autres », illustrent ce que les spécialistes du sommeil dénoncent comme le parfait exemple d’un fonctionnement à haut risque. Celui-ci est particulièrement pratiqué par les Français qui hypothèquent ainsi trop facilement leur capital santé en diminuant les réserves nerveuses de l’organisme.

Pourtant, il n’est pas difficile de rétorquer à Marlène Schiappa, comme à nombre de ses contemporains, que dormir n’est pas une perte du temps. Alors que le sommeil est un des meilleurs amis de l’homme, comment se fait-il qu’on le reconnaisse si peu ? La vie moderne malmène la qualité du sommeil. Surtout en France, où la consommation de somnifères et d’anxiolitiques bat tous les records. Selon un rapport daté de décembre 2014 et publié par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), 131 millions de boîtes de médicaments pour aider ceux qui ont du mal à dormir auraient été vendus en France. Environs 11,5 millions de Français en auraient consommé au moins une fois dans l’année : 7 millions pour l’anxiété et 4,2 millions pour l’insomnie. Soit entre deux et cinq fois plus que dans les pays européens voisins.

Cartésiens et fiers de l’être

Quelle est la cause de cette anomalie nationale ? On énumère le stress au travail, la peur du chômage, d’un échec familial, des attentats… Ce sont certes des motifs d’inquiétude mais, pour Maryvonne Gasse, auteur de Le sommeil, ami de l’homme, ils sont insuffisants pour expliquer ce mal-être visiblement plus profond en France qu’ailleurs. La réponse, selon elle, n’est ni physiologique ni géographique, ni même économique. Elle est culturelle. « Cartésiens et fiers de l’être, les Français s’enferment trop dans le mental en laissant de côté le corps. » Résultat ? La surexcitation du cerveau, l’excès de rationalité et l’hyper contrôle de soi sont autant de facteurs qui menacent l’équilibre au risque de mauvaises nuits.

« Le Français pense. Il aime cogiter, discuter, croiser les idées et refaire le monde. Avec un art consommé et un plaisir non dissimulé, il s’empare de tous les sujets de société, se lance dans les débats d’idées contradictoires si possible, féru de dialectique et de rhétorique (…). Mais derrière cette réalité, une autre semble se cacher. « À force de cogiter et d’arbitrer, le Français se surmène et suractive son cerveau. Pourquoi ? L’histoire remonte au XVIIème siècle avec René Descartes et son « Cogito ergo sum » (je pense donc je suis) ». Un véritable séisme culturel selon Maryvonne Gasse, qui a provoqué une confusion réduisant « le raisonnable au rationnel et l’intellectuel au cérébral ».

Voilà le mal français : le mental qui travaille à plein régime, au mépris du corps. Et le corps se venge. La nuit de préférence car le cerveau continue sur sa lancée : il reste hyperactif, ce qui prohibe la sécrétion hormonale nécessaire à l’endormissement.

Apprivoiser son corps

Alors pour en finir avec les mauvaises nuits, il faut penser à l’équilibre le plus fondamental : celui qui doit rêgner entre le physique et le mental, la nature humaine étant composée de matière et d’esprit. Il est essentiel de « l’accepter, apprendre à connaître et aimer cette nature, parfois nous réconcilier avec elle », souligne Maryvonne Gasset. Mieux vaut prendre soin de notre corps en fonction de ses besoins qui varient selon l’âge, le sexe, le caractère, les conditions physiques… pour rester en bons termes avec lui. Sinon, il risque tout simplement de se venger.

Comment réapprivoiser son propre corps ? Pas de miracle – cela passe d’abord par le sport. Pour le respecter et lui redonner la place qu’il mérite, il convient de l’entraîner, le muscler, le fortifier – l’exercer comme on exerce sa mémoire ou son intelligence. L’entretien de notre capital physique régule et stimule nos énergies. C’est une assurance de santé mais aussi de bon moral. « Le corps n’est pas une simple enveloppe de l’âme. Ce n’est pas un objet à disposition. Il fait partie de la personne, en tant que sujet. Question de bon sens trop ignorée !  »

Un esprit sain dans un corps sain

La vie sédentaire nous réduit à vivre dans des volumes clos, face aux écrans, le dos courbé, la nuque tendue, le souffle court, l’angoisse au ventre… Une torture pour notre corps… D’où l’importance de lui rendre du mouvement, de rectifier nos positions de travail, d’évacuer le stress, de se procurer de la détente. Piscine, basket, tennis, stretching, yoga… À chacun ses préférences. Rien de mieux que de pratiquer quelques mouvements tous les matins, un quart d’heure avant de commencer le marathon de la journée ! Sinon, le soir un sport d’endurance peut être très bénéfique : nage, marche, vélo. Plusieurs longueurs de piscine ou une bonne marche énergique permettent de se vider la tête, d’évacuer le stress, de lâcher prise et de s’endormir facilement, grâce aux endorphines libérées. D’ailleurs, à défaut d’une discipline précise, une marche quotidienne de 30 minutes le pied ferme avec d’amples respirations est une manière simple et pratiquable en toute circonstance de prendre soin de son corps et lui assurer un bon sommeil.

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