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Carême : les obstacles à la conversion

© Sirtravelalot - Shutterstock
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Le carême est un temps privilégié pour se convertir ou se reconvertir. Comme il est tentant pourtant… de ne pas vouloir changer, avec de bons prétextes. Ces prétextes obligeamment trouvés ou consentis, sont à la fois psychologiques et spirituels.

Le carême est le moment favorable pour se convertir et changer certaines mauvaises habitudes qui sont devenues comme une seconde nature. Cependant, combien d’obstacles se dressent devant nous dès lors que nous nous lançons dans pareille entreprise ! Les difficultés sont doubles : d’ordre psychologique et d’ordre spirituel, lié à la foi.

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Des difficultés d’ordre psychologique

Les deux premières difficultés psychologiques rencontrées sur la route de la conversion sont la paresse et le mimétisme. Elles s’étayent d’ailleurs l’une l’autre. Notre fainéantise prend prétexte que personne n’écoute plus le Christ lançant son appel : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile », pour nous persuader de ne pas changer. Nous suivons l’air du temps, et nous nous exonérons de tout effort en répétant : « Plus personne ne jeûne aujourd’hui chez les chrétiens ! »

Une autre raison d’ordre psychologique réside dans la bonne conscience que nous procure notre lucidité sur nous-mêmes. Nous ne sommes plus dans l’état d’esprit du pharisien, qui se prévalait de ses bonnes œuvres pour s’estimer en règle avec Dieu. Non, maintenant, il est de bon ton de se vanter de sa mentalité publicaine pour continuer à croupir dans ses imperfections : « Je ne vaux pas mieux que les autres ! » Ayant lancé ce cri, nous nous félicitons de notre sincérité, et de notre auto-flagellation, pensant que cette lucidité nous vaudra quitus pour continuer à vivre comme avant ! Le publicain qui sommeille en nous en vient à copier le pharisien dans son art de mettre son mode de vie en accord avec une bonne conscience qui le prémunira contre l’effort de changer !

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L’obscurcissement de l’intelligence

La troisième raison de la difficulté de notre conversion tient à l’obscurcissement de l’intelligence. La conversion est affaire de volonté. Celle-ci, pour agir, a besoin des lumières de l’intelligence. Or, si cette dernière n’est plus très au clair au sujet du bien et du mal, il lui sera difficile d’indiquer à la volonté ce qu’elle doit fuir et ce qu’elle doit rechercher.

Car le mal, cauteleux, afin de nous empêcher de suivre le Christ, ne nous incite pas à prendre explicitement parti contre le bien de nos âmes. Pour franchir la censure de notre jugement, le mal a besoin de se travestir en bien de telle sorte que notre volonté le poursuive avec la meilleure conscience possible. C’est ici que la complicité de l’intelligence lui est nécessaire. Si cette dernière nous désigne nos mauvais penchants comme des inclinaisons légitimes à cultiver, nous pourrons leur laisser libre cours en toute quiétude, sans que notre conscience nous tourmente. Notre conversion s’en trouvera-t-elle retardée d’autant.

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Rester greffé sur le Christ

Les difficultés liées au manque de foi dans l’effort de conversion ne sont pas moins importantes que les précédentes. Sur ce plan, le premier obstacle à surmonter est l’oubli de la grâce de Dieu qui seule nous rendra capables de croire à l’Évangile et d’agir en conséquence. Il est vain de vouloir changer de vie par nos propres forces. La conversion est autant affaire d’humilité et d’intelligence que de volonté. La volonté dit : « Je me décide. » L’intelligence déclare : « Seule la puissance de Dieu est capable d’enlever la rouille de mes habitudes. » L’humilité confesse : « Conséquemment, je demande Son aide ! »

Se convertir pour faire la volonté de Dieu est plus facile à un chrétien parce que, greffé sur le Christ qui a parfaitement obéi à son Père, son disciple reçoit de lui cette vertu d’obéissance aimante. Car le Christ représente davantage qu’un modèle : étant la Résurrection et la Vie, il devient la vie de notre vie si nous demeurons en lui, et lui en nous (Jn, 6, 56), par l’Eucharistie notamment. Jésus a obéi pour nous, à la fois en notre faveur, mais aussi afin de nous donner sa vertu d’obéissance, de sorte à ce que nous ne fassions plus la volonté de Dieu à reculons, mais avec amour et zèle, comme il l’accomplit lui-même durant son existence terrestre. Notre conversion sera ainsi grandement facilitée de notre résolution de rester unis au Christ.

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Dans la communion des saints

Autre obstacle à notre conversion : notre manque de discernement quant à la portée de nos actes. Notre conversion ne regarde pas seulement notre petite existence. Elle intéresse aussi l’Église tout entière, et à travers elle, le monde dans son ensemble. Nous sommes trop marqués par une mentalité individualiste. Notre mal-croyance nous empêche de voir qu’un acte, bon ou mauvais, peut avoir des répercussions sur le monde. « Une grande pensée élève le monde » disait saint Jean de la Croix.

Se convertir, c’est faire grandir l’Église. Encore faut-il avoir foi dans le mystère de la communion des saints, et ne pas être occupé uniquement de soi-même ! Quand le Christ déclare, en référence aux personnes tuées par la chute de la tour de Siloé : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » (Jn, 6, 56), il ne veut pas dire que Dieu va nous punir, il nous avertit que si nous ne changeons pas, l’ensemble du Corps du Christ s’en ressentira. Nos actes ont des incidences qui vont bien au-delà du petit périmètre de nos existences individuelles. Se convertir n’est pas uniquement une question de morale individuelle, mais surtout un engagement pour l’amour. Si les obstacles sont nombreux, la cause de l’amour nous motivera pour les affronter avec davantage de détermination.

La conversion de saint Paul en images :
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