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Indignation après la revendication d’un infanticide

© LUDOVIC MARIN / AFP
Le ministre de la Santé, Agnès Buzyn
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L’interview d’une mère qui avoue sans exprimer de regrets avoir tué son jeune fils lourdement handicapé a indigné ces derniers jours une partie de l’opinion et du personnel politique.

Le média en ligne Konbini, très présent sur les réseaux sociaux, concentre tout ce qu’on peut imaginer de superficialité, de médiocrité, de facilité… Servi par un grand professionnalisme, il cible les moins de 30 ans. Et rejoint sa cible avec efficacité.

Si je vous parle de ce site d’« infodivertissement », c’est parce qu’il a créé l’événement le 4 mars dernier, en donnant la parole, par le biais d’une vidéo largement visionnée, à Anne Ratier, qui revendique d’avoir provoqué la mort de son fils handicapé il y a trente-deux ans. Le handicap du petit garçon était très lourd, consécutif à une anoxie néonatale. Il a été tué par sa mère, à l’âge de 3 ans, au moyen d’un surdosage massif de neuroleptiques, un empoisonnement. La mère se félicite publiquement de ce geste, en parlant de dignité, demandant une attitude similaire pour elle-même si elle venait à subir un lourd handicap.

« Toute vie vaut la peine d’être vécue »

En première approche, on pourrait être tenté d’exprimer de la compréhension, d’hésiter à porter un jugement négatif. L’Union nationale des associations de parents inadaptés a réagi en parlant d’« interview biaisée par des sous-entendus ». L’Unapei encourage Hugo Clément, le journaliste qui interviewe Anne Ratier, à s’informer sur le polyhandicap : « Les personnes polyhandicapées sont des êtres humains à part entière et leur existence ne se résume pas à une somme de déficits. » Pour l’Unapei, « fondamentalement, toute vie vaut la peine d’être vécue, et personne n’a le droit de prendre ou reprendre la vie d’un autre ».

Le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur France Info, a condamné le geste en déclarant que « rien ne justifie qu’on puisse donner la mort à un enfant » — même si on regrette au passage l’emploi de l’expression « donner la mort », qui est plutôt d’une grande complaisance. Le ministre poursuit : l’accompagnement des familles est encore insuffisant, il faut soulager ces familles.

Le lobby de l’euthanasie se mobilise

Mais Anne Ratier publie un livre… dont il faut bien assurer la promotion. Le lobby de l’euthanasie s’est mobilisé pendant le « grand débat national » pour mettre ses idées en avant et sa vision effarante de la dignité humaine. Sa méthode ? L’agitation sur la fin de vie pour faire légaliser l’euthanasie. Rappelons avec conviction la dignité de toute personne, quelle que soit son éventuelle situation de fragilité ou de handicap.

Tribune publiée en partenariat avec RCF Nord-de-France.

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