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Et si vous faisiez faire votre déménagement par une personne en situation précaire ?

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Ozanam services permet à des personnes éloignées du monde du travail de se réinsérer dans la vie professionnelle.

Un déménagement, c’est une question assez pragmatique. Pourquoi ne pas en faire également un geste solidaire en utilisant Ozanam services ? Depuis 1988, cette « association intermédiaire » permet à des personnes éloignées de l’emploi de raccrocher avec le monde du travail. « Il peut s’agir de personnes émigrées, au chômage, de gens pas ou très peu qualifiés, de femmes seules », explique à Aleteia Olivier Lagualli, directeur de l’association. L’organisation accompagne ces personnes tant sur le plan professionnel que social. « Notre but est de former des gens qui vont pouvoir retrouver la dignité de l’emploi », poursuit-il. Pour leur remettre le pied à l’étrier, l’association les forme et les met ponctuellement à disposition de particuliers et d’organismes partenaires tels que l’Institut de France, Notre-Dame de Paris ou encore la clinique Rist (Paris XVIe).

Les services proposés sont variés : manutention, travaux de peinture, de serrurerie, d’électricité déménagements de bureaux ou d’apparemment, ménage… « Ce peut aussi bien être une petite grand-mère du XVe qui a besoin que quelqu’un lui fasse deux heures de ménage dans la semaine, que l’Académie des sciences morales et politiques qui fait repeindre le bureau du secrétaire perpétuel ». À chaque fois, un contrat est signé et le travail est accompagné par un encadrant technique qui assure un véritable rôle pédagogique.

Objectif : un emploi pérenne

Si ce service est laïc, il porte le nom de Frédéric Ozanam, fondateur de la société Saint-Vincent-de-Paul qui a combattu la misère dans la France du XIXe siècle. En 2018, sur environ 150 personnes accompagnées, une cinquantaine ont pu trouver un travail pérenne (CDI ou CDD renouvelable). D’autres ne sont encore parvenues jusque-là mais ont appris à se présenter lors d’un entretien d’embauche ou se sont formées. « Le but n’est pas de garder ces personnes avec nous, précise le directeur, mais de les aider à muscler le CV pour ensuite leur proposer des emplois pérennes. Nous sommes très heureux quand un organisme avec lequel nous travaillons choisit de garder une personne à demeure ».