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Un film sur Popieluszko, l’aumônier de Solidarnosc, bientôt disponible en français

© SAJE Distribution
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Un film polonais va prochainement être diffusé en français afin de faire découvrir la vie de Jerzy Popieluszko, prêtre et martyr polonais. Assassiné en 1984, il n’a eu de cesse de lutter contre le totalitarisme.

Des années après que sa voix se soit éteinte, son témoignage demeure d’une incroyable puissance. Assassiné en 1984 à 37 ans, le prêtre polonais Jerzy Popieluszko, qui a été l’aumônier du syndicat Solidarnosc de Lech Walesa, est l’un des bienheureux les plus aimés de Pologne. Chaque mois, ses messes pour la patrie étaient diffusées à la radio libre, alors que le mouvement Solidarnosc prenait de l’ampleur. Espérance, ardeur, encouragement au pacifisme et foi étaient ainsi insufflés au peuple polonais, et jusqu’au Vatican, où le pontife polonais résidait alors. Il voulut résister aux menaces de ses contradicteurs, des policiers aux politiciens anticléricaux, ne pas fuir et rester là où son sacerdoce l’avait appelé très jeune dans une paroisse de Varsovie. Il en est mort, torturé et abattu lâchement. Mais son témoignage représente toujours le symbole de la liberté face au totalitarisme ; de l’amour face à la violence.

© SAJE Distribution
Adam Woronowicz dans le rôle de Jerzy Popieluszko

Un film hommage

Sorti en février 2009, le film Jerzy Popieluszko : la liberté est en nous de Rafal Wieczynski a reçu l’Aigle d’or de la scénographie, le prix de cinéma russe. Des têtes d’affiche polonaises font partie du casting, avec Adam Woronowicz pour le rôle titre. Le témoignage du résistant au totalitarisme Jerzy Popieluszko, assassiné le 19 octobre 1984, demeure un phare pour tout chrétien ou homme libre. C’est le héros du film, mais aussi un modèle pour nombre de Polonais, puisque saint Jean Paul II lui-même écoutait ses homélies charismatiques. Et il le soutenait dans sa mission.

Le réalisateur qui, à 16 ans, avait séché l’école pour se rendre à ses funérailles à Varsovie [en 1984], se souvient en 2004 « d’avoir beaucoup pensé au père Jerzy » sur le chemin du retour. « Je me demandais si je serais capable de sacrifier ma vie pour la Vérité comme lui », se remémore-t-il vingt ans plus tard au moment où il ressent le besoin de raconter son histoire. « Il m’est apparu comme un grand héros, presque un être d’un autre monde. Aujourd’hui, je vois dans le père Jerzy un homme comme nous qui, mis à l’épreuve, a fait ses choix avec beaucoup d’effort. Un homme sans prétention et qui était un témoin vivant du courage qu’il a prêché », expliquait alors le réalisateur de Jerzy Popieluszko : la liberté est en nous.

Jerzy Popieluszko n’est pas étranger à la France. Il y a réalisé son premier miracle le 14 septembre 2013 en guérissant un homme souffrant d’un cancer. Cela s’est passé dans le diocèse de Créteil, spécialement consacré à Popieluszko par Mgr Santier. Ce jour-là, le père Bernard Brien, qui revenait justement de Pologne et dont c’était l’anniversaire ainsi que celui du martyr polonais, intercède alors pour la guérison du malade… et l’obtient. Élevé au rang de bienheureux le 6 juin 2010 dans l’Église catholique, il est possible de le prier et de demander son intercession. La reconnaissance du miracle, portée par Mgr Santier, est toujours en cours d’examen et pourrait ouvrir un procès en canonisation.

Le film bientôt en France, au bon moment

Saje, société de distribution cinématographique, s’occupe actuellement de produire la version française du film polonais. « En Pologne, le bienheureux Popieluszko est une icône », rappelle la direction de Saje. C’est grâce à cela que le film a pu être tourné « dans les conditions d’une grosse production » et donc d’avoir un film de qualité qui a très peu vieilli. Dix ans après sa réalisation, « le film peut trouver son public, notamment parce qu’il fait écho à l’actualité », souligne encore la société de distribution. « Nous sentons qu’il est de plus en plus difficile d’être publiquement catholique aujourd’hui. On parle même de « délit d’être catholique » à propos de certaines personnalités qui osent s’assumer comme tel publiquement. »

L’actualité du film résonne également par son aspect éminemment social et fait écho, « de par l’histoire de l’avènement de Solidarnosc qu’il montre très bien, aux mouvements sociaux qui naissent en ce moment en France », souligne encore Saje. « Le père Popieluszko était un prêtre au milieu des ouvriers polonais : nous sommes sans doute dans la meilleure période pour sortir ce film dans notre pays ; et qui sait, peut-être que cette œuvre touchera au-delà du public chrétien ?”

Le film ne sortira pas en salles, à moins que certaines en fassent la demande. En revanche, l’équipe de Saje propose aux paroisses de projeter ce film en « Ciné Culte », un format de projection  publique qu’ils ont mis en place. « Il s’agit pour nous de leur offrir une diffusion en exclusivité du film pendant trois mois à partir de début avril, et de proposer à leurs paroissiens une séance de cinéma au sein même de leurs locaux. » Si le scénario du film paraît parfois un peu décousu et soumis aux exigences de l’épiscopat polonais, à cause de différents tableaux aux accents hagiographiques qui s’enchaînent, l’espérance, le courage et la foi y sont magnifiquement portés et interprétés. La version DVD et VOD sera disponible à partir de juillet pour tous.

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