Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Au Pakistan, on recense 224 « Asia Bibi » en 30 ans

©Arif Ali | AFP
Des membres de l'Alliance démocrate-chrétienne pakistanaise défilent lors d'une manifestation à Lahore le 25 décembre 2010 pour soutenir Asia Bibi.
Partager

Pendant près de dix ans, le cas Asia Bibi a mobilisé la communauté internationale. Alors que la mère de famille a finalement été libérée fin 2018, l'AED publie des chiffres qui démontrent que son cas est loin d'être isolé et que de nombreux autres chrétiens, accusés de blasphème, sont emprisonnés au Pakistan.

Le cas d’Asia Bibi, la Pakistanaise condamnée à mort pour blasphème puis acquittée par la Cour suprême le 31 octobre 2018, a permis à la communauté internationale de prendre davantage conscience de la réalité de la persécution vis-à-vis des chrétiens au Pakistan. Si la mère de famille a finalement été libérée, son cas est loin d’être isolé et de nombreux autres chrétiens sont encore emprisonnés dans le pays.

224 chrétiens emprisonnés depuis 1986

En visite au Pakistan, l’AED (Aide à l’Église en Détresse) a rencontré Cecil Shane Chaudhry, directeur exécutif de la Commission nationale Justice et Paix sur place. D’après lui, ce sont 224 chrétiens qui ont été victimes de la loi contre le « blasphème » depuis son adoption en 1986. Aujourd’hui, ils seraient 25 à séjourner encore en prison. Si plusieurs ont été condamnés à mort, aucun n’a été exécuté pour le moment. En revanche, entre 1990 et 2017, ils sont pas moins de 23 à avoir été lynchés par des foules en colère pour « blasphème ».

Depuis 1986, la législation du pays punit le blasphème de la peine de mort. Dans ce pays où les musulmans représentent 95% de la population, Cecil Chaudhry souligne que pour les fondamentalistes, cette loi « constitue une arme puissante pour exercer le pouvoir au préjudice des minorités et elle est souvent utilisée à des fins de vengeance personnelle ». Il ajoute que « lorsque c’est un chrétien qui est accusé, les conséquences concernent l’ensemble de la communauté ». Une affirmation corroborée par Mgr Joseph Arshad, président de la Conférence épiscopale du Pakistan, qui déclarait dans un entretien avec Aleteia que « cette loi est souvent utilisée par intérêt personnel, pour accuser faussement d’autres personnes », tout en insistant sur l’importance du dialogue interreligieux comme moyen de « freiner l’extrémisme ».

 

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]