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Overdoses, hospitalisations… Inquiétude autour du mauvais usage de certains antidouleurs

Jesse Moore

La rédaction d'Aleteia - Publié le 26/02/19

Quatre personnes meurent chaque semaine des suites d’une mauvaise utilisation des médicaments antidouleur opioïdes, révèle un récent rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Les chiffres sont alarmants. Le nombre de décès liés à la consommation d’opioïdes a augmenté de 1,3 à 3,2 décès pour un million d’habitants, entre 2000 et 2015, avec au moins 4 décès par semaine, révèle une récente étude de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). En parallèle, le nombre d’hospitalisations liées à la consommation d’antalgiques opioïdes obtenus sur prescription médicale a augmenté de 15 à 40 hospitalisations pour un million d’habitants entre 2000 et 2017. « Les opioïdes ont un intérêt majeur et incontestable dans la prise en charge de la douleur », rappelle l’ANSM. « Cependant, l’augmentation de la consommation des antalgiques opioïdes peut s’accompagner de complications graves ».


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Mais quels sont les antalgiques opioïdes ? En France, il existe trois catégories d’antidouleurs. Les antalgiques de « pallier 1 » (paracétamol, aspirine, ibuprofène), dits antalgiques périphériques, sont accessibles sans ordonnances et sont utilisés en cas de douleur jugée faible ou modérée par un médecin. Les antalgiques de « pallier 2 » sont des opioïdes faibles (codéine, tramadol, poudre d’opium) et ne sont disponibles que sur ordonnance, à l’exception de certaines associations de la codéine. Ce type de substance agit au niveau du cerveau sur des récepteurs spécifiques responsables de l’abolissement de la douleur. Enfin, les antalgiques de « pallier 3 » (morphine, fentanyl, oxycodone) sont des opioïdes « forts » réservés à des douleurs intenses ou rebelles.

Un risque de dépendance, d’abus, de mésusage, de surdosage et de dépression respiratoire

L’ANSM souhaite rappeler qu’un antalgique opioïde, qu’il soit faible ou fort, expose à un risque de dépendance, d’abus, de mésusage, de surdosage et de dépression respiratoire pouvant conduire au décès. Par conséquent, l’agence rappelle qu’« une prescription d’antalgique opioïde doit systématiquement s’accompagner d’une information au patient sur le traitement et sur son arrêt, et d’une surveillance de ces risques même lorsqu’il est initialement prescrit dans le respect des conditions de l’autorisation de mise sur le marché ».

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