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Pourquoi dit-on « un cordon bleu » ?

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© De Jack Frog - Shutterstock
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Notre culture et notre langue française sont fortement influencées par nos racines chrétiennes. Découvrez ces expressions que nous utilisons souvent sans soupçonner qu’elles puisent leur origine dans la tradition religieuse. Aujourd’hui : « un cordon bleu »

Un cordon bleu désigne une personne qui cuisine très bien. C’est d’ailleurs le nom d’une école de cuisine internationale fondée à Paris il y a plus d’un siècle et qui forme des professionnels reconnus dans le monde entier. Et pourtant, l’origine de cette expression n’a rien à voir avec la cuisine ou les bons petits plats ! Il faut remonter au XVIe siècle, en pleine période de guerres de religion, pour en trouver l’explication.

Alors que le royaume de France est ravagé par les conflits qui opposent catholiques et protestants, le roi Henri III fonde, fin 1578, l’ordre et milice du benoît Saint-Esprit. Cet ordre de chevalerie est destiné à rallier la noblesse autour du roi et à fortifier la foi et la religion catholique. Henri III a choisi le nom de Saint-Esprit en référence à la Pentecôte : c’est en effet un jour de Pentecôte qu’il a été élu roi de Pologne (la couronne de Pologne est élective) en 1573 puis le jour de la même fête qu’il est devenu roi de France en 1574 après la mort de son frère Charles IX.

Organisation prestigieuse, l’ordre du Saint-Esprit rassemble cent membres catholiques issus de la noblesse et nommés par le roi. Différents insignes honorifiques sont remis aux chevaliers quand ils sont décorés, dont une croix qui ressemble à une croix de Malte, suspendue à… un cordon bleu ! C’est en fait un « ruban de soye de couleur bleue céleste » comme le précisent les statuts de l’ordre qui constitue la première institution de ce type dont la couleur du ruban est ainsi définie. Ce bleu sera repris par d’autres ordres dans plusieurs pays comme le Danemark, la Suède, la Russie ou l’Espagne.

Symbole d’excellence et de prestige

L’ordre du Saint-Esprit va connaître deux siècles et demi d’existence avant de disparaître en 1830. Le fameux cordon bleu est remplacé par la Légion d’honneur, instaurée par Napoléon Bonaparte pour récompenser le mérite personnel plutôt que le privilège de la naissance. Il reste néanmoins symbole d’excellence; de prestige et distinction suprême pour une personne dans son domaine.

Mais alors quel rapport alors avec la cuisine ? C’est également à l’ordre du Saint-Esprit qui serait à l‘origine de la référence culinaire car ses membres avaient pour habitude de se réunir pour de fastueux « festins de cordons bleus ». Et c’est probablement de cette anecdote que s’est inspirée la journaliste française Marthe Distel lorsqu’elle lance en 1895 la première revue hebdomadaire de cuisine : La Cuisine Cordon-Bleu.
Devant le succès rencontré, elle organise dès la deuxième année de parution des cours de cuisine pour ses lecteurs avec des chefs renommés, avant de fonder à Paris l’école d’arts culinaires Cordon-Bleu qui va devenir une véritable institution associée à l’excellence culinaire. Et c’est ainsi que l’expression est passée de nobles chevaliers du XVIe siècle aux amoureux de la cuisine quelques siècles plus tard.

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