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« Le Chant du loup », un film épique sur la Grande muette

© Julien Panié
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"Le Chant du loup", premier long-métrage du diplomate Antonin Baudry, a de quoi couper le souffle. En immersion dans l’univers des sous-marins, ce film d’action français est tout simplement splendide. De quoi avoir à nouveau foi en l’avenir du cinéma français qui, ici, n’a rien à envier à James Bond ni aux héros américains.

Cette première réalisation d’Antonin Baudry constitue une véritable prouesse de la part de celui qui n’avait, jusqu’ici, que participé au scénario de la bande-dessinée Quai d’Orsay. Durant deux heures, le spectateur est suspendu au pouls tantôt lent tantôt rapide, selon les nuances du personnage principal de ce long-métrage auditif : le son. Magnifiquement travaillé, il est personnifié par Chanteraide (François Civil), l’oreille d’or des sous-mariniers français chargée de détecter les dangers grâce à sa perception auditive.

Un sous-marin nucléaire d’attaque des Forces sous-marines françaises en mission sur les côtes syriennes doit récupérer un commando. Dans l’univers de l’armée, soumise aux risques de la guerre nucléaire et pendue à la responsabilité de la vie de milliers d’êtres humains, le droit à l’erreur est nul. Chanteraide en fera les frais. Alors qu’une frégate iranienne se met à leur chasse, l’opérateur sonar repère un son douteux sans parvenir à l’identifier. Aux ordres d’un amiral intransigeant (Mathieu Kassovitz) et de deux commandants fraîchement montés en grade, Omar Sy et Reda Kateb, il doit surmonter ses doutes pour exercer sa mission jusqu’au bout, obéir, mais surtout suivre son intuition pour révéler la vérité.

Sacrifice et fraternité

« Il y a trois sortes d’hommes, les vivants, les morts et les hommes de la mer », ainsi commence le film, par une citation d’Aristote. Nous la comprendrons bientôt à mesure que l’histoire progresse et nous captive. Si le réalisateur fait ainsi appel au théoricien de La Poétique, c’est sans doute parce qu’il estime que « Le Chant du loup est une tragédie grecque dans un sous-marin nucléaire« . Mais dans le scénario de ce normalien et diplomate, tiré au cordeau pour un effet de tension maximale, deux maîtres mots dominent surtout : sacrifice et fraternité.

© Julien Panié

Antonin Baudry a souhaité mettre les hommes au centre de son histoire, « ce qui m’intéressait, c’était l’esprit sacrificiel de ces garçons prêts à mourir les uns pour les autres », témoigne-t-il. Cet esprit de sacrifice est en effet bien singulier dans l’atmosphère d’un sous-marin où, enfermés et dépendants les uns des autres, vivant sous l’eau, le code d’honneur militaire et l’humain doivent primer chez les sous-mariniers. Du rapport de commandement à celui de subalterne, le réalisateur met en exergue les sentiments d’hommes engagés, à travers leur solidarité, leur courage, le rapport de confiance et l’exigence de la responsabilité. Les acteurs et leurs dialogues, évitant le grandiloquent, sont tous au service de cette qualité du film : la dimension humaine. Pourtant, c’est bien d’un film d’action dont il s’agit, au suspens impeccable, qui évite la facilité. Des images formidables nous immergent au cœur de ce monde entre terre et mer, entre mer et bas-fond, entre missiles et chefs d’État. Le réalisme est exemplaire, d’autant que le réalisateur a eu la permission de tourner dans de vrais sous-marins. Une autre réussite de ce film est de permettre au spectateur de ressortir édifié par ces exemples d’hommes sans jamais avoir été piégé par l’émotivité. Mais c’est bien avec émotion qu’on en sort, de celle qui élève.

« Le Chant du loup », d’Antonin Baudry, avec François Civil, Reda Kateb, Mathieu Kassovitz et Omar Sy, en salle le 20 février.

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