Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Chaque jour, du beau, du bon et du vrai avec la newsletter d'Aleteia!
Je m'abonne gratuitement!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Comment la gratitude permet de réduire son addiction au smartphone

WOMAN,PHONE,
Partager

Le lien entre gratitude et dépendance au téléphone n’est pas franchement évident à première vue. Et pourtant, pratiquer la gratitude au quotidien se révèle être un moyen efficace pour lutter contre les petits « shoots de plaisir » que provoquent appli, notifications et messageries en tout genre. Explications de Juliette Lachenal, psychologue.

Pensée et voulue par les entreprises du Net, la dépendance au smartphone est, selon Juliette Lachenal, le mal du siècle. Psychologue et psychothérapeute, fondatrice de PepPsy, un programme de coachings vidéos, elle fait le constat de l’impact du smartphone sur sa manière d’être au monde. Elle met en garde contre « une dépendance qui empêche d’être efficace au travail, qui empêche d’être présent à ce qu’on fait, qui empêche d’approfondir des relations humaines, qui empêche une vie intérieure. » Selon elle, cette dépendance devient addiction lorsqu’elle a des conséquences sur sa vie personnelle, familiale, professionnelle : impatience, irritabilité, tristesse, exclusion… C’est pourquoi elle invite à se déconnecter de son smartphone, à l’aide d’une pratique saine, naturelle et positive : la gratitude.

La gratitude, une clé pour lutter contre la dépendance au smartphone

Comment devient-on accroc à son smartphone ? Il existe une réponse d’ordre biochimique : la dopamine, appelée aussi hormone du plaisir, provoquée par l’arrivée de messages, de notifications ou autres, excite le cerveau et engendre un état d’excitation de courte durée plutôt agréable. D’où, parfois, la vérification systématique et impulsive de l’écran de son téléphone. Le problème, c’est que cet excès de dose de plaisir augmente sur le long terme l’état de stress et donc le mal-être.

Selon Juliette Lachenal, pour diminuer cet état de stress, il faut d’abord augmenter le bien-être, pour pouvoir ensuite agir sur la source de dépendance qui crée ce stress. « Et c’est là que la gratitude intervient. Car avant d’envisager de limiter l’usage de son téléphone, il est nécessaire de se remplir de bonnes choses. Et apprendre à reconnaître, à goûter ce qui est bon dans la vie, apprendre à remercier, cela contribue à augmenter son bien-être. » D’une part, la gratitude augmente la capacité à trouver sa joie dans le présent, ce qui contribue à réduire l’envie de prendre son téléphone, et d’autre part, comme elle provoque la sécrétion de sérotonine, l’hormone du bien-être et du bonheur, le besoin de ces « shoots de plaisirs » est diminué. La frustration est mieux supportée et le besoin de se réfugier dans son smartphone diminue. Chimiquement parlant, quand notre cerveau sécrète plus de sérotonine, on a moins besoin de dopamine, donc moins besoin de son smartphone !

La « bataille » entre neurotransmetteurs ne s’arrête pas là. Il est plus facile de « gagner » en pratiquant la gratitude, car les effets engendrés par la sérotonine sont plus durables que ceux engendrés par la dopamine. Les bienfaits de la gratitude perdurent alors que les plaisirs immédiatement assouvis apportent au contraire leur dose de stress. Voilà pourquoi la gratitude est une arme efficace !

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]